20/06/2011

EURONEXT EN PANNE...

PATIENCE POUR EURONEXT..

  • AFP le 20/06/2011 à 09:15

Bourse de Paris : retard à l'ouverture



Le Palais Brongniart, où se tenait la Bourse de Paris
© AFP/Archives  Eric Piermont

Le démarrage des cotations lundi matin sur le marché parisien a pris du retard en raison d'incidents techniques, a indiqué lundi NYSE Euronext.

"Des incidents techniques sont survenus pendant la phase de pré-ouverture, les marchés n'ont pas pu ouvrir à l'heure habituelle et nous travaillons à résoudre ce problème au plus vite", a indiqué le groupe boursier.

 

ACTIONS

Les marchés d'actions européens devraient ouvrir en baisse lundi, pénalisés par les incertitudes persistantes concernant la situation de la Grèce.

Selon BCG Partners, le FTSE pourrait céder 21 points à l'ouverture, à 5.694 points, le DAX reculerait de 19 points à 7.145 points, et le CAC abandonnerait 24 points à 3.800 points.

Les ministres des Finances de la zone euro ont réduit leurs différends dimanche concernant les modalités d'un nouveau plan d'aide à la Grèce, mais tant qu'aucun accord définitif n'aura été signé, les marchés devraient rester instables.

Les actifs risqués devraient être les plus pénalisés, d'autant que les manifestations se poursuivent dans les rues d'Athènes et qu'un vote de confiance est prévu au Parlement grec mardi.

Les ministres des Finances de l'Eurogroupe ont indiqué qu'ils se prononceraient début juillet sur les principales mesures d'un second plan d'aide à la Grèce, et sur les modalités de la participation du secteur privé.

Les dirigeants de la zone euro fixeront en juillet les conditions définitives d'un programme de participation "volontaire" des porteurs d'obligations grecques au plan d'aide, a indiqué lundi matin le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, également président de l'Eurogroupe.

L'ampleur de la participation du secteur privé, qui est une condition sine qua non pour l'Allemagne et ses alliés de la zone euro, est encore incertaine, a précisé J.-C. Juncker.

Les contrats à terme américains sont en baisse lundi, après une clôture favorable des marchés vendredi liée à l'espoir qu'une solution soit trouvée aux problèmes de la Grèce.

Parmi les résultats d'entreprises attendus cette semaine figurent ceux d'Oracle Corp. (ORCL), qui seront publiés jeudi, ainsi que ceux de Walgreen Co. (WAG), et de Rite Aid Corp. (RAD).

Boeing Co. (BA), Lockheed Martin Corp. (LMT), United Technologies Corp. (UTX), et leurs concurrents européens participeront par ailleurs au salon aéronautique du Bourget cette semaine.

Les marchés d'actions asiatiques présentent un tableau contrasté alors que les investisseurs attendent toujours qu'une solution définitive soit trouvée à la crise grecque. Les valeurs des services aux collectivités progressent sensiblement, soutenant la Bourse de Tokyo.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient commencer la séance sans grand changement lundi, alors que les investisseurs intègrent les nouvelles du week-end concernant la Grèce, et leurs conséquences pour les obligations souveraines des pays périphériques et du noyau dur de la zone euro.

Les gouvernements de la zone euro ont demandé aux détenteurs d'obligations grecques de renouveler ces dernières lorsqu'elles arriveront à maturité, à partir de l'an prochain. Ce processus, qui devra être "informel et volontaire", permettra de réduire les besoins d'emprunt de la Grèce ces prochaines années, et ainsi de diminuer le montant des nouveaux prêts que les pays de la zone euro devront accorder au pays à partir de l'an prochain.

A l'issue de six heures de discussions dimanche soir, les ministres des Finances ont également déclaré que la prochaine tranche du plan d'aide de 110 milliards d'euros mis sur pied l'an dernier devrait être versée à la Grèce mi-juillet.

