05/07/2011

18h30....BOF...

de l'INVESTISSEUR..

 

La plupart des bourses européennes semblent refroidies en cette séance de mardi. A Wall Street, aussi la fête nationale semble finie. C'est vrai que les commandes d'usine ont augmenté aux Etats-Unis moins que prévu. Dans la Zone euro, l'indice des directeurs d'achat du secteur services et les ventes au détail ont déçu. En Europe règne toujours une certaine inquiétude sur la manière pour la Grèce de résoudre son endettement. La plupart des actions financières et cycliques sont orientées à la baisse. Le constructeur néerlandais BAM Group et Deceuninck perdent respectivement 2,6% et 4,2%. Les replis dans les bancaires sont de l'ordre de près de 3% pour le Crédit Agricole, Ageas et Dexia. De sorte que le Bel 20 influencé par ces deux dernières valeurs accuse un repli de plus de 1% et occupe la queue du peloton. Les propositions formulées dans la note de Di Rupo ne sont probablement pas non plus étrangères à la déprime à Bruxelles. Les mesures d'économies visent particulièrement les investisseurs. Au sein du Bel 20 toujours, UCB cède 1,8%. L'action était hier la valeur la plus en hausse après un avis positif d'un broker. Sur le marché élargi, le promoteur immobilier VGP chute de 12% pour des raisons non connues. Mais les volumes sont très faibles. En revanche Option se hisse 19% plus haut. Ces derniers jours, Option a fait plusieurs communiqués positifs, ce qui a remis l'action à l'honneur. A Paris, Vranken-Pommery recule de 2,4% mais c'est suite au détachement du coupon. Sur le marché des matières premières, le cours du pétrole et de l'or de plus de 1%.

Haro sur le petit investisseur

11:25 - 05 juillet 2011

Beaucoup d’encre a déjà jailli sur la note du formateur proposée hier.  Ce qui nous gêne le plus c’est que les propositions affectant les (petits) actionnaires sont relativement peu décriées par les médias. Seul l’Echo et De Tijd osent émettre un avis critique.

En bref voici les mesures proposées pour les placements:

  • Une taxe de pas moins de 50% sur la plus-value engrangée sur les actions vendues endéans l’année
  • Une taxe de 25% sur la plus-value si l’action vendue endéans les 8 ans
  • Un relèvement de la taxe boursière (actuellement de 0,17%)
  • 25% de précompte mobilier sur les dividendes, les strips VVPR perdent toute valeur
  • Relèvement de  15 à 20% du précompte mobilier sur les obligations, bons de caisse, comptes à terme
  • Les livrets d’épargne sont immédiatement taxés d’un précompte mobilier, l’exonération n’est récupérable que plus tard via l’impôt des personnes

La pénalisation de 25% et de 50% sur les plus-values est carrément hors proportion. Rappelez-vous que la définition d’un actionnaire est : quelqu’un qui est (pour une petite partie) propriétaire d’une entreprise, qui a auparavant déjà payé un impôt de société.

Un impôt d’une telle hauteur envergure risque de retirer beaucoup de liquidités du marché. Car il aurait pour effet de décourager les transactions en bourse, par peur d’une taxe sur les plus-values. Cette mesure affecterait surtout les plus petites actions, qui sont surtout aux mains des investisseurs particuliers. La baisse du nombre de transactions représenterait par ailleurs un sérieux manque à gagner pour l’état. 

Un investisseur n’aura donc plus le droit de gérer son portefeuille en bon père de famille.  Les cycles économiques se succèdent de plus en plus vite de sorte qu’une stratégie de portefeuille s’impose. Or cette stratégie serait sanctionnée ! C’est illogique, alors qu’il ne s’agit pas de spéculation. 

Ces mesures auraient en prime des effets négatifs pervers. Les actions qui ont essuyé de grandes pertes seront en fin d’année délestées. Les investisseurs pourront de fait retirer les pertes de leurs gains, de sorte qu’en les vendant directement, ils récupéreront 50% de leurs pertes. Ceci entraînera encore de plus grandes variations de cours : ce qui alors favorisera la spéculation ! 

