08/08/2011

BONNE SEMAINE A TOUS ET TOUTES,RESTONS CALMES.

  • AFP le 08/08/2011 à 08:49

Dette : le couple franco-allemand met la pression sur Rome et Madrid

 


Le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, le 24 juin 2011 à Bruxelles
© AFP/Archives  John Thys

Le couple franco-allemand a mis la pression dimanche sur l'Italie et l'Espagne, nouvelles cibles des marchés, pour qu'elles tiennent au plus vite leurs engagements à assainir leurs finances publiques afin d'endiguer la contagion de la crise de la dette dans la zone euro.

Dans une déclaration commune, le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont affirmé "accueillir favorablement les décisions prises en Italie et en Espagne, visant à accélérer le redressement des finances publiques et à améliorer la compétitivité" des deux pays.

Mais ils ont mis en exergue l'absolue nécessité pour Rome et Madrid de tenir sans tarder leurs promesses. "Une mise en oeuvre rapide et complète des mesures annoncées est essentielle pour restaurer la confiance des marchés", ont-ils insisté.

En termes à peine voilés, l'avertissement du tandem franco-allemand vise en premier lieu le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

"En particulier, l'objectif des autorités italiennes de parvenir à l'équilibre budgétaire avec un an d'avance est d'une importance fondamentale", souligne la déclaration commune diffusée par l'Elysée et la chancellerie.

Le parlement italien a adopté le 15 juillet un plan d'austérité renforcé de près de 48 milliards d'euros pour mettre le pays à l'abri de la crise de la dette.

Après une semaine de turbulences, M. Berlusconi a annoncé vendredi l'accélération des mesures prévues dans le projet de budget pour les trois ans à venir, "dans le but d'arriver à l'équilibre budgétaire en 2013 au lieu de 2014".

En Espagne, le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero a lancé des réformes du marché du travail, du secteur bancaire et des retraites.

La banque nationale du pays l'a cependant appelé vendredi à "un accomplissement rapide et ambitieux" de ces réformes en vue de "réduire l'incertitude et rétablir une situation de croissance plus solide".

Les marchés financiers ont pris l'Espagne et l'Italie pour cibles depuis le début du mois et les taux d'intérêt acquittés par les deux pays ont atteint de nouveaux records qui font grimper le coût de leur dette.

En pleine crise de la zone euro et après le coup de tonnerre de la dégradation de la dette des Etats-Unis par l'agence Standard and Poor's vendredi, le couple franco-allemand était dimanche particulièrement "inquiet de l'ouverture des bourses" lundi, selon une source proche du dossier.

"La situation de l'Italie, de l'Espagne et des Etats-Unis ne justifie nullement le degré de panique qui a envahi les marchés", a-t-elle ajouté. "L'Espagne et l'Italie ont annoncé des mesures fortes et positives et leur situation ne mérite pas les attaques dont elles sont l'objet", insiste-t-on.

A peine plus de deux semaines après l'accord européen du 21 juillet à Bruxelles, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont également affiché dimanche leur détermination commune à "mettre en oeuvre pleinement" les mesures décidées pour assurer le sauvetage de l'économie grecque et de la zone euro.

Ils ont insisté sur la nécessité d'une mise en oeuvre rapide de ces mesures, notamment le renforcement des possibilités d'aide aux pays fragiles via le Fonds européen de stabilité financière (FESF), présenté comme l'ébauche d'un futur fonds monétaire européen.

Ils souhaitent que les parlementaires de leurs deux pays autorisent ces mesures "avant fin septembre". Dans cette perspective, la France a déjà annoncé une session extraordinaire de son Parlement du 6 au 8 septembre.

Paris et Berlin ont par ailleurs souligné leur "confiance" dans "l'analyse de la BCE", qui "constituera le fondement approprié pour des interventions" de rachat de dettes afin de secourir les pays vulnérables. Une façon de "dissiper les doutes" sur le soutien allemand à de telles interventions, selon la source proche du dossier.

 

  • AFP le 08/08/2011 à 08:48

Obligations : forte détente des taux à 10 ans en Italie et en Espagne


Les taux à 10 ans espagnols et italiens se détendaient fortement lundi sur le marché obligataire, repassant sous les 6%, après l'annonce par la Banque centrale européenne (BCE) d'un rachat d'obligations de la zone euro.

