06/10/2011

HONTEUX...

 

 
 

ET QUE DIRE DU FOSSOYEUR ...MARIANI?? cc.

Dexia : Dehaene est-il encore crédible ?

jeudi 06 octobre 2011 à 13h44

Le 27 septembre, Jean-Luc Dehaene excluait tout scénario de scission de Dexia. Moins d’une semaine plus tard, la réalité contredit brutalement les propos du président. Le Setca se dit stupéfait et réclame du changement.

Jean-Luc Dehaene, président de Dexia.

Jean-Luc Dehaene, président de Dexia. © Image Globe/Julien Warnand

 

Mardi 4 octobre : l’idée d’un démantèlement de Dexia s’impose dans l’actualité. Le même jour, les clients de la banque retirent quelque 400 millions d’euros, après un mois de septembre qui verra plus de 1 milliard de dépôts quitter Dexia. Mercredi 5 octobre : la décision de scinder le géant franco-belge et de nationaliser Dexia Banque Belgique paraît entérinée.
 
Pourtant, voici quelques jours à peine, un homme réaffirmait haut et fort ceci : «Contrairement à certaines rumeurs, le conseil d'administration et les actionnaires de Dexia, qu'ils soient publics ou privés, excluent tout scénario de scission du groupe. Il est de la responsabilité de l’ensemble des actionnaires du groupe de gérer l’héritage du passé et d’assurer son avenir.»
 
C’était le 27 septembre. Ces mots sont de nul autre que Jean-Luc Dehaene, président du conseil d’administration de Dexia. Ils sont tirés d’un communiqué de presse du géant bancaire, lisible ici, et suivaient directement une réunion du conseil d’administration. Pour justifier leur satisfaction, les administrateurs se prévalaient d’une «base de capital solide (ratio tier 1 de 11,4 % au 30 juin 2011)» et des «marges de manœuvre constituées par la provision de 1,8 Milliard d’euros au Q2».
 
Cela n’aura visiblement pas suffi. Moins d’une semaine plus tard, les Etats belge et français se partageaient déjà Dexia. A la grande colère du Setca, notamment. Dans un communiqué diffusé hier mercredi, les représentants du syndicat socialiste se disent «stupéfaits du revirement qui a été adopté par le conseil d’administration du groupe Dexia. En effet, il y a moins d’une semaine, soit le 28 septembre, Jean Luc Dehaene, président du CA et garant des intérêts belges de Dexia, déclarait avec force que les actionnaires unanimes s’opposaient à toute idée d’une scission. On voit le résultat…»
 
Le Setca n’a visiblement plus confiance dans la direction du groupe, puisqu’il réclame du changement à la tête de Dexia : «Dès lors, en cas de poursuite des activités avec un contrôle du gouvernement et compte tenu de l’expérience passée, nous exigerons que l’on nomme dorénavant des personnes qui sont en mesure et ont réellement la volonté de défendre l’intérêt des travailleurs et des citoyens belges.»
 
Au-delà du seul président du conseil d’administration, cette contradiction dans les propos touche évidemment le conseil lui-même… et «l’ensemble des actionnaires du groupe», avec une forte présence des pouvoirs publics : l’Etat français (5,73 % en propre, 17,61 % via la CDC), l’Etat belge (5,73 %), les trois Régions (5,73 %), le Holding Communal (14,14 %, qui rassemble les participations des communes belges), etc.
 
Détail piquant : le CPAS de Vilvorde a retiré 1 million d’euros de son compte Dexia. Or, le bourgmestre de Vilvorde, de 2000 à 2007, n’était autre que… Jean-Luc Dehaene.
 
Trends.be
Dexia : le conseil d'administration votera samedi à Paris sur un plan de démantèlement
 
Dexia organisera un conseil d'administration samedi à Paris pour voter sur un plan de démantèlement de la banque franco-belge en grande difficulté, ont annoncé mercredi des sources proches du dossier à l'agence Reuters. Plusieurs médias ont relayé l'information mercredi soir sur leur site Internet.
 
Bruxelles et Paris devraient bientôt finaliser un plan de démantèlement de l'ancien leader mondial du financement des collectivités locales. Le scénario privilégié passe par un adossement des principales activités de Dexia en France à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et à la Banque Postale. Le gouvernement français devrait annoncer davantage de détails jeudi quant aux plans de sauvetage, selon le site du Figaro.
 
Le gouvernement fédéral belge et les Régions ont décidé jeudi soir d'offrir des garanties pour assurer la continuité de Dexia Banque Belgique ainsi que la création d'une bad bank. Cette dernière a pour but d'«isoler les activités et les éléments qui pourraient peser sur les activités bancaires» de Dexia, a assuré Yves Leterme mercredi soir.
 
Le Premier ministre belge a insisté mercredi après-midi sur le fait que Dexia Banque Belgique était une banque saine : «Le problème, c'est que le groupe ne pouvait pas tout de suite encaisser l'argent d'une série de prêts à long terme. L'Etat, en revanche, peut attendre jusqu'au terme de ces prêts, qui vont bien rapporter.»
 
La Belgique et la France doivent encore s'accorder sur la répartition de la garantie, mais le Premier ministre exclut que la Belgique en supporte les deux tiers comme ce fut le cas en 2008.(c'est bien de le rappeler !!! CC.) Selon plusieurs sources, les négociations entre Paris et Bruxelles sur l'avenir de Dexia devraient s'ouvrir jeudi et ne devraient pas durer plus de quelques jours.
 

Trends.be,

17:33 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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