Nous avons toujours prêché pour une démocratisation des bourses. Les actions sont destinées à un large public. Une culture d’actions saine procure une situation ‘win-win’ pour chacun, pour l’ensemble de l’économie, pour l’ensemble de la société. Rappelez-vous l’impact positif de la loi Cooreman-De Clerq dans les années ’80. Les mesures proposées actuellement sont une attaque sur cette démocratisation des bourses.

Ces attaques sur les petits actionnaires nous semblent désastreuses, mais aussi le fait que la ‘fourmi travailleuse’ devra débourser plus de précompte sur les intérêts de son argent laborieusement économisé. 

Nous prônons une culture d’actions qui dans la réalité permet d’acheter des actions de qualité pour le moyen terme. Un investisseur doit cependant disposer de suffisamment de flexibilité pour s’adapter aux conditions de marchés changeantes, sans pour autant devoir être sanctionné fiscalement.  C’est la sagesse même. Nous espérons que chacun partagera cette même vision  et que les mesures proposées seront raisonnablement assouplies.

Haro sur le petit investisseur

11:25 - 05 juillet 2011

Beaucoup d’encre a déjà jailli sur la note du formateur proposée hier.  Ce qui nous gêne le plus c’est que les propositions affectant les (petits) actionnaires sont relativement peu décriées par les médias. Seul l’Echo et De Tijd osent émettre un avis critique.

En bref voici les mesures proposées pour les placements:

  • Une taxe de pas moins de 50% sur la plus-value engrangée sur les actions vendues endéans l’année
  • Une taxe de 25% sur la plus-value si l’action vendue endéans les 8 ans
  • Un relèvement de la taxe boursière (actuellement de 0,17%)
  • 25% de précompte mobilier sur les dividendes, les strips VVPR perdent toute valeur
  • Relèvement de  15 à 20% du précompte mobilier sur les obligations, bons de caisse, comptes à terme
  • Les livrets d’épargne sont immédiatement taxés d’un précompte mobilier, l’exonération n’est récupérable que plus tard via l’impôt des personnes

La pénalisation de 25% et de 50% sur les plus-values est carrément hors proportion. Rappelez-vous que la définition d’un actionnaire est : quelqu’un qui est (pour une petite partie) propriétaire d’une entreprise, qui a auparavant déjà payé un impôt de société.

Un impôt d’une telle hauteur envergure risque de retirer beaucoup de liquidités du marché. Car il aurait pour effet de décourager les transactions en bourse, par peur d’une taxe sur les plus-values. Cette mesure affecterait surtout les plus petites actions, qui sont surtout aux mains des investisseurs particuliers. La baisse du nombre de transactions représenterait par ailleurs un sérieux manque à gagner pour l’état. 

Un investisseur n’aura donc plus le droit de gérer son portefeuille en bon père de famille.  Les cycles économiques se succèdent de plus en plus vite de sorte qu’une stratégie de portefeuille s’impose. Or cette stratégie serait sanctionnée ! C’est illogique, alors qu’il ne s’agit pas de spéculation. 

Ces mesures auraient en prime des effets négatifs pervers. Les actions qui ont essuyé de grandes pertes seront en fin d’année délestées. Les investisseurs pourront de fait retirer les pertes de leurs gains, de sorte qu’en les vendant directement, ils récupéreront 50% de leurs pertes. Ceci entraînera encore de plus grandes variations de cours : ce qui alors favorisera la spéculation ! 

Nous avons toujours prêché pour une démocratisation des bourses. Les actions sont destinées à un large public. Une culture d’actions saine procure une situation ‘win-win’ pour chacun, pour l’ensemble de l’économie, pour l’ensemble de la société. Rappelez-vous l’impact positif de la loi Cooreman-De Clerq dans les années ’80. Les mesures proposées actuellement sont une attaque sur cette démocratisation des bourses.