Vers 08H30 (06H30 GMT), les rendements italiens à 10 ans reculaient à 5,602% contre 6,189% vendredi à la clôture et ceux de l'Espagne baissaient à 5,507% contre 6,271%.

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé dimanche soir qu'elle allait tenter de calmer le feu sur les marchés en rachetant davantage de dette publique de pays de la zone euro en difficulté sur le marché secondaire, là où s'échangent les titres déjà émis.

L'institut de Francfort n'a pas précisé quelle dette il comptait racheter, mais les investisseurs s'attendent à ce qu'il intervienne sur les obligations de l'Italie et de l'Espagne, dont les taux obligataires ont atteint des records ces deux dernières semaines.

"L'annonce de la BCE semble jouer de tout son poids sur les rendements de ces deux pays", a commenté Nordine Naam, stratégiste obligataire chez Natixis.

Jeudi, la BCE avait annoncé la reprise de son programme de rachat d'obligations, adopté à l'automne 2010 face aux graves difficultés de la Grèce, mais en sommeil depuis plus de quatre mois.

Mais les déclarations de son président Jean-Claude Trichet laissant entendre quelle était divisée sur cette décision avait inquiété les marchés, comme son refus de dire si les obligations espagnoles et italiennes étaient concernées par ces rachats.

Les Bourses européennes devraient ouvrir en baisse lundi, tandis que les investisseurs assimilent la décision de l'agence d'évaluation financière Standard & Poor's vendredi d'abaisser la note souveraine des Etats-Unis de AAA à AA+, avec une perspective négative.
 
Selon IG Markets, le FTSE devrait céder 109 points à l'ouverture, à 5.138 points, tandis que le DAX abandonnerait 59 points à 6.177 points, et le CAC, 38 points à 3.241 points.
 
Les marchés financiers européens pourraient être un peu soutenus par l'annonce dimanche soir de la Banque centrale européenne, qui a assuré qu'elle allait "appliquer activement" son programme d'achat d'obligations d'Etat, laissant espérer qu'elle intervienne sur les obligations italiennes et espagnoles.
 
Les contrats à terme de Wall Street affichent une forte baisse lundi. Selon Mark Luschini, stratégiste investissement en chef de Janney Montgomery Scott, la réaction immédiate au déclassement des Etats-Unis par S&P sera un mouvement de vente sur les marchés d'actions. "Elle survient à un moment où il y a déjà un niveau élevé d'anxiété au sujet de la conjoncture économique mondiale".
 
Les valeurs américaines ont enregistré la semaine dernière leur plus forte baisse hebdomadaire depuis la crise financière de 2008. Les principaux indices américains ont chuté de 10% ou plus par rapport à leurs récents points hauts, sur fond d'inquiétudes au sujet de l'économie mondiale. Les participants du marché s'attendent à une volatilité accrue à l'ouverture de Wall Street lundi, du fait du déclassement des Etats-Unis par S&P.
 
Sur les marchés asiatiques lundi matin, les investisseurs ont délaissé les actions et le dollar américain, en réponse à l'abaissement de la note de crédit des Etats-Unis et aux efforts en Europe ce week-end pour éviter une escalade de la crise de la dette. Les volumes d'échanges sont cependant restés peu nourris, et la baisse des cours de Bourse a été modeste. Selon des investisseurs et des analystes, après la chute des marchés la semaine dernière, les prix de nombreux actifs prenaient déjà en compte la possibilité d'un déclassement des Etats-Unis et une détérioration des perspectives de croissance économique mondiale.
 
 
 
OBLIGATIONS
 
Les prix des emprunts d'Etat du noyau dur de l'Europe devraient monter lundi, après la décision de S&P d'abaisser la note de la dette souveraine des Etats-Unis vendredi.
 
"Du côté des Etats périphériques européens, les écarts de taux vont probablement monter", note Martin Lueck, économiste à UBS, faisant référence à la façon dont devrait évoluer la dette de pays comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne ou l'Italie par rapport aux emprunts de référence tels que le Bund allemand lundi à l'ouverture.
 
L'économiste avertit toutefois que le Royaume-Uni et la France pourraient devenir la cible de spéculations du marché quant à un éventuel abaissement de la note de leur dette souveraine, après l'annonce du déclassement de la note de crédit des Etats-Unis par Standard & Poor's.
 
