13/10/2011

ouverture calme....à 9h13

DJIA 11.518,85 points +0,90% Nasdaq 2.604,73 points +0,84% S&P 500 1.207,25 points +0,98% Nikkei 225 8.819,68 points +0,92% (en séance) Cours de change à 06h50 Variation par rapport à la clôture à New York USD/JPY 77,09 -0,22% EUR/USD 1,3807 +0,12% EUR/JPY 106,44 -0,12% 

ACTIONS

Les marchés d'actions européens devraient ouvrir dans le rouge jeudi, la prudence continuant de régner parmi les investisseurs malgré les efforts entrepris par les dirigeants européens pour résoudre leurs problèmes de dette.

Selon IG Markets, le FTSE devrait céder 32 points à l'ouverture, à 5.409 points, tandis que le DAX abandonnerait 24 points à 5.970 points, et le CAC, 7 points à 3.222 points.

José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, a appelé mercredi à renforcer les banques de la zone euro, à débloquer la sixième tranche d'aide à la Grèce et à accélérer la mise en oeuvre du fonds de secours financier permanent de la zone euro.

Les valeurs bancaires européennes se sont redressées.

Par ailleurs, les principaux partis politiques slovaques sont parvenus à un accord ouvrant la voie à l'adoption par le Parlement du pays du renforcement du Fonds européen de stabilité financière, rejeté mardi.

Les contrats à terme américains affichent un tableau contrasté jeudi. Les principaux indices américains ont grimpé mercredi, grâce aux espoirs d'une résolution de la crise en Europe. L'indice Dow Jones des valeurs industrielles a cependant reperdu un peu de terrain en fin de séance,

Les marchés d'actions asiatiques sont pour la plupart en hausse jeudi. La Bourse de Tokyo est portée par les valeurs liées à l'exportation. L'espoir que les responsables européens parviennent à mettre sur pied un plan pour recapitaliser les banques de la région améliore l'humeur des investisseurs sur les marchés asiatiques.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts devraient présenter un tableau contrasté jeudi à l'ouverture, tandis que les investisseurs surveillent les efforts de la zone euro pour résoudre la crise de la dette souveraine.

L'utilisation par la Banque centrale européenne de mesures non conventionnelles pour lutter contre la crise financière et de la dette pourrait contribuer à faire éclater une nouvelle crise si ces dispositifs ne sont pas retirés progressivement, a prévenu jeudi José Manuel Gonzalez-Paramo, membre du directoire de la BCE, lors d'un discours à Kuala Lumpur.

Une nouvelle crise pourrait surgir, par exemple, si les banques devenaient trop dépendantes des liquidités fournies par la banque centrale et cessaient de se financer ou de se surveiller les unes les autres, a-t-il précisé.

La crise actuelle des dettes souveraines est une source d'inquiétudes pour toute l'Europe, pas uniquement pour les pays de la zone euro, a pour sa part rappelé le ministre suédois des Finances, Anders Borg, citant notamment la vulnérabilité des banques et des exportateurs en Suède.

"Je ne pense pas que nous puissons considérer le système bancaire européen comme étant uniquement le système bancaire de la zone euro", a-t-il ajouté.

Les obligations du Trésor américain s'inscrivent pour leur part en hausse jeudi. Elles ont cédé du terrain mercredi lorsque les minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed ont montré que les membres de la banque centrale n'étaient pas du tout sûrs de leur prévision d'un redressement progressif de la croissance économique. Deux des dix responsables de la Fed ont plaidé lors de la réunion des 20 et 21 septembre pour des mesures de soutien à l'économie plus vigoureuses que celles qui ont été adoptées à cette occasion.

 

CHANGES

L'euro marque une pause jeudi, après s'être apprécié mercredi en réaction aux avancées réalisées par les responsables européens dans la résolution de la crise bancaire et de la dette souveraine de la zone euro.

La monnaie unique a réagi positivement aux informations selon lesquelles les partis politiques slovaques sont parvenus à un accord ouvrant la voie à l'adoption par le Parlement du renforcement du fonds de secours européen. Le Parlement slovaque avait rejeté mardi soir la réforme du Fonds européen de stabilité financière.

L'Europe va pouvoir franchir une étape clé, ce qui suscite un regain de demande pour les actifs perçus comme plus risqués, note Ashraf Laidi, directeur général d'Intermarket Strategy.

L'appétit pour le risque continue de profiter à l'euro, souligne Jeremy Stretch, stratégiste devises de CIBC à Londres.

Les analystes ont aussi pris en considération l'appel du président de la Commission européenne à recapitaliser d'urgence les banques européennes. José Manuel Barroso a également invité les dirigeants à "maximiser" la puissance de feu du FESF, et a plaidé pour une entrée en vigueur dès 2012 du Mécanisme européen de stabilité, qui doit normalement succéder au FESF en 2013.

Le yuan a fortement chuté face au dollar jeudi matin, la banque centrale chinoise ayant surpris le marché en faisant baisser la valeur de sa devise pour la deuxième journée de suite malgré la faiblesse générale du billet vert.

 

PETROLE

Les contrats à terme sur le pétrole brut sont en baisse jeudi en Asie, les opérateurs ayant allégé leurs positions avant la publication des données hebdomadaires sur les stocks de pétrole aux Etats-Unis, alors que l'Agence internationale de l'Energie et l'Organisation des pays exportateurs de pétrole ont révisé en baisse leurs perspectives sur la demande mondiale, indiquent les analystes.

