08/09/2011

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Groupon reporterait son entrée à Wall Street

Source : Capital.fr
07/09/2011 à 11:11 / Mis à jour le 07/09/2011 à 12:26
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Groupon reporterait son entrée à Wall Street
© DR

Le krach boursier force Groupon à revoir ses projets de mise sur le marché. Censé s'introduire à Wall Street ce mois-ci, sur la base d'une valorisation proche de 20 milliards de dollars, le site spécialisé dans les achats groupés aurait décidé de retarder l'opération, selon le Wall Street Journal.

L'agitation des marchés n'est peut-être pas la seule cause de ce report. Groupon est en effet surveillé de près par la Securities and Exchange Commission (SEC). Le gendarme de la Bourse américaine a exigé aux dirigeants de mettre fin à une mesure comptable controversée, qui exclut certains coûts dans le calcul du résultat du groupe. La SEC aurait aussi demandé à Andrew Mason, le patron du groupe, de s'expliquer sur la fuite dans la presse d'un e-mail interne, évoquant la situation financière de l'entreprise.

Autre ombre au tableau : certains experts doutent de la viabilité du business de Groupon. Plombés par d'importantes dépenses marketing, les résultats du groupe s'enfoncent dans le rouge (255 millions de dollars de perte nette au premier semestre). Et les recettes par membre sont en constante baisse. Un cabinet d'analyse, PrivCo, a même récemment évoqué la possibilité que la société soit à court de cash d'ici quelques mois.

Une hypothèse alarmiste démentie par Andrew Mason. Reste que les achats groupés ne constituent pas forcément l'eldorado espéré. Facebook ne vient-il pas d'ailleurs de jeter l'éponge ?

  • AFP le 08/09/2011 à 08:09

La BCE devrait garder son taux à 1,5% en raison de la croissance poussive :



Jean-Claude Trichet le 29 août 2011 au Parlement européen à Bruxelles
© AFP/Archives  Georges Gobet

La Banque centrale européenne (BCE) devrait maintenir jeudi son principal taux directeur à 1,5%, un scénario voué à durer en raison de la crise de la dette en zone euro et des inquiétudes sur un ralentissement économique généralisé, estiment les analystes.

Après deux relèvements en avril et juillet, de 25 points de base à chaque fois, "nous n'attendons pas de nouvelle hausse" jeudi, écrivent les analystes de Postbank.

Leurs confrères de UniCredit sont d'avis que s'ouvre même "une période prolongée de politique de taux stables".

Ils en veulent pour preuve les récentes déclarations du président de la BCE Jean-Claude Trichet devant le Parlement européen, selon lesquelles l'institution monétaire est en train "d'évaluer" les perspectives de l'inflation face à une croissance qui s'annonce "modeste".

Or, c'est le niveau de l'inflation en zone euro, qui évolue au-dessus du seuil toléré par la BCE de 2% depuis la fin d'année dernière, qui a justifié les précédents tours de vis.

Mais depuis, la croissance européenne montre des signes d'essoufflement, y compris en Allemagne, première économie de la zone.

En juillet, la croissance de l'activité privée en zone euro a à nouveau stagné, selon des chiffres publiés mardi qui font dire aux économistes de Deutsche Bank que "la hausse (de taux) de juillet pourrait avoir été une erreur".

Certains s'attendent même à ce que la BCE soit contrainte de faire machine arrière et de baisser ses taux dans les mois à venir.

"Les chiffres et études récents suggèrent que le prochain geste de la BCE pourrait être en fait de baisser ses taux d'intérêt", estime ainsi Howard Archer, de IHS Global Insight.

Pour Jennifer McKeown, de Capital Economics, elle sera peut-être contrainte de le faire dès décembre. La tâche en reviendrait donc à l'Italien Mario Draghi, qui succédera à M. Trichet le 1er novembre à la tête de l'institution monétaire de Francfort (ouest).

D'autant que la BCE est isolée dans sa stratégie de resserrement monétaire. La Banque centrale américaine, la Fed, a elle annoncé le 9 août qu'elle était prête à maintenir ses taux proches de zéro jusque mi-2013 tandis que la Banque d'Angleterre ne prévoit pas de relever les siens avant la fin 2012.

Lors de la conférence de presse qui suit la décision sur les taux, M. Trichet sera sans doute une nouvelle fois soumis à un feu de questions sur son programme de rachat d'obligations publiques sur le marché secondaire, où s'échangent les titres déjà émis. Une tâche dont la BCE a toutefois obtenu fin juillet d'être déchargée par le Fonds d'aide européen (FESF), une fois que les parlements nationaux auront voté l'élargissement de ses prérogatives.

