19/09/2011

ON DEGLONFE...à 10h10.

ACTIONS

Les valeurs européennes devraient s'inscrire en baisse à l'ouverture lundi, les investisseurs restant préoccupés par l'absence d'une solution décisive au problème de dette de la Grèce.

Cantor Index prévoit que le FTSE 100 cédera 47 points à l'ouverture, à 5.321 points, tandis que le DAX abandonnerait 53 points, à 5.520 points. Le CAC 40 est attendu en recul de 48 points, à 2.983 points.

"La prudence reste de mise quant à l'évolution de la situation en Europe", observe Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Les contrats à terme de Wall Street se replient lundi. Les marchés ont signé cinq séances consécutives de hausse la semaine dernière, grâce à l'espoir que la crise de la dette en Europe finisse par être contenue.

Les valeurs financières ont cependant vu leurs gains limités par la crainte que la crise de la dette n'affecte les titres du secteur bancaire.

"Dans l'immédiat, les marchés sont encouragés par l'idée que nous allons de nouveau éviter une crise", note Michael Farr, responsable de Farr, Miller & Washington. "Mais il n'y a aucune certitude que l'issue soit un succès."

En Asie, les marchés d'actions cèdent du terrain lundi parallèlement au repli de l'euro, les investisseurs s'inquiétant du manque de progrès réalisés en vue de résoudre les problèmes de dette en Europe. La Bourse de Tokyo est fermée lundi pour cause de jour férié.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient commencer la séance en hausse, les investisseurs privilégiant de nouveau la sécurité après l'issue non concluante de la réunion sur la dette de la Grèce et des mesures à prendre pour la réduire.

Plusieurs facteurs pesaient déjà sur l'humeur du marché. Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg et président de l'Eurogroupe, a déclaré vendredi que le versement de la prochaine tranche d'aide à la Grèce, prévu ce mois-ci, serait repoussé jusqu'en octobre. Cela a accru les inquiétudes du marché quant au risque d'un défaut grec.

Vendredi, les spéculations autour d'un éventuel déclassement de l'Italie par l'agence de notation Moody's ont déclenché un mouvement de vente sur les actions BNP Paribas et Crédit Agricole, les plus exposées parmi les banques françaises à la dette souveraine italienne.

Les prix des obligations du Trésor américain sont en hausse lundi. Les emprunts d'Etat américains ont terminé la séance sur une note positive vendredi, à l'issue d'une séance agitée, profitant des inquiétudes suscitées par les problèmes de dette souveraine de la zone euro.

Certains investisseurs ont réduit leurs positions pour se tourner vers des produits à plus haut rendement, comme les obligations d'entreprises notées dans la catégorie investissement. Les opérateurs jugent cependant peu probable que les rendements des titres du Trésor enregistrent une hausse significative, compte tenu des incertitudes entourant la zone euro et les perspectives de croissance mondiale.

Selon Kevin Giddis, président des marchés de taux chez Morgan Keegan Inc., le rendement des titres à dix ans devrait à court terme se situer dans une fourchette de 1,90% à 2,25%.

Certains investisseurs pariant sur une hausse des prix des obligations espèrent que la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale cette semaine déclenchera une nouvelle baisse des taux. Ils pensent que la Fed pourrait vendre des obligations arrivant prochainement à échéance pour acheter des obligations du Trésor à long terme.

Le risque est un mouvement de vente sur les obligations à long terme si la Fed déçoit les investisseurs.

 

CHANGES

L'euro s'est replié face au dollar lundi matin en Asie, alors que les ministres des Finances de la zone euro ont différé ce week-end le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide à la Grèce, notent des analystes.

Malgré l'action concertée menée jeudi par cinq des principales banques centrales mondiales pour injecter des dollars dans le système bancaire européen, les intervenants ne sont toujours pas convaincus que les tensions financières qui affectent les marchés vont se dissiper prochainement. En outre, les Parlements de tous les Etats de la zone euro doivent ratifier la décision d'accroître la taille du Fonds européen de stabilité financière, et l'issue est loin d'être assurée.

"La Grèce a un problème de taille, peut-être même insoluble", indique David Feldman, responsable des investissements chez Palladiem Partners, L.P. "Je ne vois pas d'issue facile".

Faute de solution pérenne, la probabilité d'un défaut désordonné est proche de 50%, ajoute-t-il. Une telle issue renforcerait les tensions qui s'exercent sur l'euro, qui a atteint il y a peu son plus bas niveau depuis près de sept mois face au billet vert, à moins de 1,35 dollar.

 

PETROLE

Les cours du pétrole se sont repliés lundi en Asie, sur fond d'inquiétudes persistantes au sujet de la crise de la dette de la zone euro et de la morosité de l'économie américaine.

A 6h00, le contrat sur le Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre reculait de 81 cents, à 111,41 dollars le baril. Vers 7h20, le contrat de référence de New York, sur le brut WTI pour livraison en octobre, perdait 1,22 dollar, à 86,74 dollars le baril.

