18/10/2011

BONJOUR LES AMIS....PAS FAMEUX CE MATIN..

ACTIONS

Les Bourses européennes devraient commencer la séance dans le rouge. L'humeur des investisseurs s'est en effet à nouveau détériorée, car les déclarations des dirigeants allemands ont affaibli l'espoir d'une résolution rapide de la crise de la dette souveraine de la zone euro.

Selon Cantor Index, le FTSE devrait céder 47 points à l'ouverture mardi, à 5.390 points, tandis que le DAX devrait abandonner 65 points, à 5.794 points. Le CAC est attendu en repli de 29 points, à 3.137 points.

Le porte-parole du gouvernement allemand, Stefan Seibert, a averti que le rêve que tout soit réglé et résolu avant lundi prochain ne pouvait se réaliser. Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaeuble a expliqué que les décisions feraient partie d'importantes mesures prises sur le long terme, et que ce long terme durera probablement jusqu'en 2012.

La chancelière allemande Angela Merkel a elle aussi déclaré que le rêve de résoudre tous les problèmes lors du Conseil européen de dimanche était irréalisable.

Les contrats à terme sur les valeurs américaines sont en hausse mardi. Les principaux indices d'actions de Wall Street ont enregistré lundi leur plus forte baisse en deux semaines, plombés par un regain d'inquiétudes concernant la crise de la zone euro, qui ont éclipsé les nombreuses publications de résultats d'entreprises.

International Business Machines Corp. (IBM) a annoncé une hausse de 7% de son bénéfice net au troisième trimestre, grâce notamment à une croissance à deux chiffres des revenus de son segment analyse des systèmes de gestion. Le géant technologique a par ailleurs de nouveau relevé ses prévisions de résultats pour l'ensemble de l'exercice 2011. L'action a cependant perdu 3,2% après Bourse, car le chiffre d'affaires d'IBM a déçu les analystes.

Les marchés d'actions asiatiques se sont repliés mardi. Les valeurs sensibles à la croissance économique ont perdu du terrain, notamment les exportateurs à Tokyo et à Séoul, car les espoirs d'avancées imminentes et décisives vers une résolution de la crise de la zone euro se sont affaiblis.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient ouvrir en hausse mardi, alors que les marchés se sont écartés de leurs points bas lundi en fin de séance, l'espoir d'une résolution rapide de la crise de la dette de la zone euro s'étant évanoui après les propos tenus par les dirigeants politiques allemands.

Côté statistiques, l"attention des opérateurs se portera mardi sur l'indicateur économique avancé ZEW en Allemagne et l'indice des prix à la consommation au Royaume-Uni.

Les emprunts du Trésor américain s'inscrivent en repli mardi, après le dur rappel à la réalité émis par les autorités allemandes lundi, qui a fait grimper les prix des obligations.

Les investisseurs attendent à présent l'important Conseil européen qui se tiendra à Bruxelles dimanche, au cours duquel les autorités devraient dévoiler un plan de grande envergure pour résoudre la crise du crédit. Après cela, les chefs d'Etat et de gouvernement des pays du G20 se réuniront à Cannes début novembre, pour un rendez-vous qui fait aussi figure de date butoir pour la présentation d'un plan de sauvetage européen.

Le président de la Réserve fédérale de Chicago, Charles Evans, a affirmé lundi que la Fed pourrait laisser l'inflation progresser un peu afin de poursuivre ses mesures en faveur de l'emploi.

"Je serais favorable à de nouvelles mesures" compte tenu du niveau élevé du chômage et du double mandat officiel de la banque centrale, qui consiste à promouvoir la stabilité des prix et un taux d'emploi maximal, a estimé C.Evans.

Le président de la Fed de Richmond, Jeffrey Lacker, a pour sa part déclaré lundi qu'il pourrait falloir "un certain temps" pour mettre un terme aux incertitudes réglementaires et fiscales qui affectent l'économie.

"Je pense qu'il faudra un certain temps pour clarifier la situation en matière de politique réglementaire et fiscale. Et je crois que plus tôt on établira une trajectoire stable pour les comptes budgétaires fédéraux, mieux ce sera", a expliqué J.Lacker à la presse.

 

CHANGES

L'euro se redresse modestement face au dollar et au yen mardi, après avoir fortement chuté lundi tandis que les espoirs d'une résolution prochaine de la crise de la dette souveraine de la zone euro se sont affaiblis.

Selon Mitul Kotecha, stratégiste de Crédit Agricole, le marché des devises devrait se montrer attentiste jusqu'au Conseil européen du week-end prochain, "mais cela reste un environnement dans lequel nous pensons que les risques pour l'euro penchent vers une baisse".

