03/10/2011

PAS BON....

 

ACTIONS

Les inquiétudes suscitées par la crise de la zone euro devraient continuer de peser sur le moral des investisseurs, si bien que les valeurs européennes devraient démarrer la semaine en forte baisse.

Cantor Index prévoit que le FTSE 100 cédera 108 points à l'ouverture lundi, à 5.020 points, tandis que le DAX 30 abandonnerait 107 points, à 5.395 points. Le CAC 40 est attendu en recul de 52 points, à 2.930 points.

Les ministres de l'Eurogroupe doivent se réunir lundi après-midi. Si aucune annonce d'importance n'est attendue à l'occasion de ce sommet, la situation de la dette figurera probablement en excellente position dans l'ordre du jour et l'issue de la réunion pourrait donc avoir un intérêt pour les intervenants des marchés financiers, observe Jonas Olavi, stratégiste chez Nordea.

Le gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, Christian Noyer, a déclaré lundi que les craintes concernant l'exposition des banques françaises à la dette souveraine de pays en difficulté budgétaire comme la Grèce, l'Espagne et l'Irlande étaient exagérées.

Les contrats à terme de Wall Street se replient lundi. Les indices d'actions américains ont cédé du terrain vendredi pour clôturer sur leur plus forte baisse trimestrielle depuis la crise financière. L'indice Dow Jones a perdu 12% au troisième trimestre, soit son repli le plus important depuis le premier trimestre 2009 en pourcentage ; en points, il a enregistré son recul le plus marqué depuis fin 2008.

Le bond de l'inflation dans la zone euro en septembre, annoncé vendredi, a pesé sur le moral des investisseurs, qui pensent désormais qu'une baisse des taux lors de la prochaine réunion de la BCE est moins probable.

En Asie, les places financières s'inscrivent en forte baisse lundi, le trimestre débutant sur une nouvelle note sombre après les mouvements de vente observés au troisième trimestre. A 7h25, l'indice Nikkei perdait 2,4%, à 8.492,24 points.

 
 
OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient commencer la séance en hausse lundi, alors que la semaine s'annonce très chargée, avec les réunions des ministres des Finances de la zone euro et de l'Union européenne qui débutent lundi puis la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne jeudi.

Les économistes sont partagés quant aux chances que la BCE annonce un abaissement des taux d'intérêt dès jeudi, lors de la dernière réunion présidée par Jean-Claude Trichet, ou plutôt en novembre, lorsque son successeur Mario Draghi aura pris ses fonctions.

L'inflation dans la zone euro atteignant 3%, Jurgen Michels, économiste de Citigroup, s'attend à ce que la BCE laisse son principal taux directeur à 1,5% en octobre, mais elle devrait selon lui l'abaisser à 1% fin 2011, en raison des signes indiquant que la région s'oriente vers une récession.

Les obligations du Trésor américain sont stables lundi. Elles ont gagné du terrain vendredi, et les rendements à long terme ont ainsi enregistré sur le trimestre leur plus forte baisse depuis le summum de la crise du crédit. Les doutes entourant la détermination des dirigeants européens à contenir la crise du crédit pèsent sur les marchés d'actions et sur l'euro.

Lundi sera la première journée de "l'Opération Twist" lancée par la Réserve fédérale américaine. C'est ainsi que le marché surnomme le plan de la Fed consistant à vendre des titres du Trésor à maturité courte pour acheter des obligations à plus long terme.

Les titres du Trésor à maturité longue sont très prisés depuis que la Fed a annoncé le 21 septembre son intention de lancer ce plan, mais selon des gestionnaires de fonds, les prix des titres à 30 ans pourraient encore grimper.

Selon Christopher Sullivan, directeur des investissements chez United Nations Federal Credit Union, les rendements vont baisser dans les prochaines semaines. Sa préférence va aux obligations à 30 ans, qui devraient selon lui le plus grimper ces prochains mois, alors que la courbe des rendements s'aplatit, c'est-à-dire que les taux longs baissent plus vite que les taux courts.

 
 
CHANGES

L'euro recule face au dollar lundi, alors que les investisseurs s'inquiètent de la lenteur des progrès réalisés par les responsables européens en vue de résoudre le problème de dette de la Grèce et la crise économique menaçant la périphérie de la zone euro.

La morosité des marchés a conduit plusieurs banques à énoncer des prévisions pessimistes au sujet de l'euro. Wells Fargo, notamment, estime que les investisseurs devraient sous-pondérer leur exposition à la monnaie unique au sein de leurs portefeuilles, et prévoit qu'elle pourrait tomber à 1,25 dollar, voire en deçà, d'ici fin 2012.

"Les avancées réalisées par les responsables européens sur la crise de la dette devraient rester lentes et hésitantes", commente Wells Fargo. "La Banque centrale européenne évolue vers une politique monétaire plus accommodante, avec des baisses de taux et d'autres mesures de liquidités probables dans les prochains mois", ajoute la banque.

Des opérateurs pensent néanmoins que les chiffres élevés de l'inflation dans la zone euro, publiés vendredi, pourraient inciter la BCE à s'abstenir d'abaisser ses taux lors de sa prochaine réunion.

 
 
PETROLE

Les prix du brut se repliaient lundi matin en Asie, signe de perte de confiance sur les marchés financiers à cause des problèmes de dette en Europe, note Ken Hasegawa, responsable des ventes de produits dérivés de matières premières chez Newedge Japan à Tokyo. La hausse du dollar face à l'euro pourrait amener le brut WTI coté au Nymex à tester le seuil de 75,70 dollars le baril cette semaine, sur fond de fléchissement des matières premières libellées en dollars, estime-t-il.

L'augmentation de l'offre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole pourrait peser sur les cours, prévoit de son côté ANZ Bank dans une note de recherche. "Le Brent pourrait se retrouver sous pression, plusieurs enquêtes indiquant que la production de l'Opep aurait augmenté de 7.000 barils par jour" après la reprise de la production et des exportations libyennes.

A 6h00, le contrat de novembre sur le Brent coté à l'ICE perdait 54 cents, à 102,22 dollars le baril. Vers 7h20, le contrat de novembre sur le brut WTI du Nymex abandonnait 1,24 dollar, à 77,96 dollars le baril.

 

09:02 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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