Lors d'une conférence téléphonique pour des clients dimanche, M.Lueck a averti que des mouvements de vente pourraient toucher la dette "des pays susceptibles de voir leur note abaissée, ajoutant que "le Royaume-Uni et la France ont été mentionnés en particulier" et que "ces deux pays pourraient être menacés".
 
L'économiste s'attend à ce que la BCE achète des obligations lundi et à ce que ces opérations concernent les titres de l'Espagne et de l'Italie, dont la dette est devenue une source d'inquiétude ces derniers jours.
 
La BCE a signalé ce week-end qu'elle ferait des achats massifs d'emprunts d'Etat italiens et espagnols, dans le cadre de ses efforts destinés à enrayer la crise de la dette en Europe.
 
Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi a déclaré vendredi soir que son gouvernement éliminerait son déficit public un an plus tôt que prévu, et que le pays adopterait un amendement à sa Constitution qui exigera un budget équilibré.
 
Parallèlement, la ministre des Finances espagnole Elena Salgado a déclaré dimanche que le gouvernement comptait réaliser des économies importantes et augmenter ses recettes fiscales, au moyen d'une série de réformes qui doivent être approuvées ce mois-ci.
 
Le rendement de l'obligation d'Etat américaine à dix ans est redescendu un peu lundi, pour passer sous son niveau de clôture de vendredi, malgré l'abaissement sans précédent de la note de la dette souveraine du pays par Standard & Poor's.
 
Le rendement du titre à 10 ans a atteint un point haut de 2,586% en Asie, avant de retomber à 2,51%, bien en dessous de son niveau de clôture de 2,563% vendredi à New York. Du coté des titres à maturité plus courte, les taux de rendement ont reculé.
 
 
 
CHANGES
 
Le dollar a fléchi lundi en Asie face au yen et à l'euro, pénalisé par les évènements aux Etats-Unis. Le marché des changes est cependant plus calme que le prévoyaient les analystes, les investisseurs étant encore en train d'évaluer les conséquences de la décision de S&P d'abaisser la note souveraine des Etats-Unis de AAA à AA+.
 
L'attention s'est beaucoup concentrée en début de séance sur les déclarations dimanche de la BCE, qui a laissé entendre qu'elle allait acheter des obligations d'Etat italiennes et espagnoles. A l'issue d'une réunion du conseil de ses gouverneurs, la BCE a annoncé qu'elle allait "appliquer activement son programme" de rachat d'obligations sur le marché secondaire.
 
Selon Sumino Kamei, analyste à Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ, la décision de la BCE est "positive" pour l'euro.
 
"La BCE est intervenue pour [signaler] l'achat d'obligations italiennes malgré les objections", explique-t-elle.
 
Selon le ministre des Finances japonais, Yoshihiko Noda, les ministres des Finances du G7 se sont mis d'accord pour coopérer afin de lutter contre des mouvements excessifs ou désordonnés sur le marché des changes.
 
Monsoor Mohi-uddin, responsable de la stratégie sur le marché des changes chez UBS, prévoit que la réaction immédiate des marchés à l'ouverture sera de vendre le dollar, en particulier face à l'euro et à la livre.
 
 
 
PETROLE
 
Les contrats à terme sur le pétrole brut ont perdu jusqu'à plus de 3 dollars le baril lundi en Asie, les opérateurs liquidant leurs positions spéculatives à la suite de l'abaissement de la note de la dette souveraine des Etats-Unis par l'agence Standard & Poor's.
 
Jim Ritterbusch, président du cabinet de conseil Ritterbusch & Associates, note que le point bas de 82,87 dollars le baril atteint vendredi par le brut du New York Mercantile Exchange ne devrait pas constituer un support, et que les cours pétroliers devraient passer sous ce niveau à l'ouverture des marchés américains lundi. Il a indiqué à Dow Jones Newswires que les cours se dirigeaient vers le seuil de 80 dollars le baril, qui pourrait être atteint au cours des deux prochaines séances.
 
A 06h00, le contrat de septembre sur le Brent perdait 2,83 dollars à 106,54 dollars le baril. Vers 07h20, le contrat de septembre coté au New York Mercantile Exchange abandonnait 3,26 dollars, à 83,62 dollars le baril.
 

08:58 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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