22/06/2011

un peu de tout...23h30.

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  • AFP le 22/06/2011 à 21:31

Sarkozy appelle le G20 à adopter son plan contre la volatilité des prix agricoles :



Nicolas Sarkozy le 22 juin 2011 à l'2lysée à Paris
© AFP  Lionel Bonaventure

Nicolas Sarkozy a exhorté mercredi les ministres de l'Agriculture du G20 à adopter le plan de lutte contre la volatilité des prix des produits agricoles proposé par la France qui doit "assurer la sécurité alimentaire du monde" et "changer la vie d'un milliard de paysans".

"La réussite du sommet du G20 à Cannes dépend de vous. C'est la première fois que vous êtes réunis, c'est la première fois que l'agriculture accède au rang de priorité pour la croissance mondiale", a lancé M. Sarkozy en ouvrant à l'Elysée la réunion des ministres des pays du G20.

"En remédiant à la volatilité des marchés agricoles, en assurant la sécurité alimentaire du monde pour aujourd'hui et pour demain, c'est tout l'édifice du capitalisme que nous sommes en train de rééquilibrer", a-t-il poursuivi.

"En adoptant ce plan, vous pouvez changer non seulement la vie d'un milliard de paysans mais le cours-même du capitalisme pour que la capitalisme retrouve un sens: contribuer au développement et au bien-être des populations. Le monde entier compte sur vos décisions, sur votre action, le monde entier ne peut pas attendre", a lancé le chef de l'Etat.

Devant les ministres, M. Sarkozy a défendu les piliers du plan d'action proposé par la présidence française.

Il a ainsi plaidé pour l'augmentation de la production, "car c'est déjà aujourd'hui que la pénurie se fait sentir", et dénoncé le fonctionnement de marchés qui "sont les moins transparents de tous les marchés". "La volatilité est un fléau pour les paysans et les consommateurs, comme pour la stabilité des Etats", a souligné le président en exercice du G20.

"Il faut nous accorder sur un code de bonne conduite qui interdise les restrictions à l'exportation pour l'achat d'aide alimentaire d'urgence", a-t-il ajouté en suggérant la création d'un "forum".

Nicolas Sarkozy a enfin défendu une plus grande régulation des marchés agricoles. "Un marché qui n'est pas régulé n'est pas un marché mais une loterie où la fortune sourit aux plus cyniques", a-t-il jugé.

Les discussions des ministres de l'Agriculture du G20 doivent se poursuivre jusqu'à jeudi.

  • AFP le 22/06/2011 à 22:35

Wall Street se replie faute d'annonce de la Fed :



La Bourse de New York
© AFP/Archives  Stan Honda

La Bourse de New York a fini en baisse mercredi, après que la banque centrale américaine (Fed) eut confirmé le ralentissement de l'économie, sans rien annoncer de nouveau: le Dow Jones a perdu 0,66% et le Nasdaq 0,67%.

Selon les chiffres définitifs de clôture, le Dow Jones Industrial Average a abandonné 80,34 points à 12.109,67 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 18,07 points à 2.669,19 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a cédé 0,65% (8,38 points) à 1.287,14 points.

Stables une grande partie de la journée, les indices de Wall Street se sont orientés à la baisse après la conférence de presse du conférence de presse du président de Fed, Ben Bernanke.

"Au moment où les investisseurs se posent beaucoup de questions, on a eu une conférence de presse un peu atone, sans nouvelle mesure", a confié à l'AFP un opérateur de marché.

"Il y avait beaucoup de spéculation sur ce qu'allait faire la Fed, et finalement il n'y a rien, donc le marché est laissé à lui-même et corrige après deux belles journées de hausse", a-t-il poursuivi.

A l'issue d'une réunion de deux jours, la Réserve fédérale a réduit sa prévision de croissance, qu'elle voit entre entre 2,7% et 2,9% sur 2011, contre plus de 3% auparavant. Elle a à l'inverse revu à la hausse ses prévisions de chômage et d'inflation.

L'institution a maintenu son taux directeur proche de zéro, son niveau depuis fin 2008 pour soutenir la reprise, et confirmé que son programme actuel d'injections de liquidités toucherait à sa fin fin juin.

"La Fed n'a rien dit de nouveau, et n'a certainement pas proposé" de nouvelles mesures de relance, a constaté Peter Cardillo, d'Avalon Partners.

"C'est un événement neutre pour la Bourse", a-t-il ajouté, attribuant la baisse de fin de séance à un renforcement du dollar.

Toute hausse du billet vert est jugée susceptible de défavoriser les exportations américaines.

Même relativement limité, le recul du marché a été général, 28 des 30 valeurs composant le Dow Jones finissant dans le rouge.

L'avionneur Boeing a lâché 2,51% à 71,12 dollars, la plus forte baisse au sein de l'indice phare. Il a enregistré des commandes pour 126 appareils depuis le début du salon aéronautique du Bourget, bien moins que son concurrent européen Airbus (580 commandes).

Hors des valeurs vedettes, l'éditeur de logiciels Adobe a chuté de 6,25% à 30,01 dollars malgré des résultats un peu meilleurs qu'anticipé, les investisseurs se montrant déçus par ses prévisions.

En revanche, le groupe de messagerie FedEx (+2,59% à 91,44 dollars) a publié un bénéfice et un chiffre d'affaires trimestriels meilleurs que prévu, comme ses prévisions. La société, considérée comme un baromètre de l'économie américaine, a constaté une hausse de ses volumes transportés.