Les chefs d'Etat ou de gouvernement des 27 Etats membres de l'Union européenne se réuniront le 23 octobre, et les investisseurs espéraient que ce sommet déboucherait sur une réponse convaincante à la crise de la zone euro. La monnaie unique, qui était montée à son plus haut niveau depuis un mois face au dollar, s'est brutalement retournée lorsque les dirigeants allemands ont clairement suggéré qu'il ne serait pas si simple de résoudre les problèmes de la zone euro.

La forte baisse de l'euro lundi pourrait toutefois n'être qu'un avant-goût de ce qui l'attend, à moins d'un spectaculaire retournement de situation en Europe.

Les analystes d'UBS estiment ainsi que l'euro devrait tomber dans une fourchette de 1,20 à 1,30 dollar d'ici la fin de l'année. "Le risque est que les dirigeants européens déçoivent les attentes élevées."

 

PETROLE

Les contrats pétroliers ont reculé mardi pendant la séance en Asie, après l'annonce d'un ralentissement de la croissance économique chinoise au troisième trimestre.

A 6h00, le contrat de novembre sur le Brent de mer du Nord cédait 9 cents, à 110,07 dollars le baril. Vers 7h20, le contrat de novembre sur le brut léger doux du Nymex abandonnait 16 cents, à 86,22 dollars le baril.

Malgré le ralentissement observé, la croissance du produit intérieur brut de la Chine reste vigoureuse, ce qui suggère que l'économie s'achemine plutôt vers un "atterrissage en douceur". Le PIB a en effet crû de 9,1% au troisième trimestre par rapport à la même période de 2010. La croissance avait été de 9,5% au deuxième trimestre et de 9,7% au premier trimestre.

Les 14 économistes sondés par Dow Jones Newswires tablaient sur une croissance médiane de 9,2% au troisième trimestre.

La croissance chinoise a ralenti au troisième trimestre

Source : Reuters
18/10/2011 à 08:48 / Mis à jour le 18/10/2011 à 09:23
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© DR

La croissance économique de la Chine a décéléré au troisième trimestre pour tomber à son rythme le plus faible depuis le début de 2009, mais cela ne devrait pas pour autant inciter la banque centrale du pays à assouplir sa politique monétaire étant donné que les fondamentaux restent solides.

Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 9,1% sur la période par rapport au troisième trimestre 2010, contre une croissance de 9,5% au deuxième, une modération qui s'explique notamment par un tassement de la hausse des exportations, rapporte mardi le Bureau national des statistiques.

Les marchés financiers tablaient sur un PIB en hausse de 9,2%.

Entre le deuxième et le troisième trimestre, le produit intérieur brut a progressé de 2,3%. La hausse était de 2,2% entre le premier et le deuxième.

Les Bourses de Hong Kong, d'Australie et du Japon, ainsi que les cours du pétrole ont réagi à la baisse à l'annonce de ce troisième trimestre consécutif de ralentissement économique.

Toutefois, cette évolution n'augure pas d'une modification de la politique monétaire, selon Stephen Green, économiste chez Standard Chartered à Hong Kong.

"Le recul de la croissance du PIB a surpris les marchés. On observe clairement une décélération au troisième trimestre. Mais il n'y aura pas de changement de politique. Il y aura quelques signes d'assouplissement dans l'immédiat mais pas de changement politique macroéconomique", explique-t-il.

Toutefois, l'investissement dans les actifs immobilisés, principal moteur de la croissance chinoise, s'est bien porté sur les trois premiers trimestres de l'année, avec une croissance annuelle de 24,9%, soit légèrement supérieure aux 24,8% attendus.

La production industrielle a quant à elle augmenté de 13,8% entre septembre 2010 et septembre 2011.

CRISE EUROPÉENNE ET PRESSION INFLATIONNISTE

La crise de la dette qui affecte la zone euro, premier partenaire commercial de la Chine, pourrait toutefois affecter la deuxième économie mondiale.

Selon des données publiées la semaine dernière, la croissance annuelle des exportations chinoises en Europe a diminué de plus de moitié en août. De manière générale, le rythme de croissance des exportations chinoises est au plus bas depuis sept mois.

Le taux d'inflation s'est par ailleurs établi à 6,1% en septembre en rythme annuel, soit un niveau bien supérieur à l'objectif de 4% fixé par Pékin. Pour combattre la pression inflationniste, Pékin a relevé cinq fois ses taux d'intérêt l'année dernière et également augmenté à neuf reprises le plafond des réserves obligatoires des banques.

"La Chine a resserré excessivement sa politique monétaire depuis mai, ce qui accroît le risque d'un atterrissage difficile, tandis que la croissance économique mondiale a également ralenti depuis le deuxième trimestre", commente Dong Xian'An, économiste en chef chez Peking First Advisory.

