04/10/2011

Ca fait bien longtemps que je ne voulais pas de DEXIA...

DEXIA 1.08 ce matin...oupsss....0.82€

 

ACTIONS

L'humeur des investisseurs reste assombrie par les problèmes budgétaires de la zone euro, et les Bourses risquent fort de poursuivre leur repli mardi.

Selon IG Markets, le FTSE devrait ouvrir en baisse de 98 points, à 4.977 points, tandis que le DAX devrait perdre 105 points, à 5.271 points, et le CAC, 60 points, à 2.867 points.

La question de la dette souveraine en Grèce et dans la zone euro va rester au centre de l'attention mardi.

Les ministres des finances de la zone euro ont décidé à l'issue d'une réunion marathon lundi de reporter à nouveau la décision de débloquer une nouvelle tranche d'aide de 8 milliards d'euros pour la Grèce. Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, a annoncé qu'il annulait la réunion du 13 octobre au cours de laquelle la décision devait être prise, expliquant qu'il n'y aurait pas assez de temps d'ici là pour que la mission d'inspection de la troïka des créanciers internationaux de la Grèce rende ses conclusions. Celles-ci sont maintenant attendues pendant la seconde moitié du mois d'octobre. Jean-Claude Juncker a cependant assuré que la Grèce serait en mesure d'honorer ses engagements malgré ce contretemps, et que tout serait fait pour éviter un défaut.

Les marchés seront également attentifs aux éventuelles déclarations de Ben Bernanke, le patron de la Réserve fédérale américaine, lors de son intervention devant la commission économique mixte du Congrès, selon Mattias Gredmark, de SEB.

Les contrats à terme sur les valeurs américaines affichent un tableau contrasté mardi. La première séance du quatrième trimestre s'est conclue lundi par une forte baisse pour Wall Street, les inquiétudes au sujet de la Grèce ayant éclipsé les bonnes nouvelles sur l'activité manufacturière des Etats-Unis.

"L'humeur est très pessimiste. Les gens pensent que la fin du monde est proche et qu'il y a de bonnes chances qu'il y ait une nouvelle récession", explique Uri Landesman, président de Platinum Partners. "Mais quand tout le monde pense que la fin du monde est proche, c'est le bon moment d'acheter des actions."

Les marchés d'actions asiatiques ont chuté mardi, plombés par les craintes d'un défaut sur la dette grecque et la menace d'une récession mondiale. Le marché sud-coréen a plongé de plus de 5%, à son plus bas niveau en un an.

 
 
OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient ouvrir en légère hausse mardi, en raison de l'intérêt persistant des investisseurs pour les valeurs refuges sur fond de crise de la dette de la zone euro.

Les ministres des Finances de la zone euro se sont réunis lundi à Luxembourg pour discuter des réformes entreprises en Grèce, mais la décision sur le déblocage de la prochaine tranche d'aide à Athènes, essentielle pour éviter un défaut du pays à court terme, a été reportée à la mi-octobre.

Le gouvernement grec a annoncé qu'il ne pourrait pas atteindre son objectif de réduction du déficit cette année en raison d'une récession économique plus profonde qu'escompté. Le produit intérieur brut devrait se contracter de 5,5% en 2011, contre une baisse de 3,8% prévue en juin, a indiqué le ministère grec des Finances.

Les prix des emprunts d'Etat américains progressent mardi. Les marchés ont gagné du terrain lundi, soutenus par l'aversion au risque du fait des craintes à l'égard de la Grèce.

"L'aversion persistante au risque au niveau mondial et le lancement de l'opération Twist de la Réserve fédérale fournissent suffisamment d'adrénaline pour doper les prix des obligations", commente Michael Gayed, directeur de la stratégie d'investissement chez Pension Partners.

 
 
CHANGES

L'euro a profité d'un bref répit mardi pendant la séance en Asie, après avoir chuté à son plus bas niveau depuis plusieurs mois face au dollar et au yen lundi, pénalisé par les doutes entourant la capacité des responsables européens à enrayer la crise de la dette dans la zone euro.