Introduit en mai 2010, ce programme controversé au sein même de la banque centrale avait été mis en sommeil pendant près de cinq mois avant d'être relancé début août face à l'accentuation de la crise de la dette et aux appels pressants de responsables européens impuissants à calmer la spéculation sur les marchés.

Depuis, la BCE a racheté pour près de 43 milliards d'euros de dette publique, portant le montant total qu'elle détient à 115,5 milliards. Avec succès jusqu'à présent, puisque les taux d'emprunt italiens et espagnols se sont détendus.

Le président de la Banque centrale allemande et membre du conseil des gouverneurs de la BCE Jens Weidmann s'est toutefois publiquement inquiété de l'effacement des frontières entre "politiques monétaire et budgétaire", qui selon lui menace la crédibilité des banques centrales.

Le président allemand Christian Wulff a lui jugé ce programme "discutable sur le plan légal".

Mais "quelle alternative y avait-il?", lui a rétorqué le président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), l'Allemand Thomas Mirow, tandis que M. Trichet a appelé à l'application rapide de l'accord européen du 21 juillet.

DE DOW JONES...

Les marchés d'actions sont attendus dans le vert avant la décision de la BCE
DJIA 11.414,86 points +2,47% Nasdaq 2.548,94 points +3,04% S&P 500 1.198,62 points +2,86% Nikkei 225 8.785,18 points +0,25% (en séance) Cours de change à 06h50 Variation par rapport à la clôture à New York USD/JPY 77,37 +0,14% EUR/USD 1,4063 -0,24% EUR/JPY 108,79 -0,05% 

ACTIONS

Les Bourses européennes devraient commencer la séance en hausse jeudi et poursuivre ainsi le rebond entamé mercredi à la faveur de quelques bonnes nouvelles en Allemagne et des espoirs de voir les Etats-Unis prendre des mesures pour relancer l'emploi.

Selon Cantor Index, le FTSE devrait gagner 17 points à l'ouverture, à 5.335 points, tandis que le DAX progresserait de 32 points, à 5.437 points. Le CAC est attendu en hausse de 19 points, à 3.092 points.

Selon Joshua Raymond, stratégiste marché en chef chez City Index, le marché a bien accueilli la décision de la cour constitutionnelle allemande de rejeter une série de plaintes visant à bloquer la participation de l'Allemagne aux plans de sauvetage mis sur pied par la zone euro pour venir en aide aux pays membres en difficulté. Les "sages" allemands ont cependant estimé qu'il fallait à l'avenir que le Parlement donne son feu vert pour toute mesure d'aide de grande importance, ce qui risque de compliquer et de ralentir la prise de décision pour les futurs plans de sauvetage décidés par le pouvoir exécutif allemand.

Sur le front des indicateurs, la publication de données meilleures que prévu sur la production industrielle allemande a également contribué à améliorer l'humeur des investisseurs.

Les contrats à terme sur les valeurs américaines sont dans le rouge jeudi. Après trois séances de baisse, Wall Street a clôturé en hausse mercredi, grâce à une actualité encourageante en Allemagne, en Italie et aux Etats-Unis.

Le secteur financier a enregistré les plus fortes progressions, mené par Bank of America. La première banque américaine s'est adjugé 7% après l'annonce d'un remaniement de sa direction. Dans le sillage de BofA, Morgan Stanley a pris 6,5% et Citigroup a fini en hausse de 4,6%.

Le secteur énergétique a également bien progressé, grâce à une forte hausse du prix du brut. Chevron a pris 3,9%, et Exxon Mobil, 3,5%.

Du côté des valeurs technologiques, Yahoo a bondi de 5,4% à la suite du renvoi de sa directrice générale Carol Bartz. Cisco Systems a gagné 3,9%, et Intel 2,8%.

Les marchés asiatiques affichaient un tableau contrasté jeudi matin, après un début de séance positif grâce à l'annonce de la validation par la Cour constitutionnelle allemande de la participation de l'Allemagne aux plans de sauvetage de la zone euro.

"Le rebond des actions dans la région s'est cependant essoufflé, sous l'effet de prises de bénéfices à l'approche d'importants évènements ce soir, comme les discours du patron de la Fed, Ben Bernanke, et du président des Etats-Unis Barack Obama, indique Ben Potter, stratégiste de IG Markets.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient ouvrir en baisse jeudi, alors que des signes de progrès apparaissent sur le front de la crise de la dette de la zone euro et que les investisseurs attendent les discours du président des Etats-Unis et de celui de la Réserve fédérale.

La réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne, prévue aujourd'hui, sera suivie de très près par les investisseurs, en quête d'indices suggérant que la BCE pourrait adopter un ton plus neutre et plus prudent, indique DBS Group Research dans une note. Selon le cabinet de recherche, la BCE pourrait déclarer que si les craintes de ralentissement économique mondial et le pessimisme ambiant demeurent, les risques d'inflation ne seront pas orientés à la hausse, ce qui laisserait présager une pause dans le cycle de relèvement des taux pour le moment.

Les rendements des emprunts d'Etat italiens et espagnols ont reculé mercredi. Le rendement de l'emprunt espagnol à dix ans est passé sous les 5%, à 4,981%, contre 5,166%, tandis que celui de l'Italie est tombé à 5,24%, contre 5,48% mardi. Le rendement du Bund allemand reste très bas, à 1,904%.

Le Sénat italien a approuvé un plan d'austérité d'un montant de plus de 50 milliards d'euros, destiné à équilibrer le budget du pays en 2013 et à réduire sa dette, qui atteint 120% du produit intérieur brut. Ce plan sera présenté jeudi à la chambre basse du Parlement. Son approbation définitive devrait intervenir dans les jours qui viennent.

Les chefs d'entreprises du Royaume-Uni ont pour leur part accentué jeudi leurs mises en garde contre une récession économique imminente, et ont appelé la Banque d'Angleterre à reprendre immédiatement son programme d'achats d'actifs pour écarter le danger.

Les emprunts du Trésor américain gagnent du terrain jeudi. Les investisseurs ont vendu les valeurs refuges que sont les bons du Trésor mercredi, mettant ainsi fin à trois séances consécutives de hausse.

L'actualité économique a été encourageante mercredi, notamment la confirmation par la Cour constitutionnelle allemande de la légalité de la participation du pays au premier plan de sauvetage grec, et l'adoption par le Sénat italien d'un plan de rigueur de plus de 50 milliards d'euros.

Aux Etats-Unis, le président d'une Fed régionale a promu l'idée de nouvelles mesures de relance monétaire, même si cela doit entraîner l'inflation au-delà des niveaux désirés.

Tous les regards se tournent maintenant vers le discours de Barack Obama sur l'emploi et celui du président de la Fed, Ben Bernanke, qui fera jeudi sa première apparition publique depuis Jackson Hole.

B.Obama devrait proposer, selon la presse, un plan de création d'emplois de 300 à 400 milliards de dollars.

La Réserve fédérale envisage quant à elle trois mesures non conventionnelles pour redresser l'économie et semble de plus en plus encline à en prendre au moins une alors que la prochaine réunion du Comité de politique monétaire doit se tenir les 20 et 21 septembre prochains.

 

CHANGES

Le dollar est en hausse face à l'euro et aux autres devises majeures jeudi, alors que les marchés intègrent la possible adoption aux Etats-Unis de mesures pour soutenir le marché de l'emploi.

Les investisseurs continuent d'absorber le choc de la décision, annoncée mardi, de la Banque nationale suisse de fixer un taux plancher de 1,20 franc suisse pour un euro, car elle considère le niveau élevé de la devise helvétique comme une menace pour l'économie.

"Qu'une telle initiative ait été jugée nécessaire illustre certaines des tensions actuelles dans le système financier mondial", commente Flor O'Donoghue, analyste de la maison de courtage Davy à Dublin.

"Les craintes viennent bien sûr en grande partie de la zone euro. L'une des préoccupations du marché est notamment de savoir si des pays comme la Grèce ou l'Italie auront la volonté de mettre en oeuvre des mesures budgétaires et de réduction de la dette et si l'Allemagne est prête à servir de garantie", note F. O'Donoghue.

 

PETROLE

Les craintes d'ouragan aux Etats-Unis ont fait progresser les contrats à terme sur le pétrole brut coté à New York vers 90 dollars jeudi pendant la séance asiatique, alors que les stocks du pays sont attendus en baisse en raison de la fermeture des sites de production pétrolière du golfe du Mexique, indiquent des analystes.

A 06h00, le contrat d'octobre sur le Brent de mer du Nord avançait de 18 cents, à 115,98 dollars le baril. Vers 07h20, le contrat d'octobre sur le brut léger doux coté à New York prenait 21 cents, à 89,55 dollars le baril.

Les fermetures de raffineries dans le golfe du Mexique à l'approche de la tempête tropicale Lee de la côte Est des Etats-Unis soutiennent les cours du brut, constate Sanjeev Gupta, qui dirige le département pétrole et gaz de Ernst & Young à Singapour.

08:58 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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