14/08/2011

REFLEXIONS SUR SEMAINE ECOULEE...14/08/2011

DE BNP....(12/08)

 

Après une réunion d’urgence de son Conseil des gouverneurs, la BCE a annoncé sa
volonté de reprendre activement son programme d’achat d’obligations souveraines qui
a débuté en mai 2010. Il s’agit du signal attendu par les marchés que la BCE va
commencer à acheter des obligations italiennes et espagnoles. La décision de la BCE
a été prise après que l’Italie et l’Espagne ont annoncé un renforcement des mesures
de consolidation budgétaire. Ces éléments doivent être attentivement suivis dans les
prochaines semaines.
Le communiqué de la BCE ne donne aucune précision sur le montant des achats.
Toutefois, à titre de comparaison, la BCE a acheté jusque-ici environ une année de
déficit public en obligations grecques, portugaises et irlandaises. Une année de déficit
public italien et espagnol représenterait au total environ EUR 170Md. Rappelons que si
la BCE met en place un QE équivalent en termes de points de PIB à celui de la Fed ou
de la BoE, l’institution européenne pourrait acheter au total 40 % de la dette publique
cumulée de l’Italie, de l’Espagne, de l’Irlande, du Portugal et de la Grèce. Le
communiqué ne précise pas non plus si la décision a été unanime, ce qui pourrait être
un signe supplémentaire de crédibilité.
Toutefois, la décision de la BCE est un élément positif dans la crise européenne qui
pourrait conduire à une nette chute des taux longs italiens et espagnols. Il est important
de souligner que l’Italie et l’Espagne ne sont pas la Grèce : la Grèce est confrontée à
un problème de solvabilité alors que l’Italie et l’Espagne font face à des crises autoréalisatrices.
Par exemple, si les marchés ont peur d’un défaut de la Grèce, alors les
taux italiens montent et dans ce cas, le pays est poussé au défaut compte tenu de la
taille de la dette publique (120 % du PIB). Au contraire, si les taux longs restent bas,
alors le plan de consolidation budgétaire est crédible pour stabiliser le ratio de dette
publique sur PIB étant donné que l’Italie est déjà proche d’avoir un excédent
budgétaire primaire (-0.1 % du PIB l’année dernière). Ainsi, si les marchés obligataires
ont confiance dans les obligations italiennes, il n’y a pas vraiment de risque d’un défaut
italien aujourd’hui.
Il reste important de regarder à quel rythme la BCE va acheter des obligations
souveraines. L’achat par la BCE de quantités importantes serait un facteur positif pour
les marchés européens, au moins à court terme, avec comme principaux bénéficiaires
le secteur bancaire et l’euro. A moyen terme, les modifications du FESF doivent être
votées dès septembre, et la coordination budgétaire doit progresser au niveau
européen et certains pays, comme la France, doivent accélérer leur ajustement
budgétaire pour éviter des problèmes de confiance à l’avenir.
Au final, même si des défis de moyen terme restent présents, l’annonce de la BCE
devrait avoir un impact positif sur les marchés européens, notamment les marchés
obligataires italiens et espagnols. La leçon à tirer est qu’après avoir mis la pression sur
les gouvernements européens pour qu’ils prennent leurs responsabilités dans la crise
souveraine européenne, les marchés ont poussé la BCE à jouer son rôle de « prêteur
en dernier ressort ».

Regards sur les marchés
Cette semaine, la crise européenne s’est propagée à la France, heurtant lourdement les valeurs bancaires, soumises
à des rumeurs sur leur liquidité. Les marchés obligataires ont toutefois été plus résilients, fortement aidées par les
opérations de rachat de dette italienne et espagnole par la BCE. La dégradation de la note américaine par S&P a
contribué à un repli de l’appétit pour le risque en début de semaine, au profit, paradoxalement, du marché obligataire
américain. Ce dernier s’est également renforcé suite à l’engagement de la Fed du maintien du statu quo au moins
jusqu’à mi-2013. En fin de semaine, les marchés ont rebondi en partie grâce à des données encourageantes : baisse
des demandes d’allocation chômage et progression des ventes de détail. Toutefois, le creusement du déficit
commercial et la chute de la confiance des ménages américains, tout comme la stagnation inattendue du PIB

EUR/USD :
Nous restons pessimistes sur l’évolution du dollar à long terme. La forte révision à la baisse de nos prévisions de PIB américain confirme notre point de vue. La poursuite
des déficits jumeaux (budgétaire et balance courante) et la politique monétaire de la Fed, qui devrait rester assez longtemps accommodante, renforcent notre objectif de
EUR/USD à 1,60 à long terme.
En revanche, à très court terme, le dollar pourrait poursuivre sa hausse. Tant que
l’aversion au risque demeure élevée à cause des craintes de récession, le billet vert devrait continuer à jouir de son statut de « valeur refuge ».
Au-delà du très court terme, la crise souveraine européenne pourrait très probablement s’intensifier à nouveau dans les prochains mois. L’intensification des craintes d’une
explosion de la zone euro, déclenchant un stress supplémentaire sur les marchés obligataires et une forte chute de l’euro sont peut-être être les seules choses qui pourraient amener le gouvernement allemand à accepter une solution du type Eurobond.

En effet, la BCE devrait mettre de plus en plus de pression sur les gouvernements européens pour les forcer à prendre la tête de la gestion de la crise. Cela signifie que l’élargissement des compétences du FESF doit être voté d’ici fin septembre et que des
réformes supplémentaires comme l’augmentation de la capacité du FESF ou l’engagement à créer un marché d’Eurobonds pourraient être nécessaire pour rassurer les marchés.
Ainsi, il ne serait pas surprenant de voir un taux de change EUR/USD à 1,35 dans les mois qui viennent avant que la tendance baissière du dollar ne reprenne.

  • AFP le 14/08/2011 à 09:18

Le gendarme boursier américain enquête sur les méthodes de Standard & Poor's :



Le siège de l'agence de notation Standard & Poor's à New York
© AFP/Archives  Stan Honda

Le régulateur boursier américain, la SEC, a lancé une enquête sur les méthodes de calcul employées par l'agence Standard & Poor's (S&P) pour abaisser la note de solvabilité des Etats-Unis, a affirmé samedi le Wall Street Journal.

Selon le quotidien des affaires, qui cite des sources proches du dossier, la Securities and Exchange Commission a lancé une vaste enquête sur les pratiques de l'agence d'évaluation, dont celles utilisées pour décider de retirer le "AAA" de la première économie mondiale le 5 août.

Les enquêteurs du régulateur étudient notamment les modèles de calcul employés, contestés par le Trésor américain, qui a notamment relevé une erreur de 2.000 milliards de dollars dans les projections budgétaires de S&P, explique le journal.

Ils cherchent par ailleurs à déterminer quels employés de l'agence étaient au courant de sa décision et son annonce imminente, afin d'établir un possible délit d'initiés, poursuit le Wall Street Journal.

Des rumeurs concernant un possible abaissement de la note des Etats-Unis avaient parcouru le marché dans la journée de vendredi, provoquant un bref décrochage des indices boursiers américains. L'annonce a été rendue publique après la fermeture de Wall Street pour le week-end.

Un porte-parole de S&P interrogé par le Wall Street Journal a déclaré que tous les employés informés étaient "soumis aux pratiques et procédures concernant le traitement d'informations confidentielles et d'échanges de titres".

NA !!!!!

BON 15 AOUT A TOUTES ET TOUS....CLAUDE.

18:28 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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