La semaine dernière, les ministres des Finances de la zone euro ont décidé à l'issue d'une réunion en Pologne de repousser jusqu'à octobre la décision de débloquer 8 milliards d'euros de prêts consentis à la Grèce dans le cadre de son sauvetage, jusqu'à ce que le pays arrive à convaincre ses auditeurs qu'il est en bonne voie pour réduire son déficit.

Selon les analystes, les investisseurs attendent aussi la décision de la Réserve fédérale américaine sur ses taux d'intérêt à l'issue de la réunion de son comité de politique monétaire mardi et mercredi.

"On s'attend à ce que la Fed [...] annonce de nouvelles mesures de politique monétaire," indique DBS Bank dans un commentaire de marché. Selon la banque, il est très improbable que les discussions du comité de politique monétaire de la Fed s'achèvent sans qu'une action soit entreprise.

  • AFP le 19/09/2011 à 09:53

La Bourse de Paris en baisse, déçue par l'absence d'avancées sur la Grèce :



La Bourse de Paris
© AFP/Archives  Eric Piermont

La Bourse de Paris évoluait en forte baisse lundi matin, perdant 2,12%, déçue par l'absence de mesures concrètes sur le sauvetage de la Grèce à l'issue d'une réunion qui a mis en lumière la division des responsables européens face à la crise de la dette.

A 09H30, le CAC 40 lâchait 64,24 points à 2.966,84 points. Vendredi, l'indice vedette de la place parisienne avait cédé 0,48% mais il avait terminé la semaine sur un gain de 1,90%.

Les marchés européens se montraient dépités après la réunion de deux jours des ministres des Finances européens en Pologne, faute d'avancées sur le dossier grec et la crise de la dette en zone euro.

"Aucune décision n'a été prise pendant la réunion de l'Eurogroup de ce week-end. Malgré la nécessité d'agir, les dirigeants européens font toujours preuve de lenteur et n'ont toujours pas ratifié les mesures promises le 21 juillet", observent les analystes de Saxo Banque dans une note.

Les responsables européens ont fait part de leurs divisions et se sont seulement retrouvés pour critiquer les Etats-Unis qui ont demandé à la zone euro de mobiliser plus d'argent pour régler la crise.

Le manque de réponse "n'est pas susceptible d'apaiser rapidement les inquiétudes des investisseurs. La valorisation des marchés européens restera faible tant que les investisseurs n'auront pas le sentiment qu'une solution durable a été trouvée pour la Grèce", renchérissent les économistes du courtier Aurel BGC.

La journée de lundi sera très importante pour la Grèce qui tiendra à 12H00 GMT (14H00 à Paris) une téléconférence avec la troïka représentant les créanciers du pays, à savoir la zone euro, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI).

Le pays essaiera de montrer qu'il respecte ses engagements budgétaires, seul moyen d'obtenir le versement de la prochaine tranche de prêts internationaux de 8 milliards d'euros, une décision attendue en octobre.

Le gouvernement grec a d'ailleurs annoncé dimanche qu'il procèderait à de nouvelles mesures d'économies en 2012 pour réduire le secteur public.

Les valeurs bancaires étaient les premières victimes des hésitations en zone euro, même si l'agence d'évaluation financière Moody's a prolongé la période d'examen de la note de l'Italie, qu'elle envisage d'abaisser. Des rumeurs de dégradation avaient pesé sur plusieurs titres bancaires vendredi.

BNP Paribas perdait 2,54% à 27,48 euros et Société Générale 4,17% à 18,17 euros. Crédit Agricole ne lâchait que 0,35% à 4,90 euros.

Hors CAC 40, NicOx s'envolait (+14,81% à 1,27 euro). Une étude préliminaire semble montrer l'efficacité de l'oxyde nitrique (substance chimique sur laquelle NicOx a assis son développement) pour réduire les effets secondaires de certaines statines utilisées pour réduire le taux de cholestérol.

les indices 0 10h13...

BEL 20 * 2117.05 -39.34 -1.82 %  
AEX * 275.80 -5.93 -2.11 %  
CAC 40 * 2964.23 -66.85 -2.21 %  
Euronext 100 * 558.50 -10.96 -1.92 %  
Next 150 * 1338.05 -22.69 -1.67 %  
DAX 5431.14 -142.37 -2.55 %  
FTSE MIB 14155.36 -392.02 -2.69 %  
IBEX 35 11070.80 23.00 0.21 %  
SMI 5378.45 -74.43 -1.36 %  
SLI 809.31 -14.62 -1.77 %  
SPI 4915.84 -65.65 -1.32 %  
FTSE 100 5269.75 -98.66 -1.84 %  
Dow Jones * 11509.09 75.91 0.66 %  
Nasdaq 100 2306.09 0.00 0.00 %  
Nasdaq 2622.31 0.00 0.00 %  
OMX Nordic 40 820.09 -20.10 -2.39 %  
OMX Helsinki 25 1900.05 -44.91 -2.31 %  
OMX Stockholm 30 903.50 -23.65 -2.55 %  
OMX Copenhagen 20 342.62 -4.97 -1.43 %  
LibelléDernierVar.
EUR/USD 1.3693 -0.73%
Euribor 1 an 2.068 0%
Gold Index 1817.00 0.24%
Pétrole (New York) 86.82 -1.30%

10:14 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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