01/09/2011

1% de RECUL à 13h...

  • AFP le 01/09/2011 à 12:50

La Bourse de Paris recule, prudente avant les chiffres sur l'ISM américain :


La Bourse de Paris reculait jeudi à la mi-journée, les investisseurs prenant leurs bénéfices après trois séances de hausse et jouant la prudence avant la publication de l'indice ISM d'activité dans l'industrie américaine.

A 12H32 (10H32 GMT), le CAC 40 perdait 1,09%, cédant 35,81 points à 3.220,95 points dans un volume d'échnages de 1,191 milliard d'euros.

"Le marché avait progressé sur les trois dernières séances de plus de 5%, il est normal que les investisseurs prennent leurs bénéfices", commente Arnaud de Champvallier, gérant d'actions chez Turgot Asset Management.

Les intervenants s'inquiètent aussi de l'activité manufacturière aux Etats-Unis qui pourrait être décevante alors que cette dernière a chuté en zone euro à son plus bas niveau depuis deux ans.

La crise de la dette pesait aussi sur les échanges alors que les discordances entre dirigeants européens perdurent. Dernière en date, le président de l'UE, Herman Van Rompuy, a minimisé la portée de la "règle d'or" budgétaire que Paris et Berlin veulent imposer à la zone euro, au moment même où la France en vantait les mérites.

Les responsables de la zone euro "peinent toujours à s'accorder sur les détails" d'une nouvelle aide à la Grèce, et ces désaccords persistants mettent en lumière le fait que les ministres des Finances continuent de représenter principalement leurs intérêts nationaux, soulignent les analystes de Commerzbank.

Du côté des valeurs, les bancaires cédaient du terrain sur fond d'incertitudes sur une éventuelle recapitalisation de certaines banques en Europe. Crédit Agricole perdait 4,27% à 6,52 euros, BNP Paribas 2,04% à 35,14 euros et Société Générale 0,47% à 23,25 euros.

Hors CAC 40, Lagardère abandonnait 9,89% à 21,45 euros, alors que le groupe de médias a revu à la baisse ses prévisions pour 2011 après avoir publié une chute de 65% de son bénéfice net au premier semestre.

Eiffage cédait 12,54% à 29,65 euros. Le groupe de BTP a vu son bénéfice net chuter de 38,5% au premier semestre à 43 millions d'euros.

April perdait 7,47% à 13,450 euros après avoir publié un bénéfice en recul de 27,3% au premier semestre 2011 à 29,5 millions d'euros.

Fimalac prenait 5,64% à 25,84 euros, porté par l'annonce de la cession de sa filiale Algorithmics, spécialisée dans les logiciels pour l'industrie financière, à l'américain IBM.

  • Cercle Finance le 01/09/2011 à 12:43

Marché : l'euro en baisse générale après le PMI.


(CercleFinance.com) - La monnaie unique européenne semblait bien partie, jeudi midi, pour aligner sa troisième séance de baisse consécutive. Aux environs de 12 heures 45, la devise européenne cédait 0,70% contre le dollar à 1,4280. Rappelons que la parité avait terminé au-delà des 1,45 dollar lundi soir.

Les mouvements de parité de changes sont cependant contrastés : si la stabilité prédomine contre le yen à 110,16, l'euro perd 0,47% contre la livre à 0,8804 et surtout 1,41% contre le franc suisse à 1,1431. Le ministre de l'Economie helvétique, qui a souligné les effets limités des interventions de la banque centrale, a déclaré que la Suisse devait s'habituer à vivre avec une devise forte, rapportent les cambistes de Pictet & Cie ce matin.

La faiblesse de l'euro a également des causes structurelles. Certains des derniers indicateurs américains ont récemment été jugés rassurants. Certes, l'enquête ADP n'a fait état que de 91.000 créations de postes en août, contre environ 100.000 attendus. Mais hier, la hausse des commandes à l'industrie a aussi dépassé les attentes du marché.

En outre, l'indice d'activité PMI pour la zone euro publié ce matin par l'institut Markit est tombé sous le niveau de 50 points, qui sépare l'expansion de la contraction. En août, l'indice PMI manufacturier final pour la zone euro s'est établi à 49 points, un niveau inférieur à sa dernière estimation flash de 49,7. Seuls l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Autriche restent au-dessus du seuil des 50 points.

