23/09/2011

G20...UN PEU D'ESPOIR...Marchés à l'équilibre à 9h47...

DJIA 10.733,83 points -3,51% Nasdaq 2.455,67 points -3,25% S&P 500 1.129,56 points -3,19% Nikkei 225 8.560,26 points -2,07 (clôture du 22 septembre) Cours de change à 06h50 Variation par rapport à la clôture à New York USD/JPY 76,33 +0,12% EUR/USD 1,3509 +0,34% EUR/JPY 103,13 +0,48% 

ACTIONS

Les valeurs européennes devraient ouvrir en hausse vendredi, après la parution d'un communiqué du G20, qui s'engage à prendre des mesures "fortes et coordonnées" pour stabiliser le système financier et soutenir la croissance. La tentative de rebond devra toutefois gagner en vigueur pour que les marchés puissent clôturer en territoire positif avant le week-end.

Cantor Index prévoit que le FTSE ouvrira en progression de 33 points, à 5.075 points, tandis que le DAX prendrait 45 points, à 5.209 points, et le CAC, 31 points, à 2.813 points.

"La séance s'annonce positive en Europe, bien qu'il soit difficile de différencier les vrais achats des rachats de couverture", note Chris Weston, chez IG Markets.

Le Premier ministre David Cameron a déclaré jeudi que la crise de la dette dans la zone euro menaçait la stabilité de l'économie mondiale et que les dirigeants de la région devaient montrer la volonté politique de gérer le problème.

Dans un communiqué publié après un dîner des ministres des Finances du groupe de 20 nations développées et en développement à Washington, le G20 s'est engagé à prendre toutes les "mesures nécessaires pour préserver la stabilité des systèmes bancaires et des marchés financiers". Il a ajouté qu'il s'assurerait que les banques soit capitalisées de manière appropriée et disposent d'un accès suffisant au financement, et que les banques centrales resteraient prêtes à fournir des liquidités aux banques, le cas échéant.

Le communiqué engage également la zone euro à mettre en place les changements à apporter au Fonds européen de stabilité financière avant la prochaine réunion du G20. Il souligne que la région doit prendre des dispositions "pour maximiser son impact afin de répondre à la contagion".

Les contrats à terme américains progressent vendredi, après une fuite mondiale des investisseurs vers la sécurité jeudi. L'indice Dow Jones Industrial Average a ainsi accusé son plus fort repli en deux séances depuis novembre 2008, plombé par la montée de l'aversion au risque après le pessimisme affiché par la Réserve fédérale. L'indice Dow Jones a perdu 3,51% jeudi, sa plus forte chute depuis le 18 août, et 5,92% au cours des deux dernières séances.

La débâcle s'est poursuivie en Asie pendant la nuit, sur fond de crainte que les dirigeants politiques ne parviennent pas à empêcher une nouvelle récession mondiale.

Le marché sud-coréen a chuté de plus de 4%, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis un mois, tandis que les prix du pétrole et du cuivre se sont un peu redressés après la correction subie jeudi.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts devraient abandonner une partie de leurs gains récents, alors que les marchés d'actions tentent un timide rebond. L'agenda économique étant peu chargé vendredi, les emprunts d'Etat devraient suivre les mouvements des obligations du Trésor américain.

Les titres du Trésor américain sont en baisse vendredi. Ils ont enregistré une forte progression jeudi, qui a fait chuter le rendement des obligations à 30 ans près d'un nouveau point bas historique, au lendemain de l'annonce par la Réserve fédérale d'un rééquilibrage de son portefeuille d'obligations en faveur de maturités plus longues.

La très forte demande de sécurité des investisseurs a fait bondir les prix des emprunts d'Etat américains, alors que les marchés d'actions mondiaux et les autres actifs risqués ont chuté. L'essoufflement de l'économie mondiale et la crise du crédit qui s'intensifie dans la zone euro sont au premier rang des préoccupations des investisseurs. L'indice PMI composite de la zone euro est passé pour la première fois depuis 2009 sous le seuil de 50, dans le territoire correspondant à une contraction, tandis que le PMI préliminaire de la Chine établi par HSBC s'est encore enfoncé dans ce territoire, à 49,4 contre 49,9.

"C'est étrange que les gens soient prêts à acheter à de tels niveaux, mais avec les titres du Trésor, on sait au moins qu'on récupérera le principal même si on ne gagne pas beaucoup d'intérêts," explique Joseph Burke, gérant du risque de taux chez Interactive Brokers Timber Hill Group.

"La Fed a maintenant fini et passe le relais à Washington pour mettre sur pied un plan pour l'emploi qui passe dans la législation et permette effectivement de rétablir un certain degré de confiance dans l'économie américaine", selon Kevin Giddis, président des marchés de taux chez Morgan Keegan.

 

CHANGES

L'euro récupère vendredi une partie du terrain perdu précédemment, alors qu'un rebond semble se préparer du côté des actions et d'autres actifs.

Les difficultés financières croissantes de l'Europe ont engendré un mouvement de refuge vers le dollar jeudi. Le billet vert a atteint son plus haut niveau en huit mois face à l'euro et un point haut annuel face à la livre sterling, la recherche de sécurité ayant primé sur la perspective de rendements élevés.

Les problèmes de dette de la zone euro ne semblent pas s'améliorer et les investisseurs sont préoccupés par le risque de défaut de la Grèce et d'une propagation de ses difficultés au système financier mondial.

Cette vague de pessimisme, qui ne semble pas en finir, a éclipsé jeudi la décision de la Réserve fédérale de soutenir l'économie américaine en rééquilibrant son portefeuille d'actifs.