"Le risque d'un ralentissement économique brutal en Chine persiste. Nous prévoyons une baisse de la croissance à environ 8,6% au quatrième trimestre."

Aileen Wang et Nick Edwards, Jean-Philippe Lefief et Catherine Monin pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

© 2011 Reuters

L'Assemblée vote les garanties de l'Etat français à Dexia

Source : Reuters
17/10/2011 à 22:05 / Mis à jour le 18/10/2011 à 07:35
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Valeurs citées
 

Les députés français ont adopté lundi par 49 voix contre 25 le projet de loi qui autorise l'Etat à apporter des garanties au plan de restructuration de la banque franco-belge Dexia (DX 0.54 -6.75%) afin de faciliter son démantèlement.

Le groupe UMP, qui détient la majorité absolue à l'Assemblée, et le groupe du Nouveau Centre (NC) ont voté ce projet de loi de finances rectificative ("collectif") pour 2011, examiné en procédure accélérée, que le Sénat examinera à son tour mercredi soir.

L'opposition de gauche a voté contre. "Nous votons contre parce que ce qu'on nous présente est complètement flou. Le ministre ne nous a pas convaincu", a dit Christian Eckert (PS).

La gauche étant désormais majoritaire à la haute assemblée, le texte pourrait être rejeté mercredi. Il sera alors procédé à une nouvelle lecture à l'Assemblée qui, constitutionnellement, a le dernier mot.

"L'adoption de ce collectif budgétaire, c'est un enjeu de responsabilité. Les clients de Dexia comme ses créanciers doivent avoir la certitude que les Etats ont respecté leur parole. Nos collectivités pour leur part pourront s'appuyer sur ce dispositif pour poursuivre leurs investissements au bénéfice de l'activité économique", a dit François Baroin, le ministre de l'Economie.

Ce plan de restructuration, arrêté le 10 octobre par le conseil d'administration du groupe et approuvé par les gouvernements belge, français et luxembourgeois, prévoit le démantèlement de Dexia.

La banque, créée en 1996 avec la fusion du Crédit local de France et du Crédit communal de Belgique, avait déjà bénéficié d'un plan de sauvetage en 2008.

Le plan de démantèlement de Dexia prévoit que la France, la Belgique et le Luxembourg apporteront 90 milliards d'euros de garanties pour assurer ses besoins de financement dont 60,5% pour la Belgique, 36,5% pour la France et 3% par le Luxembourg.

Le nouveau collectif budgétaire propose une double garantie. D'abord, le financement de Dexia qui pourra ainsi emprunter sur les marchés avec la garantie de la France, de la Belgique et du Luxembourg, l'encours global maximal étant de 90 milliards d'euros pour une durée de dix ans maximum.

Le seconde garantie, d'un maximum de 10 milliards d'euros, porte sur une fraction du portefeuille des crédits aux collectivités locales de Dexia que la nouvelle structure contrôlée par la Caisse des dépôts (CDSC) et la Banque postale va acquérir.

Le volet belge du sauvetage de Dexia a été autorisé temporairement lundi par la Commission européenne, qui annonce toutefois l'ouverture d'une enquête pour s'assurer que l'opération ne contrevient pas aux règles en matière d'aides d'Etat et demande à la Belgique de lui présenter dans un délai de six mois un nouveau plan de restructuration de la banque.

Emile Picy, édité par Patrick Vignal

© 2011 Reuters

La Bourse de Paris creuse ses pertes au lendemain de l'avertissement de Moody's :

 

Le palais Brongniart, l'ancienne Bourse de Paris © AFP/Archives  Joel Saget
Le palais Brongniart, l'ancienne Bourse de Paris
© AFP/Archives  Joel Saget

La Bourse de Paris creusait ses pertes mardi au lendemain de l'avertissement lancé par Moody's Investors Service sur la note souveraine de la France, une annonce qui pourrait remettre en cause les conditions d'emprunt de Paris sur les marchés.

A 09H22 (07H22 GMT), le CAC 40 reculait de 2,01% à 3.105,83 points, sous l'effet notamment d'une forte baisse des valeurs bancaires.

Lors des premiers échanges, Société Générale perdait 5,01% à 19,21 euros, BNP Paribas 4,83% à 29,54 euros et Crédit Agricole 3,60% à 4,90 euros.

 

Pétrole BRENT (ICE Europe) 109.43 -0.35%
  Pétrole WTI (ICE Europe) 85.99 -0.34%
  EUR/USD 1.3706 -0.22%
  Euribor 1 an 2.122 0.00%
  Or 1 664.40 -0.51%

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