Les prix des obligations du Trésor américain affichent peu de variation lundi, après avoir réduit leurs pertes vendredi, tandis que la perspective d'un accord en Europe sur l'aide à apporter à la Grèce a apaisé les inquiétudes des investisseurs.

Selon Jim Sarni, chez Payden & Rygel, les titres du Trésor se heurtent à une vraie résistance, alors que le marché a intégré les incertitudes et les risques associés à la Grèce. Il voit une faible probabilité que les rendements descendent encore plus bas, les titres à 10 ans ayant résisté à un recul prolongé sous 2,90%.

Si le Premier ministre grec Giorgos Papandreou n'obtient pas mardi le vote de confiance du Parlement, cela risque de menacer les efforts du gouvernement pour imposer des mesures d'austérité, qui sont la condition pour que la Grèce obtienne des financements.

"Nous recommandons aux investisseurs de rester très défensifs", suggère Carl Lantz, stratégiste taux d'intérêt chez Credit Suisse. "Dans les prochains jours, il y a un risque que la situation se détériore encore davantage avant de s'améliorer"

Aux Etats-Unis, le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale se réunira mardi et mercredi, c'est-à-dire quelques jours seulement avant la date à laquelle le programme d'achat d'obligations de la banque centrale doit prendre fin. Les responsables de la Fed vont probablement répéter qu'ils tablent sur une lente reprise économique aux Etats-Unis, et qu'il n'est pas nécessaire de lancer un nouveau cycle d'assouplissement quantitatif.

 

CHANGES

L'euro , plombé par la situation de la Grèce, s'inscrit en baisse face à la plupart des grandes devises.

Le Premier ministre grec Giorgos Papandreou s'est adressé au Parlement pendant le week-end pour le convaincre de soutenir le nouveau gouvernement avant le vote de confiance de mardi. Selon les opérateurs, les incertitudes quant à l'issue de ce vote pourraient de nouveau pénaliser l'euro, qui a atteint ses plus bas niveaux en trois semaines la semaine dernière, à près de 1,40 dollar.

Accentuant les craintes concernant la zone euro, l'agence Moody's a placé vendredi soir la note de l'Italie - troisième économie de la région - sous surveillance en vue d'une éventuelle dégradation.

Les ministres des Finances de la zone euro doivent se réunir à nouveau le 11 juillet, mais l'Allemagne semble chercher à reporter la conclusion d'un accord sur une nouvelle aide à la Grèce, ce qui risque d'ouvrir la voie à un été difficile pour la zone euro et sa devise.

Si la Grèce fait défaut sur sa dette, cela risque de provoquer un mouvement de vente général sur les marchés financiers et d'inciter les banques à cesser de s'accorder des prêts les unes aux autres.

Un tel scénario ne pénaliserait pas seulement l'euro.

"Les obligations qui seront les plus affectées sont celles du Portugal, de l'Irlande, de l'Italie et de l'Espagne", note Kathy Lien, de GFT Forex. "Les principaux bénéficiaires seront le dollar américain, le franc suisse et d'autres devises refuges. L'or pourrait également s'apprécier sensiblement car au bout du compte, les papiers monnaie ne sont que du papier".

 

PETROLE

Les cours du pétrole brut se replient lundi, en raison des inquiétudes persistantes au sujet de la crise grecque et de l'économie américaine, notent des analystes. Vers 07h00, le contrat de référence de New York, sur le brut West Texas Intermediate pour livraison en juillet, perdait 1,31 dollar, à 91,70 dollars le baril. A 06h00, le contrat sur le Brent de la mer du Nord pour livraison en août abandonnait 70 cents, à 112,51 dollars le baril.

"Les cours pétroliers continuent d'être déprimés par les pressions liées à la crise de la dette grecque, qui affectent l'ensemble des marchés", explique Victor Shum, analyste du cabinet de consultants en énergie Purvin and Gertz, à Singapour.

"Une autre inquiétude majeure concerne les perspectives économiques américaines", ajoute-t-il.

09:30 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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