02/08/2011

18h19....TOUT ROUGE...

DE L'INVESTISSEUR..

 

Les bourses européennes sont en retrait à nouveau, pour le Bel 20 c'est le 7ème jour d'affilée de recul. Les ingrédients de la semaine dernière sont toujours à l'origine de ce tassement persistant: crainte d'un ralentissement conjoncturel et problématique de l'endettement souverain. Sur le plan économique, il apparaît que le consommateur américain a moins dépensé en juin qu'auparavant. C'est la première fois en deux ans ! Les statistiques ne sont donc pas de nature à conforter les investisseurs. De plus les obligations italiennes et espagnoles sont à nouveau sous pression. Le taux à 10 ans dépasse allégrement 6%. Et l'écart entre le taux à 10 ans belge et allemand s'établit désormais à 2%. Il faut espérer que les chiffres économiques publiés demain apporteront le soulagement attendu. Les valeurs cycliques trinquent à nouveau le plus. En Europe, les pertes ressortent à près de 1%. La bourse suisse cède 3% suite à l'appréciation continue du franc suisse, ce qui est défavorable aux exportations. Les secteurs auto, construction et matières premières chutent de 2%. BAM Group se déleste pour sa part de 6%, suivi par Renault et Peugeot en repli de près de 3%. Les valeurs intérimaires n'échappent pas non plus et prennent une raclée de l'ordre de 6%. A Bruxelles, Deceuninck abandonne 6,4% et Nyrstar 6%. Tessenderlo atterrit 8% plus bas. La plus forte chute est toutefois à mettre au compte d'Agfa-Gevaert : - 13% suite à un rapport négatif de la banque d'affaires UBS. Au sein du Bel 20, Dexia tire l'indice vers le fonds en cédant près de 5%. Heureusement il y a de rares valeurs en hausse comme Belgacom et Mobistar pour sauver quelque peu les meubles.

Le cours de l'or atteint un nouveau record de 1.637 dollar/once.

A New York, vers 18h belges, les indices américains dérapent de près de 1%.

DE TRENDS.BE

Dette américaine: pourquoi l'accord ne satisfait personne

mardi 02 août 2011 à 15h44

Le soulagement suscité par le compromis trouvé dimanche n'aura duré que quelques heures, laissant vite la place aux critiques, aussi bien de la part des démocrates que des républicains. L'accord serait-il perdant-perdant?

Le président américain Barack Obama.

Le président américain Barack Obama. © Bloomberg

 

L'accord trouvé dimanche pour relever le plafond de la dette a permis d'éviter un défaut de paiement et un Armageddon financier, ce n'est déjà pas mal. Mais à part cela, il déplaît autant aux démocrates, aux républicains, aux marchés et à la Chine ! Voici pourquoi.

Une menace pour la croissance

"Pour éviter le chaos, un accord épouvantable", titre un éditorial du New York Times qui qualifie le texte de "capitulation quasi-totale face aux demandes de républicains extrémistes". De fait, le texte prévoit de réduire le déficit uniquement par des coupes dans les dépenses publiques, et écarte toute hausse d'impôts sur les ménags les plus riches, comme l'aurait voulu Barack Obama. Surtout, l'accord "va porter atteinte aux programmes bénéfiques à la classe moyenne et aux pauvres et freiner la relance économique" du pays, s'inquiète le prestigieux quotidien. Ainsi, il "entrave la capacité du gouvernement à traiter la crise de l'emploi et de la croissance", renchérit sur le site Business Insider l'économiste Robert Reich, pour qui "le plus gros obstacle à la prospérité n'est pas le déficit budgétaire mais le manque de croissance et d'emplois". Le taux de chômage reste en effet élevé, à 9,2% et la croissance a ralenti cette année, le PIB n'ayant progressé que de 1,3% au deuxième trimestre.

Des coupes insuffisantes pour préserver le triple A

Si les démocrates peuvent trouver un peu de consolation dans le fait que la majorité des coupes budgétaires ne sont pas prévues avant 2013, c'est justement ce point qui fâche les républicains, le mouvement Tea Party, les Bourses et la Chine. Sans surprise, les élus proches de la mouvance ultraconservatrice du Tea Party réclament des coupes encore plus drastiques dans les dépenses et s'opposent même, pour certains, à tout relèvement du plafond de la dette. Michele Bachmann, représentante candidate aux primaires républicaines sous les couleurs du Tea Party, a dénoncé le compromis comme "dépensant trop et ne coupant pas assez".

Mais la droite plus modérée est-elle aussi déçue par l'accord. Le Chicago Tribune regrette en effet qu'il n'aille pas assez loin dans les réductions budgétaires, craignant qu'il ne soit pas suffisant pour "permettre aux Etats-Unis de conserver la note attachée à leur dette publique", actuellement la plus meilleure possible (AAA). De fait, "les coupes estimées à 2.400 milliards de dollars proposées sur les dix prochaines années sont inférieures au niveau de 4.000 milliards fixé par certaines agences de notation comme nécessaire pour éviter (...) un abaissement de la note américaine", observent les analystes de Brown Brothers Harriman. En plus, "il n'y aura pas de baisse de dépenses au cours des deux prochaines années, ce qui amène à se demander si elles se produiront vraiment", a ainsi réagi Peter Morici, professeur d'économie à l'université du Maryland.

De quoi inquiéter la Chine, de loin la plus grande créancière des Etats-Unis, avec son portefeuille de 1.160 milliards de dollars de bons du Trésor américains. La semaine dernière, les médias d'Etat chinois avaient déjà averti que les tensions au sujet de la dette pourraient faire baisser la valeur du dollar, alimenter l'inflation mondiale et plonger le monde dans la récession. "Même si les Etats-Unis ont fondamentalement évité le défaut, les problèmes de leur dette souveraine demeurent non résolus", juge le Quotidien du peuple, organe officiel du Parti communiste. "Ceux-ci sont simplement reportés et la tendance est qu'ils empirent. Cela jette une ombre sur le rétablissement de l'économie américaine et est porteur de risques et de préoccupations encore plus importants pour l'économie mondiale".

Initialement boostée par l'accord, la Bourse de New York a donc fini sur une baisse modérée hier tandis que les places européennes reculent fortement depuis lundi. Quant aux Bourses asiatiques qui avaient massivement terminé en hausse lundi, elles ont inversé la tendance mardi.

Le Pentagone en danger

Dernier sujet de mécontentement pour la droite américaine: dans le cas où la commission spéciale bipartite du Congrès ne parviendrait pas à un accord sur la deuxième vague de réduction de dépenses, un mécanisme contraignant se mettrait en place pour imposer automatiquement un certain nombre de coupes. Or la moitié viserait le budget de la Défense. "Est-ce que des coupes arbitraires et importantes dans les dépenses militaires sont très conseillées au beau milieu d'opérations en Afghanistan?", écrit le Washington Post. L'éditorial du Wall Street Journal avertit lui aussi que ces coupes risquent de faire des "dégâts" dans la sécurité nationale des Etats-Unis, "c'est la partie la plus mauvaise de l'accord et le but de Barack Obama va être de pousser les républicains à choisir entre augmentation des impôts ou coupes destructrices dans le budget de la défense".

Lexpansion.com

18:21 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.