Compte tenu des tension croissantes dans la zone euro, les investisseurs semblent préférer ignorer les fondamentaux moroses des Etats-Unis et se ruer vers la sécurité du dollar et des obligations d'Etat américaines. "Nous vivons toujours dans un monde centré sur le dollar, et c'est la devise de réserve", explique David Gilmore, associé et analyste chez FX Analytics, en ajoutant que l'euro pourrait facilement enfoncer la barre de 1,30 dollar à court terme.

 

PETROLE

La déception suscitée par les mesures de relance dévoilées mercredi par la Réserve fédérale américaine devrait continuer de peser sur les prix de l'énergie, et le contrat à terme sur le brut du Nymex devrait trouver un support à 79,76 dollars le baril, prédit Tom Pawlicki, analyste de MF Global, dans une note. "Le marché pétrolier devrait rester orienté à la baisse à court terme, jusqu'à ce que les marchés à risque trouvent un nouveau niveau de stabilisation."

Parmi les facteurs pesant sur les cours du pétrole, T. Pawlicki cite la nouvelle "opération Twist" de la Fed, la vigueur du dollar, les incertitudes au sujet de la Grèce et l'abaissement de la prévision de croissance mondiale du FMI.

A 6h00, le contrat de novembre sur le Brent de l'ICE de Londres gagnait 74 cents, à 106,23 dollars le baril. Vers 7h20, le contrat de novembre sur le brut du Nymex progressait de 3 cents, à 80,54 dollars le baril.

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Valeurs citées
Le G20 promet de soutenir les banques et la croissance
 

Les ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G20, réunis jeudi à Washington, se sont engagés dans un communiqué à empêcher que la crise de la dette de la zone euro ne sape les banques et les marchés financiers, mais ils n'ont pas annoncé de nouvelles mesures précises pour consolider la confiance dans l'économie mondiale.

"Nous nous engageons à prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver la stabilité des systèmes bancaires et des marchés financiers, en tant que de besoin", lit-on dans le communiqué publié à l'issue du dîner des ministres et banquiers centraux, consacré pour une bonne part à la crise de la dette en Europe.

"Nous agissons résolument pour maintenir la stabilité financière, restaurer la confiance et soutenir la croissance", lit-on également.

Plusieurs banques européennes ont vu le cours de leur action chuter et leurs coûts de financement grimper, les investisseurs étant préoccupés par leur exposition à la dette de la Grèce et d'autres pays européens fortement endettés.

Les places boursières mondiales ont chuté jeudi à leur plus bas niveau en 13 mois, face au risque d'une nouvelle récession aux Etats-Unis et en raison de statistiques économiques chinoises décevantes.

Les ministres et banquiers centraux étaient réunis dans la capitale américaine avant les assemblées générales de la Banque mondiale et du FMI.

Signe que la zone euro pourrait chercher à renforcer son fonds de secours, le communiqué du G20 indique que les membres de la zone euro "auront mis en oeuvre d'ici notre prochaine réunion (NDLR en octobre) les mesures nécessaires permettant d'accroître la flexibilité du Fonds européen de stabilité financière et de maximiser son impact pour éviter la contagion".

LES BOURSES ASIATIQUES EN NET REPLI

Le G20 indique en outre dans son communiqué que "Nous assurerons que les banques disposent d'un capital adéquat et ont un accès suffisant aux financements pour faire face aux risques actuels(...)".

"Les banques centrales continueront de se tenir prêtes à fournir aux banques les liquidités nécessaires", lit-on ensuite dans le communiqué.

Illustrant le rôle croissant des pays du groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) dans le monde, le directeur de la banque centrale de Chine, Zhou Xiaochuan, a déclaré que les économies des grands pays émergents devaient relancer leur demande afin de compenser une partie du marasme engendré par le ralentissement économique constaté aux Etats-Unis et en Europe.

"Dans la période de crise actuelle, la demande intérieure de chaque économie est importante, et nous devons trouver le moyen d'accroître la demande intérieure de notre économie", a-t-il dit.

Les marchés asiatiques étaient orientés nettement à la baisse vendredi. Vers 03h50, l'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong cédait 1,60%, la Bourse de Séoul 3,79% et celle de Taipeh de 2,80%. La place financière de Tokyo était fermée pour cause de jour férié. Jeudi soir, Wall Street avait clôturé en très net repli, le Dow Jones terminant en baisse de 3,5% et le Nasdaq Composite de 3,25%.

Athenes envisagerait une decote de 50% sur sa dette :

 

ATHÈNES ENVISAGERAIT UNE DÉCOTE DE 50% SUR SA DETTE
ATHÈNES ENVISAGERAIT UNE DÉCOTE DE 50% SUR SA DETTE

ATHENES (Reuters) - Le ministre grec des finances Evangelos Venizelos a evoque devant le parlement trois scenarios pour resoudre la crise budgetaire, dont celui d'un defaut ordonne avec une decote de 50% pour les detenteurs de dette souveraine, rapporte vendredi la presse grecque.

Les deux autres scenarios sont soit un defaut desordonne, soit la mise en oeuvre du deuxieme plan de sauvetage de 109 milliards d'euros convenu le 21 juillet dernier, rapportent les journaux Ethnos et Ta Nea, citant des temoins d'un discours donne par Evangelos Venizelos.

Dans ce discours, precise Ta Nea, le ministre grec des Finances aurait en outre juge "tres dangereux" pour Athenes de demander une decote de 50%. "Ceci exigerait un large effort coordonne", aurait-il ajoute.

Angeliki Koutantou, Natalie Huet pour le service francais, edite par Benoit Van Overstraeten

 

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09:48 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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