05/10/2011

Généralités....9h28 + DEXIA

ACTIONS

Les valeurs européennes pourraient débuter la séance dans le vert mercredi, après le rebond tardif de Wall Street mardi, mais cette dynamique risque de s'essouffler rapidement dans la mesure où les problèmes de dette de la zone euro ne sont toujours pas résolus.

Cantor Index prévoit que le FTSE 100 s'adjugera 66 points à l'ouverture, à 5.010 points, tandis que le DAX 30 avancerait de 85 points, à 5.302 points. Le CAC 40 est attendu en hausse de 45 points, à 2.895 points.

Les marchés restent préoccupés par les problèmes de la zone euro et par l'exposition des banques européennes à Dexia. La Belgique a approuvé mardi la création d'une structure de défaisance dans laquelle seront placés les actifs à risque de la banque franco-belge et qui bénéficiera des garanties des Etats belge et français.

L'agence de notation Moody's a par ailleurs abaissé mardi la note de la dette souveraine de l'Italie de trois crans, en raison de la fragilité de la confiance des investisseurs et des perspectives économiques relativement faibles pour les deux à trois prochaines années.

Les contrats à terme de Wall Street se replient mercredi. Les marchés se sont fortement redressés en fin de séance mardi après un article du Financial Times disant que les ministres des Finances de l'Union européenne discutaient des moyens de recapitaliser les banques de la région.

Le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner a déclaré mardi sur CNN que l'économie américaine devrait pouvoir éviter une nouvelle récession, mais seulement si les responsables de la zone euro et le Congrès prenaient des mesures pour soutenir la croissance.

Les places financières asiatiques évoluent sur une note contrastée mercredi, les investisseurs restant prudents après les mouvements de vente observés récemment. A 7h25, l'indice Nikkei perdait 0,8%, à 8.390,37 points.

 

OBLIGATIONS

Bunds et gilts pourraient perdre du terrain en début de séance mercredi, mais les problèmes de la zone euro devraient par la suite leur permettre de bénéficier d'un nouveau mouvement de refuge.

Le coût de l'assurance contre un risque de défaut sur la dette des pays européens a augmenté mardi. Le spread des CDS à cinq ans de l'Allemagne a notamment atteint un nouveau sommet, à 122 points de base. Ceux de la France et de la Belgique, qui se sont engagées à soutenir Dexia, ont également établi de nouveaux records.

Mercredi, les investisseurs surveilleront les indices PMI des services en Europe, en quête de nouveaux indices sur les prochaines décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne et de la Banque d'Angleterre.

Les obligations d'Etat américaines s'inscrivent en légère baisse mercredi, après avoir terminé la séance de mardi dans le rouge parallèlement à la remontée tardive des marchés d'actions, engendrée par la publication d'un article de presse affirmant que les ministres des Finances de la zone euro discutent des moyens de recapitaliser les banques européennes.

Ce mouvement de vente a totalement effacé les gains enregistrés en première partie de séance, même après l'annonce du déclassement de la note de la dette souveraine de l'Italie par Moody's. Les emprunts du Trésor américain ont fait une première incursion en territoire négatif pendant le discours du président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, devant le Congrès. Le patron de la Fed a dressé un sombre tableau de l'économie américaine, ce qui selon les investisseurs pourrait signaler que la Fed se tient prête à prendre de nouvelles mesures de soutien à l'économie.

 

CHANGES

L'euro s'inscrit encore en baisse mercredi, après s'être écarté d'un nouveau point bas en huit mois face au dollar mardi.

Le dollar, considéré comme une valeur refuge, est soutenu par le bilan négatif que le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a brossé de l'économie américaine mardi devant le Congrès, et par les dernières déclarations contre l'inflation du patron de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, qui réduisent la probabilité d'une baisse imminente des taux.

De nombreux analystes pensent maintenant que Jean-Claude Trichet préparera le marché jeudi, lors de sa dernière réunion de politique monétaire en tant que président de la BCE, à une baisse des taux d'ici la fin de l'année.

