08/08/2011

DEBUT DE SEMAINE DIFFICILE...(euphémisme bruxellois)

de l'Investisseur...

 

Les bourses européennes connaissent une nouvelle hémorragie ce lundi. L'abaissement de rating des Etats-Unis a finalement été mal digéré. Ce matin l'achat annoncé par la BCE de papier d'état espagnol et italen avait permis aux bourses de montrer un certain soulagement. De courte durée car le gouvernement allemand est venu rapidement refroidir l'enthousiasme en annonçant que l'extension du fonds de soutien européen n'est pas encore une chose acquise. Wall Street ayant de prime abord en ouverture reculé, les indices européens n'ont pas hésité à rétrograder de 3 à 5%. Outre-Atlantique, Wall Street rebroussait chemin vers 18h de 2%.  Le secteur automobile a fait marche arrière de 7,7% et les matières premières de 5,8% en moyenne. Ce qui n'a pas empêché Arcelor Mittal de battre en retraite de 9,6%. Les secteurs alimentaire et boissons ont mieux résisté tout en cédant malgré tout 2,1%. Le Bel 20 clôture la séance à 2096 pts (-3,8%), Francfort dévisse de 5% et le CAC et l'AEX de plus de 4%.

A Bruxelles, la sicafi Befimmo termine en repli de 8%. Une seule valeur est une fois de plus à la hausse: Colruyt. Sur le marché élargi, les actions fortement sanctionnées ne manquent pas. Galapagos chute de 15,3% et IRIS Group d'un peu moins de 15%. Barco rétrograde de 10,5%. Arseus (+0,2%) est une ses rares valeurs montantes, bénéficiant d'un avis d'achat de KBC Securities.

Sur les marchés obligataires, les cours des emprunts remontent tandis que les taux à 10 ans en Italie et en Espagne cèdent respectivement 80 et 90 pts de base. Le taux belge à 10 ans aussi recule de 20 pts de base. L'or est un des rares actifs qui profite de la crise. Une once d'or s'adjuge à plus de 1.700 USD l'once.

CELUI DE ZONEBOURSE....

Pour conclure l’effondrement des marchés la semaine dernière, Standard & Poors’s a dégradé la note de la dette souveraine des Etats-Unis. Pour tenter d’éviter la catastrophe sur les marchés européens, la BCE a décidé d’intervenir massivement sur les obligations italiennes et espagnoles. Est-ce pour autant que l’hémorragie de ces dernières semaines sur les places financières est stoppée ?


Indices

L’indice parisien a aligné une 11ème séance de baisse consécutive, un record depuis sa création. La situation n’est pas meilleure outre Atlantique, l’indice Dow Jones et le Nasdaq enchainant les journées de correction. Cette semaine, on devrait observer une très forte volatilité sur les marchés après l’annonce par Standard & Poor’s. L’indice VIX qui cote actuellement 41 reflète bien cette tension des opérateurs américains.
Le bilan de ces 2 dernières semaines permet de constater une baisse de 1200 points sur le Dow Jones, 600 points sur l’indice parisien ou encore 1100 points sur le DAX.
Les niveaux importants se situent respectivement à 3285 points sur le CAC 40 et 6135 points sur le DAX, il faudrait ainsi les réintégrer rapidement sous peine de voir le mouvement de correction se prolonger. Les prochains niveaux techniques sur le CAC 40 se situent à 3100 puis à 2980 points (les plus bas de juillet 2009).


Matières premières

Nouveau record pour l’Or qui franchit pour la première fois de son histoire les 1700 USD l’once. Les inquiétudes sur l’économie renforcent l’intérêt des opérateurs sur les valeurs refuges comme le métal doré mais aussi l’argent. Les autres matières premières (agricoles et métaux non précieux) voient leur cours s’effondrer.
Après une envolée entre mai et juillet, les cours du cuivre dégringolent après l’arrêt d’une grève du plus gros producteur au monde, le Chili, qui aura duré 2 semaines. Le café et le coton quant à eux s’échangent depuis 1 mois autour de leurs plus bas annuels et ne donnent pour le moment aucun signe de reprise. Le Brent prend la direction des 100 dollars le baril alors que le WTI a inscrit de nouveaux plus bas annuels sous les 84 dollars (ci-dessous).





Analyse sectorielle

Dans une situation de panique comme on peut l’observer actuellement, les valeurs défensives surperforment le marché. Ce constat confirme l’aversion au risque des opérateurs. Pourtant ce n’est pas forcément ces valeurs qui profiteront d’un rebond des indices. Il faudrait, à ce moment la, privilégier les valeurs avec de faibles ratios de valorisation et bénéficiant de perspectives encourageantes.
Les plus fortes baisses sont à mettre à l’actif des valeurs parapétrolières, qui subissent la chute du baril, ainsi qu’au secteur de la chimie qui avait pourtant bien résisté jusqu’à présent.