A 06h00, le contrat de novembre sur le Brent de la mer du Nord restait stable à 111,36 dollars, tandis que vers 07h20, le contrat de novembre sur le brut léger coté à New York abandonnait 73 cents à 84,84 dollars le baril.

"C'est peut-être dû à quelques prises de bénéfices avant le rapport hebdomadaire sur les stocks", indique Ker Chung Yang, analyste chez Phillip Futures à Singapour.

L'AIE a de nouveau abaissé mercredi ses estimations pour 2012 en raison d'une conjoncture économique morose, et table maintenant sur une demande de 90,5 millions de barils par jour l'année prochaine, soit 210.000 barils de moins que selon ses précédentes estimations.

Mardi, c'est l'Opep qui avait révisé ses prévisions mondiales pour 2011 et 2012, citant des incertitudes concernant l'économie mondiale et un affaiblissement de la demande en provenance de Chine et d'Inde.

L'Union européenne prépare ses banques à un défaut grec

Les autorités européennes ont commencé mercredi à préparer les banques du continent à un possible défaut grec.

Pour la première fois depuis le début de la crise, les superviseurs bancaires ont décidé de valoriser à leur valeur de marché les dettes souveraines détenues par les banques de l'UE dans le cadre du processus de recapitalisation en cours, a-t-on appris mercredi de source européenne.

L'ABE, qui retiendra une définition des fonds propres bancaires similaire à celle utilisée lors de la dernière série de stress tests en juillet, durcira par ailleurs à 9% le seuil exigible de fonds propres "durs", reflétant ainsi les souhaits exprimés par Paris et Berlin ainsi que par la Commission européenne mercredi dans sa "feuille de route" pour sortir de la crise.

"Il s'agit d'un exercice prudentiel. Il est donc logique que l'ABE valorise les dettes souveraines à leur valeur de marché ou à une valeur très très proche de celle du marché", a dit une source au fait des discussions en cours.

Concernant la définition des capitaux, "elle correspond à celle retenue par l'ABE en juillet. Celle-ci est plus dure que celle actuellement en vigueur mais est moins dure que celle prévue par les nouvelles normes de Bâle III", a précisé la source.

Une fois qu'elle aura reçu les données qui lui sont actuellement transmises par les banques, l'ABE préparera une proposition de recapitalisation des établissements systémiques des Vingt-Sept en vue de la réunion des ministres européens des Finances qui doit avoir lieu le 21 octobre, à l'avant-veille du sommet européen.

FEUILLE DE ROUTE

Celle-ci sera adoptée de manière simultanée avec le nouveau plan de renflouement de la Grèce, qui doit réduire la dette d'Athènes de manière bien plus importante que cela n'avait été envisagé en juillet et donc revoir à la hausse la contribution "volontaire" du secteur privé.

Selon plusieurs sources européennes, les pertes que devront accepter les investisseurs privés sur leurs obligations grecques dans le cadre de ce nouveau plan devraient être comprises entre 30 et 50%, et non plus de 21% comme prévu.

Pour l'institut international de la finance (IFI), la décote représenterait 39% si on utilise les prix actuels du marché pour évaluer le profil de risque du pays

La feuille de route de la Commission appelle également les membres de la zone euro à achever sans tarder la ratification du nouveau fonds européen de stabilité financière (FESF).

Dernier pays à devoir s'exécuter, la Slovaquie votera d'ici vendredi, a-t-on appris mercredi suite à l'accord intervenu entre trois partis du gouvernement démissionnaire et le principal parti d'opposition.

La feuille de route, qui appelle dans la droite ligne des discussions menées à l'ABE à un renforcement "significatif" des exigences de fonds propres des banques, prône par ailleurs à une recapitalisation via des fonds privés, qui ne seront suppléés par des fonds publics puis par des prêts du FESF qu'en cas de réponse négative du marché.

La France, qui insistait en coulisses depuis plusieurs jours pour une utilisation du FESF comme instrument de coordination dans la recapitalisation des banques, a annoncé mercredi qu'elle n'y aurait pas recours.

"EURO BONDS"

Les deux autres volets du document de la Commission concernent l'accélération de mesures actuellement discutées à Bruxelles mais destinées à doper la croissance européenne et, surtout, la mise en oeuvre plus rapide que prévue du mécanisme européen de stabilité (MES).

Ce MES, qui devait entrer en vigueur le 1er juillet 2013, commencerait finalement à opérer le 1er juillet 2012 selon les voeux de la Commission. Il inclut notamment un dispositif permettant à un pays de faire défaut sur sa dette de manière ordonnée.

"Cette feuille de route trace le chemin vers la sortie de la crise économique pour l'Europe. Les réponses partielles aux différents aspects de la crise ne sont plus suffisantes. Nous avons besoin de prendre les devants", a déclaré le président de la Commission européenne José Manuel Barroso devant le Parlement européen.

"Nous devons parvenir à un accord lors du sommet européen du 23 octobre", a-t-il ajouté, invitant également les dirigeants de la zone euro à débloquer la prochaine tranche d'aide à la Grèce.

Il a également confirmé que l'exécutif communautaire présenterait d'ici la fin de l'année une proposition en vue de créer un cadre permettant des émissions communes de dette entre les membres de la zone euro, également connues comme "euro bonds".

Julien Toyer, édité par Nicolas Delame

© 2011 Reuters

09:17 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Crise, récession, chômage, délocalisation, taxation .. etc Banques, profit, capitalisme les maux de notre siècle..
comment survivre pour nos générations à venir ...???

Bonne journée quand même

Écrit par : aramis-echotier | 13/10/2011

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