Yahoo! a cédé 0,81% à 15,23 dollars. Le groupe internet et son concurrent japonais Softbank ont fait état de progrès "substantiels et encourageants" dans les négociations engagées autour d'Alipay, la société de paiements en ligne appartenant à leur filiale chinoise Alibaba Group.

Google (-1,22% à 487,01 dollars) et Citigroup (+0,51% à 39,51 dollars) vont investir chacune 102 millions de dollars supplémentaires dans une ferme éolienne en Californie.

Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à 10 ans s'est établi à 2,993%, contre 2,985% mardi soir, et celui du bon à 30 ans à 4,215% contre 4,219% la veille.

  • AFP le 22/06/2011 à 22:27

Grèce : Papandreou boucle son plan de rigueur et se présente renforcé devant l'UE



Le Premier ministre grec George Papandréou (D) et le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, le 21 juin 2011 au Parlement à Athènes
© AFP  Louisa Gouliamaki

Le Premier ministre grec Georges Papandreou se présentera jeudi devant ses pairs européens quelque peu conforté par le vote de confiance du parlement sur la nouvelle cure d'austérité pluri-annuelle, dont le gouvernement grec a bouclé mercredi soir les modalités.

Mercredi en fin d'après-midi, le conseil des ministres a approuvé le projet de loi budgétaire 2012-2015 comportant hausses d'impôts, baisse de la dépense publique et une rafale de privatisations, ainsi que les lois d'application, en vue d'un vote avant le 30 juin, comme exigé par les créanciers du pays pour continuer de protéger le pays de la faillite, a indiqué le gouvernement.

Le volet fiscal du projet, prévoyant une hausse des impôts directs et indirects, a été remanié jusqu'au dernier moment.

Le nouveau ministre des Finances rencontrera jeudi les chefs de la troïka, la mission représentant les créanciers de la Grèce, présents à Athènes pour obtenir leur approbation sur les lois d'application, a-t-on appris auprès du ministère des Finances.


Le Premier ministre grec George Papandreou achève son discours devant le Parlement, le 21 juin 2011
© AFP  Louisa Gouliamaki

Devant les députés, le Premier ministre, après avoir repris l'initiative via un remaniement et un vote de confiance obtenu mardi soir, a mis en avant la nécessité de "continuer à faire face à la crise et aux déficits, éviter la faillite et garantir le maintien de la Grèce dans le noyau dur de l'euro".

S'il n'est pas parvenu à convaincre l'opposition, dont tous les députés présents ont voté la défiance, M. Papandréou a fait dans la nuit le plein des voix socialistes et écarté le risque d'un rejet de sa politique au parlement.

"Le vote de confiance fait indubitablement gagner du temps à la Grèce" a souligné mercredi Tullia Bucco, économiste chez Unicredit, mais il reste des "défis énormes".

L'Allemagne, la France comme la Commission européenne ont d'ailleurs salué ce vote, le qualifiant d'"étape importante" et de "bonne nouvelle pour la Grèce et l'Union européenne".

Mercredi, M. Papandréou s'est entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.


La dette grecque en chiffres et dates
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Ils participeront à un conseil européen jeudi et vendredi, qui devait initialement marquer la sortie de 18 mois de crise de la dette, mais s'inscrit finalement dans une course contre la montre pour éviter la banqueroute de la Grèce et un embrasement de la zone euro.

Pour atteindre les objectifs du plan budgétaire, prévoyant d'ici 2015 des économies de 28,4 milliards d'euros et des privatisations de 50 milliards, le texte détaille, selon le ministère des Finances, les coupes budgétaires prévues: réduction des retraites, de certaines allocations sociales, de la masse salariale et du nombre d'emplois dans le secteur public.

Le texte précise également le calendrier et le mode de mise en oeuvre des cessions prévues.

La loi crée un "nouveau fonds" chargé des privatisations, "sous contrôle international", a indiqué au parlement le ministre des Finances, Evangélos Vénizélos. Les "observateurs" étrangers fourniront "le savoir-faire et veilleront à la transparence", a-t-il précisé.

Le ministre, nommé la semaine dernière, a déployé devant le parlement son talent rhétorique pour redonner du nerf aux Grecs, partagés entre colère et inquiétude face à la rudesse du traitement et les menaces continuant de peser sur la solvabilité du pays.

M. Vénizélos a pu aussi se prévaloir d'une possible aide à la relance de la part des partenaires, alors que la rigueur aggrave la récession et le chômage en Grèce.

Ce coup de pouce passerait par le déblocage accéléré de fonds du cadre communautaire d'appui alloué au pays jusqu'en 2013.

M. Barroso a proposé mardi de débloquer jusqu'à 1 milliard d'euros de subventions de l'UE destinées à la Grèce mais actuellement gelées car Athènes est incapable d'assurer sa part du financement des projets concernés.

Il s'ajouterait à un nouveau plan sauvetage, le premier prêt de 110 milliards d'euros accordé en mai 2010 par la zone euro et le FMI n'ayant pas permis au pays de retrouver son autonomie financière.

Les syndicats préparent une grève de 48H lors du vote du plan, les sondages placent le gouvernement désormais derrière l'opposition de droite, et les "indignés" poursuivent leur mobilisation, même s'ils n'arrivent plus à rallier des dizaines de milliers de personnes comme au début du mois de juin.

23:32 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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