Marchés des changes

La forte volatilité sur l’euro dollar se poursuit alors que les cambistes ne savent plus où donner de la tête. Les avis divergent sur la force de la monnaie unique face au billet vert et pour le moment, la parité s’échange toujours autour de 1.42 dollar. Le Franc Suisse reste toujours très apprécié malgré la baisse des taux courts la semaine passée. Le pays helvétique pourrait ainsi subir de plein fouet une hausse des coûts, une menace pour l’économie.
De son coté, la banque du Japon est directement intervenue sur les marchés pour limiter la progression du Yen qui évolue sur ses plus hauts historiques face au dollar. Tourné vers l’exportation, le pays doit faire face à une hausse de sa monnaie qui réduit ainsi sa compétitivité. Son intervention fut un coup d’épée dans l’eau puisque le Yen a rattrapé l’intégralité de la chute qui a eu lieu après l’annonce !
Enfin, le Dollar Canadien s’effondre face au dollar. En cause, la chute des actions canadiennes et surtout des prix du pétrole qui sont le principal produit exporté du pays.


Statistiques économiques

Les indicateurs ont confirmé le ralentissement de l’activité au mois de juillet, avec des indices ISM en repli aux Etats-Unis et un indice PMI composite, en Europe, qui s’est établi à son plus bas niveau depuis septembre 2009. Du côté de l’emploi, les chiffres se voulaient rassurants outre-Atlantique à commencer par le taux de chômage, en légère baisse sur le mois de juillet à 9.1%. Selon le cabinet ADP, 114 000 emplois ont été créés le mois dernier dans le secteur privé alors que les analystes prévoyaient 100 000 nouveaux postes. Le rapport officiel a lui aussi surpris avec 117.000 créations hors secteur agricole, là où les économistes en attendaient 89 000.
Cette semaine sera plutôt calme côté statistiques, nous resterons attentifs à la balance commerciale des Etats-Unis pour le mois de juin, attendue en légère amélioration, et en fin de semaine, la publication de l’indice de confiance du Michigan pour le mois d’août.


Les agences de notation ont le pouvoir


Le CAC40 vient d’enregistrer 11 séances de baisse consécutives, soit un nouveau record historique depuis sa création en 1987. Les deux thématiques qui secouent les marchés depuis quelques semaines sont, l’évolution de l’économie américaine qui a récemment donné des signes de ralentissement mais qui demeure aux dernières nouvelles en croissance, et l’évolution des finances publiques en Europe. A cela est venu s’ajouter le choc, plus psychologique qu’économique, de l’abaissement d’un cran de la note de la dette américaine par l’une des trois agences de notation.

Si les nouvelles ne sont pas bonnes, nous ne comprenons toutefois pas l’ampleur de ces dégagements qui nous paraissent clairement disproportionnés. Le marché « price » un cataclysme. Il faut relativiser. Est il normal que des valeurs telles que Peugeot se payent actuellement trois fois leurs résultats ou moins de 10% de leur chiffre d’affaires, net de dettes ?

Dans le cadre de la gestion de notre portefeuille Investisseur, nous faisons le dos rond. Nous ne voulons pas céder à la panique et couper nos positions sur les niveaux de valorisation actuels. Le portefeuille Turbo a quant à lui subi l’explosion de la volatilité, nous allons devoir revoir les modalites de gestion de ce dernier. Concernant le portefeuille Trader, après un repli de l’ordre de 20% en ligne de droite pour le CAC40, nous sommes investis pour profiter d’un rebond qui certes, se fait attendre. La volatilité du portefeuille est à l’image du marché, mais nous surperformons toujours notre indice de référence et ne voulons pas capituler. Nos positions nous permettront de profiter d’une reprise des marchés, au moins technique et momentanée… d’ailleurs les taux obligataires se détendent légèrement après l’annonce du plan de rachat massif dimanche soir par la banque centrale européenne. Le pire devrait être derrière nous, au moins à court terme.

  • AFP le 08/08/2011 à 18:54

Les Bourses paniquent, sourdes aux appels au calme des dirigeants :

 


Des traders à l'ouverture de la Bourse de New York le 8 août 2011
© AFP  Stan Honda

Les Bourses mondiales, gagnées par la panique après la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis, ont dévissé lundi en dépit de la mobilisation générale des dirigeants politiques et des banquiers centraux de la planète pour tenter d'éteindre l'incendie.

Après les premiers échanges marqués par une forte volatilité, la panique a rattrapé les investisseurs sur les deux rives de l'Atlantique.

Francfort a fini la séance sur un plongeon de 5,02%, Paris sur une chute de 4,68% tandis que Londres lâchait 3,39%.

Les Bourses de Madrid et de Milan ont terminé sur des baisses respectives de 2,44% et 2,43%, relativement épargnées grâce à la décision de la Banque centrale européenne (BCE) d'acheter des obligations espagnoles et italiennes, dans le collimateur des marchés financiers ces derniers temps.

"Les investisseurs ont de plus en plus l'impression que l'on va au-delà de la crise financière, vers un risque systémique, et cela auto-entretient le vent de panique qui souffle sur les marchés", a résumé Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse, parlant d'un "scénario de découragement".

