19/08/2011

LA DESCENTE CONTINUE..9H53 -3%

 

DJIA             10.990,58 points -3,68%
Nasdaq            2.380,43 points -5,22%
S&P 500           1.140,65 points -4,46%
 
Nikkei 225        8.783,27 points -1,79% (en séance)
 
Cours de change à 06h50
Variation par rapport à la clôture à New York
 
USD/JPY       76,47   -0,14%
EUR/USD      1,4305   -0,20%
EUR/JPY      109,40   -0,31%
 
ACTIONS

Les marchés d'actions européens devraient ouvrir en baisse vendredi, sur fond d'incertitudes persistantes en ce qui concerne la croissance économique mondiale et la crise des dettes souveraines de la zone euro, alors que les investisseurs préfèrent ne pas trop s'exposer avant le week-end.

Selon IG Markets, le FTSE pourrait perdre 49 points à l'ouverture, à 5.043 points, le DAX reculerait de 41 points à 5.562 points et le CAC abandonnerait 32 points à 3.044 points.

Les échanges pourraient rester volatils vendredi, après un repli généralisé des marchés mondiaux jeudi.

"Le secret le moins bien gardé du monde est que, manifestement, une ou deux banques européennes, voire davantage, ont des problèmes de liquidités. Nous en sommes visiblement revenus au point où les banques ne se font plus confiance", indique Charlie Aitken, du courtier en actions Bell Potter.

Selon les investisseurs et les analystes, la chute des valeurs bancaires jeudi traduit une perte de confiance dans la zone euro dans son ensemble, et un manque de foi dans la capacité de ses dirigeants à présenter une solution durable à la crise et à assurer l'avenir de la monnaie unique.

Les contrats à terme de Wall Street s'inscrivent en baisse vendredi, dans le sillage des marchés d'actions jeudi. La parution d'indicateurs économiques peu encourageants et les nouvelles inquiétudes au sujet de la santé des banques européennes ont accentué les craintes d'une récession mondiale.

Les marchés d'actions asiatiques sont en nette baisse vendredi, affectés par le mouvement de vente observé à Wall Street.

L'indice Nikkei Stock Average perdait 2,2% dans la matinée en séance asiatique, tandis que l'indice australien S&P/ASX 200 et l'indice hong-kongais Hang Seng reculaient chacun de 2,6%. L'indice sud-coréen Kospi Composite abandonnait 4,3%.

Les valeurs financières de la région ont été pénalisées par le recul de leurs concurrentes américaines, un article du Wall Street Journal ayant rapporté que les régulateurs fédéraux accentuaient leur surveillance des filiales des banques européennes aux Etats-Unis, redoutant qu'elles aient des difficultés à se financer.

 
 
OBLIGATIONS

Les taux des obligations du Trésor américain à 10 ans et ceux des Bunds et des gilts de même maturité ont chuté jeudi à leurs plus bas niveaux historiques, sur fond d'inquiétudes au sujet de l'économie mondiale.

Ces inquiétudes n'étant pas près de se dissiper, les analystes s'attendent à ce que les rendements baissent encore prochainement. Par ailleurs, la crise de la dette souveraine dans la zone euro crée des tensions sur les marchés de capitaux.

"La crise se transforme en une apparente crise bancaire en Europe, avec des répercussions aux Etats-Unis", note Amitabh Arora, stratégiste allocation d'actifs chez Citigroup.

Si les banques européennes restent sous pression, certains pays du noyau dur de la zone euro, en particulier l'Allemagne et la France, n'auront d'autre choix que d'accepter le renforcement de l'intégration budgétaire qu'ils rejettent depuis plus d'un an.

La tourmente sur les marchés jeudi, la plus violente en Europe depuis plus de deux ans, suggère que Berlin et Paris vont devoir agir rapidement. Si les investisseurs perdent confiance dans les banques de la région, le système financier européen pourrait être paralysé, et précipiter la zone euro dans une nouvelle récession.

Les prix des contrats à terme sur les obligations du Trésor américain sont en hausse vendredi. Le rendement des titres à 10 ans a chuté jeudi à son plus bas niveau historique, et est passé à un moment sous la barre de 2%, la perspective d'une détérioration de l'économie mondiale ayant paniqué les investisseurs.

"Il y a une véritable peur de ce qui se passe en Europe et de la possibilité d'une nouvelle phase de récession", explique Michael Mata, gérant de portefeuille chez ING Global Bond Fund. "Il ne s'agit pas seulement des Etats-Unis, mais de l'ensemble des marchés développés".

 
 
CHANGES

La chute des cours sur les places financières mondiales fait monter le yen et reculer l'euro vendredi en Asie, tandis que rien n'indique que la tendance doive s'inverser sur les marchés d'actions.