 

PETROLE

Le cours du Brent est repassé au-dessus de 100 dollars le baril pendant la séance en Asie mercredi, sous l'effet d'achats à bon compte après la forte baisse accusée mardi sur fond d'anticipation d'une baisse des stocks pétroliers des Etats-Unis, observent des analystes.

A 6h00, le contrat de novembre sur le Brent coté à l'ICE de Londres gagnait 1,67 dollar, à 101,46 dollars le baril. Vers 7h20, le contrat de novembre sur le brut léger doux du Nymex prenait 2,23 dollars, à 77,90 dollars le baril.

Commentaires de DEGROOF et ING ce matin sur DEXIA...

The facts: Further to yesterday’s share price drop, several scenarios on the out-come for Dexia circulated this morning. The restructuring of the bank’s assets has been discussed based on a plan engineered by Chairman Jean-Luc Dehaene and CEO Pierre Mariani.
Our analysis: The main idea seems to create a “bad bank” with the EUR 113bn legacy assets that would have state guarantees from both Belgium and France. It is currently unclear which country would take on which portion of the guarantee. Under this scenario, the “good” assets (would be sold off to strong banks in order to safeguard the savers’ deposits. Spanish banking group Santander is rumoured to be a candidate according to newspaper De Tijd this morning.
The “Bad bank “ would include the EUR 95bn run-off portfolio of bonds (maturity of 13 years), EUR 11bn municipal loans in countries where the company halted op-erations and probably also the stakes in Crediop (Italy) and Banco Sabadell which the company had to sell to win approval for the 2008 bailout.
The good assets include the Belgian, Luxemburg and Turkish retail operations, the Public and wholesale banking division, and the asset management services (which includes the insurance pole).
Conclusion & Action: We have suspended our rating pending more clarity on the outcome of the group’s restructuring.

et ING..

DEXIA: The Endgame is just a matter of days

The core cabinet of Belgium held an emergency meeting last night, but no hard decisions have been taken. However this seems a matter of hours or days. Short term funding is clearly a huge problem now. Guarantees on long term funding or a recapitalisation alone will no longer be sufficient in our view and seems also not possible anymore as the French government is not willing to inject more capital into Dexia (French press).

What needs to be done: (1) hive of French part (merge with Banque Postale / CDC to create new bank with assets of c€80bn, but at what price? (2) create a bad bank but how (?) and at what painful discounts to transfer assets to protect tax payers?. How will guarantees on assets be split between France and Belgium and who is responsible for funding (many questions remain). The bad bank could take the form of an SPV like Royal Park investments, which contains legacy assets of former Fortis bank. The bad bank will also likely contain assets of Crediop and Sabadell, creating a large balance sheet of €150-200bn. 3) In our view the Belgian government aim is to create a sustainable Belgian Retail and Public Finance bank (Dexia Bank Belgium: DBB). The question is how to organize this 1) temporally nationalization, 2) a Fortis scenario (white knight stepping in, after nationalization, Santander mentioned in De Tijd), 3) try to keep listed DBB after recap with large shareholding of Belgian State. The latter option seems complex and given limited amount of time available difficult. What could happen is this scenario is that assets like Denizbank, Asset Management etc are ‘nationalized’ ie a transfer priced is put on the assets in order to recap DBB after transferring assets at a haircut to the bad bank. However, in our view the new DBB likely still requires additional recapitalisation and guarantees on funding temporarily. To put a valuation on DBB currently is difficult and given the complexities and uncertainty we see further downside risk for the share today.

We are not sure whether a nationalisation of Dexia Belgium as rumoured (De Tijd) might be an alternative, but it feels like 2008 with Fortis/ABN. The difference now is that we believe Governments are not keen on nationalization, as this will contaminate sovereign ratings with all kind of negative knock-on effect on other financials.

Price: €1.03. Last published: target price: €1.50; recommendation: SELL

09:31 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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