A Wall Street, vers 16H40 GMT, le Dow Jones perdait 2,96% et le Nasdaq 3,97%.


Un homme regarde les écrans à la Bourse de Madrid le 8 août 2011
© AFP  Pedro Armestre

On restait toutefois loin d'un krach comparable à celui qui avait suivi la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en septembre 2008.

A Moscou, l'indice RST s'est effondré de près de 8% en clôture. Athènes a terminé la séance sur un plongeon de 6%.

En Asie, la Bourse de Tokyo a perdu 2,9%, Shanghai 3,79%, Sydney 2,9%, Séoul 3,82%, Hong Kong 2,11%. La Bourse de Bombay, elle, est retombée à son plus bas depuis 2010 (-3%).

L'euro a cédé du terrain lundi face au dollar à 1,4192 dollar (vers 16H40 GMT) contre 1,4281 dollar vendredi à 21H00 GMT.

"La dégradation de la note américaine réveille les pires scénarios sur l'économie mondiale", avance Eric Edelfelt, gestionnaire d'actions chez Meeschaert Gestion Privée à Paris. "On peut tout imaginer: une dégradation des notes de pays de la zone euro".

Signe d'une grande nervosité, les actifs qui font office de valeur-refuge restaient pris d'assaut, comme l'or, dont l'once a dépassé 1.700 dollars américains pour la première fois lundi.

L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's a brisé vendredi un tabou, en retirant aux Etats-Unis, première puissance économique mondiale, la prestigieuse note "AAA", attribuée aux emprunteurs les plus fiables.

Cette décision a créé une onde de choc au sein de la communauté financière même si les deux autres grandes agences, Moody's et Fitch, n'ont pas franchi le pas, la première jugeant "prématuré" un éventuel abaissement tandis que la seconde estime qu'il faut encore y réfléchir.


Le président Barack Obama le 7 août 2011 à la Maison Blanche à Washington
© AFP  Saul Loeb

Pressés d'apporter une réponse concertée à la crise de la dette en zone euro, qui menace d'emporter de grands pays comme l'Italie et l'Espagne, et aux nouveaux signes d'essoufflement de l'économie américaine, les dirigeants des pays les plus riches de la planète n'ont pas ménagé leurs efforts.

Le président américain Barack Obama devait s'exprimer sur la crise à 17H00 GMT. Se voulant rassurant, son secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, a pris les devants, affirmant que les gouvernements et banques centrales avaient "largement de la marge" pour répondre à la crise.

Lundi, peu avant l'ouverture des places européennes, ce sont les pays du G20 qui se sont dits prêts à agir de concert pour stabiliser les marchés financiers et protéger la croissance, dans un communiqué.

Et d'assurer qu'"aucun changement dans les fondamentaux ne justifie les tensions financières subies récemment par l'Italie et l'Espagne".

Un peu plus tôt, les dirigeants et les banquiers centraux des sept pays les plus riches de la planète (G7) ont resserré les rangs en annonçant qu'ils allaient coopérer pour contrer des mouvements de change excessifs.

La Banque centrale européenne (BCE) a tenté de jouer les pompiers en annonçant dès dimanche qu'elle allait racheter de la dette publique sur le marché secondaire ou de gré à gré.

Selon le ministre français de l'Economie, François Baroin, la BCE est prête à racheter de la dette espagnole et italienne, "si d'aventure il doit y avoir des investisseurs qui se retirent".

Conséquence: les taux auxquels Rome et Madrid empruntent sur les marchés de la dette, qui s'étaient envolés ces derniers jours au risque d'étouffer les deux pays déjà étranglés par une dette colossale, sont redescendus. Les taux espagnols et italiens à dix ans sont repassés sous les 6%.

Economistes et analystes estiment que l'Italie est un trop grand pays pour être renfloué par le Fonds européen de stabilité financière (FESF), comme c'est le cas de la Grèce. En cas de défaut de paiement, Rome et Madrid pourraient faire imploser la zone euro, affirment-ils. D'où les appels du président de la Commission européenne José Manuel Barroso et du commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn à "réévaluer" le montant de ce fonds.

Mais l'Allemagne et la France, les deux piliers de l'Union monétaire européenne, divergent sur ce point.

Alors que Paris, par la voix de son ministre de l'Economie, a estimé que "s'il fallait aller plus loin, nous irions plus loin", Berlin a tout simplement opposé lundi une fin de non recevoir arguant que le FESF devait rester tel quel.

Créé en 2010 pour venir en aide à l'Irlande puis au Portugal, le FESF est doté de 750 milliards d'euros, avec une capacité effective de prêts de 440 milliards d'euros, jugée insuffisante pour sauver un pays comme l'Italie.

"La décision de la BCE n'est pas une arme fatale (...) avec un impact de la dégradation de la note des Etats-Unis difficile à évaluer", a prévenu Gilles Moëc, économiste chez Deutsche Bank.

 

19:03 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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