07/09/2011

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de l'INVESTISSEUR...

APERÇU DES MARCHÉS

Soulagement

Ce matin tous les regards étaient rivés sur la décision de la cour constitutionnelle allemande. Celle-ci s'est finalement prononcée en faveur d'une aide aux pays d'Europe les plus endettés tout en soulignant que le parlement allemand devrait  donner sa bénédiction pour l'aide financière future. Les marchés ont poussé un cri de soulagement et les indices ont allègrement progressé en Europe de 2,5% voire plus (même + 3,6% pour l'indice parisien CAC40). Comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule: il y a eu aussi dans l'après-midi l'annonce d'un chiffre favorable pour la production industrielle allemande en juillet. Le secteur cyclique automobile allemand s'est du coup distingué avec un gain de pas moins de 6,1% en moyenne. A Paris, Renault a même gagné 7,4%. Les actions des matières premières, elles aussi cycliques, étaient également à la fête : Arcelor Mittal +6,4% et Nyrstar +6,8%. Ce dernier nommé fait même partie des vedettes du jour du Bel 20 (+2,8%). Bekaert et Umicore regagnent rapidement 4,5%. Malgré un abaissement de rating de 'A-'  à 'BBB+' par S&P, Solvay a pu clôturer sur une note positive de + 2,4%.

A Wall Street, les gains sont un peu plus modestes. Après deux heures de transactions, le Dow Jones s'améliore de 1,6% tandis que le Nasdaq décolle de 2%. Ce soir, les analystes seront attentifs à la publication du 'Livre Beige' qui donne une indication sur l'évolution économique future.

Ce premier rebond des bourses fait fléchir le cours de l'or de 3,5%, à 1806 USD/once. Le pétrole, profitant du regain d'optimisme, se renchérit pour sa part de 1,5%
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AGENDA

Jeudi 8 septembre 2011

 
  • USA:balance commerciale, juillet - attendu : -51 mia. USD
  • Zone euro:décision sur les taux par la BCE, 13h45  - attendu : tauxde base inchangé de 1,5%
  • AFP le 07/09/2011 à 17:56

Etats-Unis : Obama proposerait d'injecter 300 milliards dans l'économie



Barack Obama le 5 septembre 2011 à Detroit
© AFP/Getty Images/archives  Bill Pugliano

Le président Barack Obama devrait proposer jeudi au Congrès d'injecter 300 milliards de dollars dans l'économie américaine pour lutter contre un chômage obstinément élevé, gros point noir de son bilan à 14 mois de la présidentielle de 2012.

Selon des sources au parti démocrate, citées par la chaîne CNN, M. Obama tentera de faire passer ce plan de relance en offrant au Congrès, où ses adversaires républicains sont en position de force, de compenser ces dépenses par des mesures d'économie du même montant.

Le chiffre de 300 milliards de dollars, n'a pas été confirmé dans l'immédiat par la Maison Blanche. "Jeudi soir, le président proposera de nouvelles initiatives importantes pour créer des emplois et faire croître l'économie, et elles seront financées en intégralité", a affirmé mercredi matin le chef de la communication de M. Obama, Dan Pfeiffer, sur son compte Twitter.

Le montant évoqué est à mettre en rapport avec les quelque 787 milliards de dollars du plan de relance initial adopté au tout début de la présidence de M. Obama, en février 2009.

Il s'agissait alors de tenter de surmonter les effets de la crise des crédits "subprime" ayant éclaté à l'automne 2008, et qui s'était propagée à l'économie réelle et à l'emploi. Mais deux ans et demi plus tard, la situation sur le front du chômage, même stabilisée, reste préoccupante.

L'économie américaine a détruit autant d'emplois qu'elle en a créés en août, mettant fin à dix mois consécutifs d'embauches nettes, et le taux de chômage officiel du pays s'est maintenu à 9,1%. Les Etats-Unis sont encore très loin d'avoir regagné les huit millions d'emplois perdus lors de la récession.

Ce chiffre, conjugué à d'autres indicateurs économiques à l'orange, alimente les craintes d'une replongée dans la récession trois ans après l'éclatement de la crise du crédit, et pèsent sur les marchés.

La popularité de M. Obama, candidat à sa réélection en novembre 2012, pâtit aussi de cet état de fait, oscillant autour de 40%, au plus bas depuis l'installation de l'ancien sénateur démocrate dans le Bureau ovale en janvier 2009.

Même si M. Obama ne prête pas une attention démesurée aux sondages, selon son porte-parole Jay Carney, ce chiffre est de mauvais augure à moins de 14 mois de l'élection présidentielle.

Les candidats à l'investiture républicaine, qui doivent débattre mercredi soir entre eux en Californie (ouest), ne se privent pas d'étriller sa gestion. L'un des favoris, Mitt Romney, a assuré mardi savoir ce que M. Obama allait proposer. "J'ai vu la première version, la deuxième, la troisième, la quatrième et la cinquième. Elles ne marchent pas", a-t-il ironisé.

Selon l'agence Bloomberg, les 300 milliards de dollars prendraient la forme d'allègements fiscaux et de dépenses d'infrastructures, et seraient financés par des hausses d'impôts les années suivantes, dans le cadre du plan de réduction de la dette fédérale, qui prévoit également des réductions des dépenses.

De telles mesures devraient toutefois se heurter à l'hostilité des républicains, majoritaires à la Chambre des représentants et dotés d'une minorité de blocage au Sénat. Ces derniers estiment que les réductions à la fois d'impôts et de dépenses sont les meilleurs moyens de relancer l'emploi.

La Maison Blanche et les républicains du Congrès se sont longuement opposés en juillet sur la hausse du plafond de la dette et la réduction des déficits, avant de parvenir in extremis à un accord.

18:10 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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