'Le PIB n'ayant augmenté que de 0,2% au cours du deuxième trimestre, il existe un risque croissant de retour de la récession au cours du deuxième semestre de l'année', a averti Chris Williamson, l'économiste en chef de Markit.

Même l'Allemagne, dont le PMI a atteint un plus bas de 23 mois, inquiète les marchés. 'Alors que le principal moteur de l'économie européenne commence à sentir les tensions, il y a peut-être toutes les raisons de rester prudent à court terme', estime-t-on chez IG Markets.

On a appris aussi que le PIB de l'Allemagne n'avait augmenté que de 0,1% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, selon une estimation en données corrigées de variations de prix, saisonnières et calendaires. Cette faible progression intervient après une croissance de 1,3% sur les trois premiers mois de l'année par rapport aux trois derniers de 2010.

Cet après-midi, les opérateurs suivront, depuis les Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage (prévision : 410.000 ; précédent : 417.000) et l'indice ISM manufacturier pour août, également attendu en baisse sous le seuil fatidique des 50 points (prévision : 48,5 points ; précédent ; 50,9).

L'actualité Bourse

Le 01/09/2011 à 10:38 - Mis à jour le 01/09/2011 à 12:49

Les sociétés du CAC 40 engrangent toujours plus de profits

Les sociétés du CAC 40 engrangent toujours plus de profits
© REA

 

par Alexandre Bobskenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - Les résultats cumulés des sociétés du CAC 40 (PX1 3221.6 -1.08%) ont progressé de 11% au premier semestre, mais cette performance d'ensemble masque d'importantes disparités, plus de la moitié des entreprises de l'indice phare de la place parisienne ayant publié des chiffres moins bons que prévu.

Les sociétés ayant subi la fluctuation des devises et une augmentation des coûts de fabrication ont ainsi déçu le marché tandis que les entreprises capables de répercuter dans leurs prix de vente les hausses de coûts ont davantage résisté, soulignent les analystes.

Dès le début du mois d'août, la qualité des résultats publiés avaient été jugée mitigée par les analystes qui soulignaient alors que la moindre déception était lourdement sanctionnée en Bourse, un mouvement amplifié par les craintes sur l'économie mondiale et les dettes souveraines.

"Les résultats ont été mitigés, mais les publications n'ont pas été aussi mauvaises que ne le laisse croire la réaction des marchés. Les sanctions du marché sont injustifiées et exagérées", commente Alexandre Baradez, analyste de marché chez Saxo Banque.

Alcatel-Lucent (ALU 2.53 -1.44%) et Vallourec (VK 61.55 -1.76%) avaient chuté respectivement de plus de 15% et de près de 17% en Bourse dans le sillage de leur publication.

Selon les chiffres compilés par Reuters, les bénéfices cumulés des sociétés de l'indice CAC 40 ont atteint 46,59 milliards d'euros contre 41,96 milliards un an plus tôt et 45,91 milliards attendus par les analystes du consensus Thomson Reuters I/B/E/S. Toutefois, 21 sociétés ont dévoilé des résultats inférieurs aux attentes.

Le chiffres d'affaires cumulé des entreprises du CAC 40 a progressé de 7%, à 661,21 milliards sur les six premiers mois de l'année, contre 652,59 milliards espérés par le marché.

En excluant Alstom (ALO 31.93 -1.22%) et Pernod Ricard dont les exercices fiscaux sont décalés par rapport au calendrier, les profits du CAC 40 ressortent en hausse de 11%, à 46,21 milliards d'euros, et leur chiffre d'affaires en augmentation de 7%, à 648,08 milliards d'euros.

"La confiance des consommateurs, qui est au plus bas, constitue le principal problème pour le reste de l'année, car cela signifie que les dépenses des consommateurs risquent de diminuer, ce qui pourrait peser sur les résultats des troisième et quatrième trimestres", prévient Alexandre Baradez.

Ce dernier estime que ces prochains résultats pourraient ressortir au niveau de ceux du deuxième trimestre.

Edité par Jean-Michel Bélot

© 2011 Reuters

 

 

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