30/09/2011

BONJOUR ET BON WEEK END..

 

En dépit de l'approbation par le Parlement allemand de l'extension du Fonds européen de stabilité financière, les investisseurs demeurent circonspects vis-à-vis des mesures prises par l'Europe pour tenter de résoudre sa crise de la dette.

Les opérateurs avertissent que la volatilité pourrait rester forte sur les marchés, compte tenu des incertitudes entourant la dette européenne et l'évolution des perspectives de la croissance mondiale.

Citigroup a d'ailleurs abaissé jeudi ses prévisions de produit intérieur brut 2011-2012 pour un certain nombre de pays de la zone euro, de même que pour le Royaume-Uni, le Japon et les Etats-Unis, pour la seconde fois en deux mois. La banque a noté que les perspectives de croissance continuaient de se dégrader rapidement, à la fois pour les économies avancées et les marchés émergents.

Les contrats à terme de Wall Street reculent vendredi. Le rebond du marché américain s'est essoufflé en fin de séance jeudi, pénalisé par les secteurs technologique et des produits de consommation non essentiels.

Les places boursières asiatiques s'inscrivent pour la plupart en baisse vendredi. Malgré des statistiques favorables aux Etats-Unis et des nouvelles positives en Europe, de nombreux investisseurs restent prudents alors que les responsables européens poursuivent leurs efforts pour contenir la crise de la dette souveraine de la zone euro. A 07h25, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo perdait 0,3% à 8.678,67 points.

 

CHANGES

L'euro se replie légèrement vendredi. La monnaie unique a progressé face au dollar jeudi, après l'approbation par le Parlement allemand de la révision du Fonds européen de stabilité financière.

Les parlementaires allemands ont avalisé l'attribution de nouveaux pouvoirs au FESF à une très large majorité, tout comme les Estoniens, au lendemain du vote finlandais. Ce sera au tour de l'Autriche de se prononcer vendredi.

Malgré l'adoption de la révision du FESF en Allemagne, les analystes notent que les problèmes de la zone euro sont loin d'être résolus, la Grèce restant exposée à un défaut ou à une restructuration de sa dette. Nombre d'observateurs se demandent également si le FESF a les ressources suffisantes pour empêcher une propagation de la crise grecque aux marchés obligataires de l'Espagne et de l'Italie.

 

PETROLE

Les cours du pétrole progressent vendredi matin en Asie, le feu vert du Parlement allemand au renforcement du Fonds européen de stabilité financière et la publication de statistiques encourageantes aux Etats-Unis ayant eu un effet positif sur l'humeur des investisseurs, selon les analystes.

A 06h00, le contrat sur le Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre gagnait 28 cents, à 104,23 dollars.

Vers 07h20, le contrat new-yorkais de référence sur le brut WTI pour livraison en novembre se renforçait de 56 cents, à 82,70 dollars.

"L'approbation du fonds de secours de la zone euro par le Bundestag en Allemagne et les statistiques économiques américaines supérieures aux attentes du marché soutiennent les prix du pétrole", explique Ker Chung Yang, analyste matières premières de Phillip Futures à Singapour.

La Bourse de Paris en baisse, les investisseurs ajustent leurs portefeuilles :

 

La Bourse de Paris © AFP/Archives  Eric Piermont
La Bourse de Paris
© AFP/Archives  Eric Piermont

La Bourse de Paris évoluait en nette baisse (-1,03%) vendredi, mais dans un marché calme, les investisseurs procédant à d'ultimes ajustements de leurs portefeuilles au dernier jour du trimestre.

A 09H22 (07H22 GMT), l'indice CAC 40 perdait 30,76 points à 2.999,89 points, dans un volume d'échanges de 280,32 millions d'euros. La veille, il avait gagné 1,07%, enregistrant sa troisième séance de hausse cette semaine.

"Le marché est calme", a résumé à l'AFP Yves Marçais, gérant actions chez Global Equities. Pour ce dernier jour du trimestre, les investisseurs ajustaient leurs portefeuilles, selon l'opérateur.