"Les cours des actions étant si mal orientés à la Bourse de Tokyo, nous nous préparons à une intervention prochaine des autorités japonaises" sur les marchés des changes, indique un opérateur à Tokyo. "Des contrats pour se protéger contre le risque d'une intervention sont proposés, mais ils sont trop chers actuellement".

Malgré les efforts de la Banque nationale suisse pour enrayer l'appréciation de la devise helvétique, celle-ci s'est de nouveau renforcée face à l'euro, mais a cependant perdu du terrain face au dollar.

"Les intervenants évitent en général de prendre des risques inutiles", indique Sumino Kamei, analyste de Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ. "Je ne vois pas de raison de soutenir l'euro au-dessus de 1,45 dollar actuellement".

La perte de confiance sur les marchés profite au dollar, alors que les investisseurs restent inquiets au sujet du secteur bancaire de la zone euro, observent des stratégistes de Brown Brothers Harriman.

Un article du Wall Street Journal indiquant que la Réserve fédérale a renforcé sa surveillance des filiales des banques européennes aux Etats-Unis a avivé les craintes des investisseurs, souligne Robert Rennie, responsable de la stratégie de changes chez Westpac.

Pendant ce temps, la viabilité des mesures de soutien à la Grèce est de nouveau mise en doute, ajoute-t-il. L'Autriche, les Pays-Bas et la Slovaquie ont annoncé vouloir que la Grèce apporte des garanties sur les prêts qui lui sont accordés, après la conclusion d'un tel accord entre Athènes et la Finlande.

 
 
PETROLE

La forte baisse des cours du pétrole brut sur le Nymex semble ouvrir la voie à un recul vers un objectif aux alentours de 73,50 dollars le baril, estime Jim Ritterbusch, de Ritterbusch and Associates. "Si ce niveau ne semble pas atteignable pour le contrat à terme de septembre avant son expiration lundi, nous pensons qu'il est réaliste pour le contrat d'octobre d'ici la fin du mois".

Le marché interprète de façon erronée le récent bond du prix du baril, avant la baisse de jeudi, comme un signe convaincant de tensions sous-jacentes sur le marché mondial du brut, explique Julian Jessop, économiste en chef chargé de l'international chez Capital Economics.

"Nous continuons au contraire de penser que le prix du Brent va encore baisser sensiblement pendant le restant de l'année et en 2012", indique-t-il.

"Nous continuons de tabler sur un recul du prix du Brent jusqu'à environ 85 dollars le baril en 2012, tandis que le WTI devrait s'établir à 80 dollars, et le panier de l'Opep quelque part entre les deux."

A 06h00, le Brent coté à l'ICE de Londres perdait 0,64 dollar, à 106,35 dollars le baril.

Vers 07h20, le contrat de septembre sur le brut du Nymex abandonnait 1,36 dollar, à 81,02 dollars le baril.

Le 19/08/2011 à 09:18 - Mis à jour le 19/08/2011 à 09:41

Nouvelle chute des Bourses, l'or à un nouveau record

Nouvelle chute des Bourses, l'or à un nouveau record
© REA

 

par Frederik Richter

SINGAPOUR (Reuters) - Les Bourses européennes ont ouvert vendredi sur une baisse moins marquée que prévu, après la chute de leurs homologues asiatiques et de Wall Street, toujours en raison de craintes de retour de la récession et d'inquiétudes sur le secteur bancaire en Europe.

Certains établissements européens semblent en effet confrontés à des difficultés de financement à court terme, ce qui lève le spectre d'une crise systémique, à l'image de ce qui s'était passé dans la foulée de la faillite de Lehman Brothers à la fin de l'été 2008.

Après avoir accusé jeudi leur plus forte baisse quotidienne depuis deux ans et demi, les principales places boursières européennes ont ouvert en repli de 0,3% à 0,4%.

Jeudi, l'indice pan-européen FTSEurofirst 300 a plongé de 4,8%. Depuis le début du mois, il est en repli de 14,5%. Il est ainsi bien parti pour afficher sa plus mauvaise performance mensuelle depuis au moins 1997.

Très recherché comme valeur refuge, l'or continue d'enchaîner les records, le cours spot ayant franchi la barre des 1.850 dollars. Vers 6h40 GMT, il se traitait vers 1.848 dollars.

L'or devrait ainsi gagner près de 6% sur l'ensemble de la semaine, enchaînant sa septième hausse hebdomadaire d'affilée, soit la plus longue série depuis février 2009.

En revanche, le franc suisse, autre valeur refuge très prisée, perdait un peu de terrain vendredi matin face à l'euro dans un marché rendu plus liquide par les interventions de la Banque nationale suisse.

MAUVAISES STATISTIQUES AMÉRICAINES

La Bourse de Tokyo a fini en nette baisse vendredi, avec un repli de 2,51%, la place japonaise accusant une troisième séance de baisse, et celle de Séoul a chuté de 6,22%, subissant sa plus forte baisse quotidienne depuis novembre 2008.