Ces attaques sur les petits actionnaires nous semblent désastreuses, mais aussi le fait que la ‘fourmi travailleuse’ devra débourser plus de précompte sur les intérêts de son argent laborieusement économisé. 

Nous prônons une culture d’actions qui dans la réalité permet d’acheter des actions de qualité pour le moyen terme. Un investisseur doit cependant disposer de suffisamment de flexibilité pour s’adapter aux conditions de marchés changeantes, sans pour autant devoir être sanctionné fiscalement.  C’est la sagesse même. Nous espérons que chacun partagera cette même vision  et que les mesures proposées seront raisonnablement assouplies.

Haro sur le petit investisseur

11:25 - 05 juillet 2011

Beaucoup d’encre a déjà jailli sur la note du formateur proposée hier.  Ce qui nous gêne le plus c’est que les propositions affectant les (petits) actionnaires sont relativement peu décriées par les médias. Seul l’Echo et De Tijd osent émettre un avis critique.

En bref voici les mesures proposées pour les placements:

  • Une taxe de pas moins de 50% sur la plus-value engrangée sur les actions vendues endéans l’année
  • Une taxe de 25% sur la plus-value si l’action vendue endéans les 8 ans
  • Un relèvement de la taxe boursière (actuellement de 0,17%)
  • 25% de précompte mobilier sur les dividendes, les strips VVPR perdent toute valeur
  • Relèvement de  15 à 20% du précompte mobilier sur les obligations, bons de caisse, comptes à terme
  • Les livrets d’épargne sont immédiatement taxés d’un précompte mobilier, l’exonération n’est récupérable que plus tard via l’impôt des personnes

La pénalisation de 25% et de 50% sur les plus-values est carrément hors proportion. Rappelez-vous que la définition d’un actionnaire est : quelqu’un qui est (pour une petite partie) propriétaire d’une entreprise, qui a auparavant déjà payé un impôt de société.

Un impôt d’une telle hauteur envergure risque de retirer beaucoup de liquidités du marché. Car il aurait pour effet de décourager les transactions en bourse, par peur d’une taxe sur les plus-values. Cette mesure affecterait surtout les plus petites actions, qui sont surtout aux mains des investisseurs particuliers. La baisse du nombre de transactions représenterait par ailleurs un sérieux manque à gagner pour l’état. 

Un investisseur n’aura donc plus le droit de gérer son portefeuille en bon père de famille.  Les cycles économiques se succèdent de plus en plus vite de sorte qu’une stratégie de portefeuille s’impose. Or cette stratégie serait sanctionnée ! C’est illogique, alors qu’il ne s’agit pas de spéculation. 

Ces mesures auraient en prime des effets négatifs pervers. Les actions qui ont essuyé de grandes pertes seront en fin d’année délestées. Les investisseurs pourront de fait retirer les pertes de leurs gains, de sorte qu’en les vendant directement, ils récupéreront 50% de leurs pertes. Ceci entraînera encore de plus grandes variations de cours : ce qui alors favorisera la spéculation ! 

Nous avons toujours prêché pour une démocratisation des bourses. Les actions sont destinées à un large public. Une culture d’actions saine procure une situation ‘win-win’ pour chacun, pour l’ensemble de l’économie, pour l’ensemble de la société. Rappelez-vous l’impact positif de la loi Cooreman-De Clerq dans les années ’80. Les mesures proposées actuellement sont une attaque sur cette démocratisation des bourses.

Ces attaques sur les petits actionnaires nous semblent désastreuses, mais aussi le fait que la ‘fourmi travailleuse’ devra débourser plus de précompte sur les intérêts de son argent laborieusement économisé. 

Nous prônons une culture d’actions qui dans la réalité permet d’acheter des actions de qualité pour le moyen terme. Un investisseur doit cependant disposer de suffisamment de flexibilité pour s’adapter aux conditions de marchés changeantes, sans pour autant devoir être sanctionné fiscalement.  C’est la sagesse même. Nous espérons que chacun partagera cette même vision  et que les mesures proposées seront raisonnablement assouplies.

18:35 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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