30/06/2011

BONJOUR...9H22,ON RESTE BIEN.

ACTIONS

Les marchés d'actions européens devraient entamer la séance en hausse, stimulés par l'adoption de nouvelles mesures d'austérité en Grèce, avant le vote final du Parlement jeudi.

IG Markets s'attend à ce que le FTSE ouvre en hausse de 18 points, à 5.874 points, tandis que le DAX devrait s'adjuger 19 points, à 7.313 points, et le CAC, 6 points, à 3.930 points.

Stuart Thomson, chef économiste chez Ignis Asset Management pense "que la Grèce est une tragédie en quatre actes, plutôt qu'en deux. En d'autres termes, nous ne pensons pas qu'elle fera défaut à court terme, mais à moyen terme, c'est une quasi-certitude".

Yusuf Heusen, de IG Index, ajoute que la population grecque ne semble pas prête à adopter les mesures retenues.

Par ailleurs, Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la Banque centrale européenne, a déclaré lors d'un entretien que la proposition française pour la participation du secteur privé, qui consiste essentiellement en un renouvellement des emprunts d'Etat de la Grèce, devait être étudiée de près afin de s'assurer qu'elle ne soit pas considérée comme un évènement de crédit par les agences de notation.

Les contrats à terme américains s'inscrivent en hausse jeudi. Wall Street a clôturé en hausse pour la troisième séance consécutive mercredi, soutenue par l'adoption par le Parlement grec du plan d'austérité du gouvernement et par l'annonce du règlement d'un litige par Bank of America, qui a profité aux valeurs financières. Par ailleurs, les statistiques sur les promesses de vente de logements sont ressorties en progression.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient commencer la séance sur une note contrastée jeudi, avant une nouvelle journée cruciale au Parlement grec. Les marchés obligataires se sont repliés mercredi, car le vote d'une nouvelle cure d'austérité par les parlementaires grecs a accru l'appétit pour le risque.

Les questions de politique monétaire devraient bientôt revenir au centre de l'attention, et les investisseurs vont probablement examiner de près les chiffres de l'inflation dans la zone euro, à paraître jeudi, qui devraient selon les prévisions des économistes faire apparaître une légère augmentation du taux d'inflation, à 2,8% contre 2,7%.

"Avec une inflation toujours nettement supérieure à l'objectif, il semble presque certain que la Banque centrale européenne va relever les taux d'intérêt en juillet", estiment les économistes Roger Bootle et Jonathan Loynes de Capital Economics.

Au Royaume-Uni, la confiance des ménages s'est détériorée en juin. D'après l'enquête GfK NOP publiée jeudi, les Britanniques sont devenus plus pessimistes quant aux perspectives économiques et à leur situation financière personnelle. Cette baisse de confiance laisse attendre une certaine morosité de la consommation dans les prochains mois, ce qui est de mauvais augure pour le secteur de la distribution et risque de faire déraper la fragile reprise économique.

Les prix des obligations du Trésor affichent peu de variations jeudi. Le mouvement de hausse enregistré depuis trois mois par le marché des titres du Trésor a donné de nouveaux signes d'essoufflement mercredi, le faible succès d'une émission de dette ayant tiré les prix vers le bas pour la troisième séance consécutive. Le repli enregistré cette semaine est de loin le plus important depuis que le marché a entamé son mouvement de hausse début avril. Le rendement des obligations du Trésor à dix ans a atteint son plus haut niveau depuis un mois, à 3,132%, après la faible demande suscitée par une adjudication de 29 milliards de dollars de titres à sept ans. Deux jours plus tôt, ce rendement était à son plus bas niveau en six mois, à 2,842%. Les rendements évoluent dans le sens contraire des prix.

Le marché était déjà sous pression, en raison de la montée de l'appétit pour les actifs risqués provoquée par l'adoption par le Parlement grec d'un nouveau plan de rigueur, qui a alimenté l'espoir qu'Athènes obtienne une nouvelle aide financière et échappe à un défaut de paiement. Le soulagement suscité à court terme par ce vote favorable a conduit les investisseurs à se détourner du marché suracheté des titres du Trésor.

 

CHANGES

L'euro a accru ses gains face au dollar jeudi et a atteint ses plus hauts niveaux des deux dernières semaines jeudi pendant la séance en Asie, porté par un regain d'appétit pour le risque après l'adoption par le Parlement grec du plan d'austérité du pays. Ce vote a permis d'apaiser les craintes du marché quant à un éventuel défaut de la Grèce.

Dans une note adressée à ses clients, Crédit Agricole observe que l'euro devrait rester soutenu à court terme, mais que les gains à venir seront probablement limités. "Les bonnes nouvelles sont dans l'ensemble déjà intégrées et il serait surprenant que la paire euro/dollar franchisse la résistance majeure qui intervient vers 1,4557 dollar, car de nombreuses incertitudes persistent, celles sur la position des agences de notation sur un "roll-over" de la dette grecque n'étant pas des moindres."

L'attention reste centrée sur le Parlement grec, qui doit voter jeudi sur les mesures à mettre en place, et sur la réunion dimanche des ministres des Finances de la zone euro. Mais les investisseurs semblent encouragés par les signaux envoyés par les responsables européens sur ce rendez-vous.

L'euro pourrait poursuivre sa reprise après le vote du Parlement grec, estime Scott Ainsbury, gérant spécialisé dans les devises pour le fonds spéculatif new-yorkais FX Concepts. Selon les analystes, les principaux niveaux de résistance à surveiller si la reprise de la monnaie unique se poursuit sont 1,4500 et 1,4550 dollar.

 

PETROLE

Les prix du pétrole ont évolué de manière contrastée jeudi pendant la séance asiatique, après avoir fortement grimpé mercredi soir après l'adoption par le Parlement grec d'une nouvelle cure d'austérité.

Le vote favorable des parlementaires à Athènes a éloigné les craintes d'un défaut de paiement de la Grèce, qui risquerait de provoquer un nouveau séisme financier.

Vers 7h00, le contrat de référence de New York, sur le West Texas Intermediate pour livraison en août, gagnait 48 cents, à 95,25 dollars le baril, après avoir déjà gagné 1,88 dollar mercredi.

A 6h00, le contrat sur le Brent de mer du Nord pour livraison en août perdait 32 cents, à 112,08 dollars, après avoir bondi de 3,62 dollars mercredi.

Le marché a subi "des prises de bénéfices après les gains impressionnants enregistrés hier", note Serene Lim, analystes de ANZ Bank à Singapour.

Selon elle, les données indiquant une solide demande d'énergie aux Etats-Unis, première puissance économique mondiale, devraient également soutenir les cours du pétrole.

LibelléDernierVar.
EUR/USD 1.4511 0.53%
Euribor 1 an 2.150 0%
Gold Index 1510.00 -0.11%
Pétrole (New York) 95.14 0.39%

09:23 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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