Wall Street a clôturé jeudi en chute de 3,68% sur fond de statistiques moroses pour la croissance américaine et de fort recul des valeurs bancaires, pénalisées par la crainte d'une contagion de la crise de la dette via les filiales américaines des banques européennes.

"(Les indicateurs américains) suggèrent la pire des combinaisons pour une économie, une croissance au ralenti et une inflation en hausse (...)", a déclaré Frances Cheung, analyste chez Credit Agricole.

"Ce qui est encore pire, c'est qu'il y a des cas de difficultés d'accès au financement en Europe et sur un certain nombre de marchés asiatiques", a-t-elle dit à Reuters Insider.

Joe D'Angelo (Prudential Fixed Income) estime également que les banques de la zone éprouvent des difficultés à se financer, tout en ajoutant qu'à ce stade ce n'était pas encore "alarmant".

Dans ce contexte d'inquiétudes sur la croissance, les cours de l'or noir sont également en recul, le Brent cédant 0,93% dans les premiers échanges en Europe.

Toutes les monnaies liées aux matières premières, à l'instar du dollar australien, sont également en baisse en raison de l'aversion au risque des investisseurs, qui désavantage également l'euro par rapport au dollar.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Grégory Schwartz

© 2011 Reuters

  • AFP le 19/08/2011 à 09:49

Les Bourses européennes dévissent encore, au lendemain d'une journée noire :


Les Bourses européennes reculaient à nouveau vendredi dans les premiers échanges, au lendemain d'une journée noire, plombées par les craintes d'un ralentissement de l'activité économique mondiale et d'un tarissement des financements du secteur bancaire européen.

Paris a ouvert en légère baisse de 0,37%, Londres de 0,35%, Francfort de 0,38%, Madrid de 1,09%, Milan de 0,30%, et la Bourse suisse de 0,61%.

Et, dans les premiers échanges, les pertes se creusaient nettement, avec des valeurs financières de nouveau très chahutées. Vers 07H45 GMT, la Bourse de Paris et la Bourse suisse chutaient de plus de 4%, celles de Londres, Paris, Francfort et Madrid reculaient de plus de 3% tandis que celle de Lisbonne perdait plus de 2%.

Jeudi, Londres avait perdu 4,49%, sa plus forte chute depuis trois ans, Francfort 5,82%, Madrid 4,70%, la Bourse suisse 4,70% et Milan a plongé de 6,15%. New York avait aussi chuté, avec le retour des craintes pour l'économie mondiale et des indicateurs américains inquiétants, le Dow Jones lâchant 3,68% et le Nasdaq 5,22%.

Les marchés financiers mondiaux se montraient toujours mal orientées vendredi dans un climat de défiance généralisé.

Les Bourses asiatiques les premières ont terminé en fort repli, emportées par la vague de craintes internationales: Tokyo a fini en baisse de 2,51% et Sydney de 3,51%. Séoul a plongé de 6,22%.

Premier motif d'affolement pour les investisseurs, la peur d'une récession outre-Atlantique.

L'immobilier ne parvient pas à redémarrer, le chômage est reparti à la hausse et l'activité manufacturière de la région de Philadelphie s'est effondrée en août faisant craindre le pire pour les usines du pays, le moteur de la lente reprise économique à l'oeuvre depuis deux ans.

Si les analystes de Morgan Stanley jugent l'économie des Etats-Unis "dangereusement proche de la récession", bon nombre d'économistes se veulent toutefois plus optimistes, tablant sur la poursuite d'une croissance molle.

L'économie des Etats-Unis est "résistante", a estimé le vice-président chinois Xi Jinping lors d'une rencontre vendredi matin avec son homologue américain Joe Biden, en visite à Pékin.

Les doutes sur la capacité des banques européennes à se refinancer devraient aussi de nouveau perturber les échanges.

"La crise des finances publiques impliquent que les politiques budgétaires vont être durablement restrictives dans la (presque) totalité des pays membres de la zone euro", soulignent les analystes d'Aurel BGC.

"Elle engendre un risque de durcissement des conditions de financement de marché, mais aussi bancaires. De l'ampleur de ce dernier mouvement dépendront la durée et la gravité du ralentissement de l'activité économique", ajoutent-ils.

La Banque centrale européenne se veut rassurante. Son économiste en chef, Jürgen Stark, a dit "prendre au sérieux" les signaux de tension sur le marché interbancaire européen, tout en assurant que la situation était moins grave qu'en 2008.

La BCE avait indiqué dans la nuit de mercredi à jeudi avoir pour la première fois depuis février accordé un prêt, de 500 millions de dollars pour sept jours, à une banque européenne, ravivant les doutes des investisseurs.

09:56 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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