"Le marché perd patience. Le quatrième trimestre a commencé, et on ne constate pas d'amélioration [au niveau de la résolution de la crise] par rapport au trimestre précédent", explique David Watt, stratégiste devises senior chez RBC Capital Markets à Toronto.

La monnaie unique s'est fortement dépréciée lundi, malgré la publication aux Etats-Unis de données encourageantes sur le secteur manufacturier et l'emploi.

"Les données n'ont pas été assez bonnes pour diminuer les incertitudes du marché", explique Aroop Chatterjee, stratégiste devises en chef chez Barclays Capital à New York.

 
 
PETROLE

Le Brent pourrait descendre vers 99 dollars le baril, la tendance générale restant morose sur fond de crise de la dette souveraine de la zone euro, observe le consultant en énergie Ritterbusch and Associates dans une note.

A moins que les gouvernements européens ne montrent plus de détermination à résoudre les problèmes de dette, "les marchés vont probablement chercher à intégrer dans les prix l'hypothèse la plus noire", ajoute-t-il. "Les communautés financière et des matières premières semblent en grande partie anticiper de mauvaises nouvelles supplémentaires dans la zone euro."

A 6h00, le contrat de novembre sur le Brent coté à l'ICE de Londres perdait 66 cents, à 101,05 dollars le baril. Vers 7h20, le contrat de novembre sur le brut léger doux du Nymex abandonnait 81 cents, à 76,80 dollars le baril.

La banque franco-blege Dexia droit vers un démantèlement, fauchée par la crise de la dette :

 

Vue extérieure endate du 1er février 2010 du siège de Dexia à La Défense © AFP  Jacques Demarthon
Vue extérieure endate du 1er février 2010 du siège de Dexia à La Défense
© AFP  Jacques Demarthon

La banque franco-belge Dexia, rattrapée par la crise trois ans après avoir échappé de peu à la faillite, semble aller tout droit vers un démantèlement qui ferait d'elle le premier établissement européen victime de la crise de la dette.

A l'issue d'un conseil d'administration marathon de six heures réuni à Bruxelles, la banque a laissé présager un nouveau virage stratégique en ouvrant la voie, dans un communiqué sybillin, à de nouvelles cessions et alliances pour résoudre ses "problèmes structurels".

Jean-Luc Dehaene et   Pierre Mariani  le 23 février 2011 à La Défense © AFP  Eric Piermont
Jean-Luc Dehaene et Pierre Mariani le 23 février 2011 à La Défense
© AFP  Eric Piermont

Le conseil d'administration a mandaté l'administrateur délégué Pierre Mariani pour "préparer, en concertation avec les Etats et les autorités de contrôle, les mesures nécessaires pour résoudre (ces) problèmes". Plus directs, l'hebdomadaire Le Point évoque sur son site internet une "vente à la découpe", le quotidien Le Figaro annonçant de son côté une "liquidation ordonnée".

Dexia laisse notamment entendre qu'il va sans doute isoler à l'extérieur du périmètre de la banque, le portefeuille d'actifs dont il cherche à se délester progressivement depuis la crise et qui, "dans l'environnement actuel", "pèse structurellement sur le groupe", du haut de ses 95 milliards d'euros. Au-delà, le conseil souhaite "ouvrir de nouvelles perspectives de développement" aux filiales française et belge.

Malgré la restructuration menée à marche forcée depuis début 2010 sous l'impulsion de la Commission européenne, Dexia est une nouvelle fois rattrapé par ses vieux démons.

Le ministre belge des Finances Didier Reynders et son homologue français François Baroin avant une réunion de l'Eurogroupe le 3 octobre 2011 à Luxembourg © AFP  Jean-Christophe Verhaegen
Le ministre belge des Finances Didier Reynders et son homologue français François Baroin avant une réunion de l'Eurogroupe le 3 octobre 2011 à Luxembourg
© AFP  Jean-Christophe Verhaegen

L'importante réduction de son bilan et de ses besoins en liquidités à court terme n'ont pas suffi à rendre son équilibre à l'établissement, encore à la merci d'une fermeture des marchés du financement comme en septembre 2008, quand seule l'intervention des Etats français, belge et luxembourgeois l'avaient sauvé.