"On va avoir des mouvements erratiques, des sorties, des entrées, c'est mécanique comme à chaque fin de trimestre", a prédit M. Marçais.

En fin de trimestre ou d'exercice, les investisseurs procèdent à un ajustement de leurs bilans. Cet exercice, dit de "windows dressing", consiste par exemple à vendre des titres qui ont une performance médiocre.

Jeudi à Wall Street, les investisseurs n'avaient pas pu se déterminer. L'indice vedette, le Dow Jones, avait gagné 1,30%, tandis que le Nasdaq, à composition plus technologique, avait perdu 0,43%.

En Europe, la plupart des places financières avaient, elles, salué de bons indicateurs aux Etats-Unis et le vote allemand sur l'élargissement des pouvoirs du fonds de secours européen (FESF), censé aider les pays fragiles de l'Union monétaire.

Les inscriptions au chômage ont chuté de manière inattendue la semaine dernière aux Etats-Unis, à leur plus bas niveau depuis début avril. Toujours aux Etats-Unis, la croissance au deuxième trimestre a été révisée à la hausse, à +1,3% en rythme annualisé, soit 0,3 point de plus que précédemment estimé.

Mais certains analystes tempèrent.

"C'est le PIB (produit intérieur brut) du troisième trimestre qui compte car c'est durant cette période que la crise a été la plus profonde", fait remarquer Yves Marçais. "La tendance reste fragile", estime-t-il.

C'est dans ce contexte, que les dirigeants politiques de la zone euro, sous pression des marchés, continuent de s'activer pour trouver une meilleure solution à la crise de la dette qui ébranle l'Union monétaire.

Le président français Nicolas Sarkozy rencontrera dans l'après-midi le Premier ministre grec Georges Papandréou pour "faire le point avec lui de la situation que connaît actuellement la Grèce".

Au bord du défaut, la Grèce a vu jeudi ses trois principaux créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) revenir dans le pays pour inspecter ses comptes.

En jeu, le versement d'une tranche de 8 milliards d'euros d'un premier prêt consenti à Athènes en mai, nécessaire pour éviter une cessation de paiement.

Par ailleurs, la publication des chiffres de l'inflation en zone euro devrait permettre "d'avoir une meilleure visibilité des marges de manoeuvre de la BCE, dont la réunion de politique monétaire aura lieu jeudi prochain", ajoutent les analystes de CM CIC dans leur note.

Du côté des valeurs, les titres du secteur bancaire, au coeur de la tempête boursière depuis l'été, évoluaient de manière contrastée.

Si BNP Paribas (+0,88% à 31,46 euros) et Crédit AGricole (+1,44% à 5,47 euros) étaient dans le vert, le titre Société générale était, lui, dans le rouge (-1,33% à 20,75 euros).

L'action du groupe Vivendi reculait de 0,78% à 15,26 euros, alors que sa filiale SFR va lancer le 11 octobre une offre mobile à prix "très agressifs", vendue seulement sur internet, après ses concurrents Orange et Bouygues.

L'action du promoteur immobilier Kaufman & Broad s'envolait de 9,38% à 14,0 euros, après qu'il eut annoncé avoir multiplié par plus de sept à 14,1 millions d'euros son bénéfice net au troisième trimestre. Il a aussi révisé en hausse son objectif de résultat net pour l'ensemble de l'exercice.

Le titre Soitec aussi montait fortement de 3,19% à 4,17 euros. Le fabricant français de composants électroniques a confirmé sa prévision de croissance, en dépit du pessimisme affiché par son principal client, l'américain Avanced Micro Devices (AMD).

Le sites de rencontres sur internet Meetic était stable à 13,96 euros. Il a annoncé que son fondateur Marc Simoncini allait être remplacé à la présidence du conseil d'administration par un représentant du nouvel actionnaire majoritaire américain, Gregory R. Blatt.

En revanche, les titres du secteur du luxe LVMH (-3,42% à 99,67 euros) et Hermès (-1,57% à 229,05 euros) reculaient nettement, après la publication d'un mauvais indicateur sur les débouchés du luxe en Chine.

10:15 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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