Trop d'actifs, trop de prêts à long terme pour trop peu de dépôts, Dexia présente, depuis sa montée en puissance au cours des années 2000, un profil risqué.

Tour à tour, les agences de notation Fitch, la semaine dernière, puis Moody's, lundi, avaient tiré la sonnette d'alarme, craignant les conséquences pour Dexia de la forte pression des marchés sur les banques françaises depuis l'aggravation début août de la crise européenne des dettes souveraines .

Le conseil d'administration a acté cette impasse et ouvert la porte à des cessions en chaîne pour desserrer l'étau des marchés, jusqu'à parvenir à un modèle viable, peut-être réduit non pas à deux pays mais à un seul.

L'immeuble de la banque franco-belge Dexia à Courbevoie, près de Paris le 29 septembre 2011 © AFP/Archives  Olivier Laban-Mattei
L'immeuble de la banque franco-belge Dexia à Courbevoie, près de Paris le 29 septembre 2011
© AFP/Archives  Olivier Laban-Mattei

Le Figaro évoque la vente de la filiale turque Denizbank, de l'activité de gestion d'actifs, de banque privée mais aussi de la branche de banque de détail en Belgique, appuyée sur le vieux Crédit communal de Belgique, né il y a 151 ans.

Quant au portefeuille de prêts aux collectivités locales françaises, qui pèse environ 70 milliards d'euros, il serait repris, toujours selon le quotidien français, par une société commune créée par la Caisse des dépôts et la Banque Postale.

Reste à trouver des acheteurs pour ces actifs dans un contexte extrêmement défavorable, où les concurrents de Dexia cherchent plutôt à réduire leur bilan et à se désengager de certaines activités. L'opération pourrait, dès lors, nécessiter le soutien des Etats.

Les gouvernements français et belge "suivent la situation" concernant le sort de la banque Dexia, et "interviendron(t) si nécessaire", a assuré dans la nuit le ministre belge des Finances, Didier Reynders, en marge d'une réunion avec ses homologues de la zone euro à Luxembourg.

Pétrole (New York) 77.15 -0.59%
  EUR/USD 1.3193 0.01%
  Euribor 1 an 2.085 0.00%
  Or 1 674.40 1.45%
     

et les commentaires de ing ce matin sur DEXIA...

DEXIA: Several options ventilated, no easy solution

Yesterday, after markets closed, Belgian and French Ministers sat together to discuss the position of Dexia, as it is substantially impacted by the EU debt crisis and currently faces severe funding issues. Apparently, Dexia considers all strategic options, including an effective break up and divestments of Turkey and Dexia AM. In a press release issued this morning, Dexia stresses its (1) balance sheet reduction to €518bn, (2) short term funding reduction of €164bn and the reduction of central banking funding and (3) clear strategy that has been defined for every business line.

According to us, the press release contains the following messages: (1) structural solutions are required, as the legacy assets starts to contaminate the group from a liquidity point of view (evidenced by the sharp increase in funding spreads that makes it economically impossible to fund or build a sustainable public finance business model), (2) there is no easy solution that satisfies both camps (French and Luxembourg /Belgian interests) given the severity of the problems and the complexity of the group/shareholder structure and (3) nothing concrete decided so far which will create more uncertainty in the short term.

The press release reads as if (semi) government shareholders have been informed on potential scenarios, but that nothing has been decided yet as this is complex and very likely painful. Clearly, Dexia and its (semi) government shareholders are aware that structural solutions are required and they are therefore supportive to a plan that has the least negative impact for stakeholders. However, given the complexity of the problem we see no easy (painless) solutions for shareholders and as such we remain cautious on Dexia. The remaining investment case, after a solution has been incorporated, is likely to be unexciting.

Price: €1.2. Last published: target price: €1.5; recommendation: SELL

09:45 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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