17/06/2011

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  • AOF le 17/06/2011 à 08:31

Morning meeting AOF France / Europe - Nouveau recul attendu :



(AOF) - Les marchés actions européens sont attendus en baisse à l'ouverture dans le sillage de la clôture incertaine de Wall Street hier. Les investisseurs restent inquiets de la situation de la Grèce avant un sommet franco-allemand destiné à éviter une contagion de la crise à l'ensemble de la zone euro. Par ailleurs, les indicateurs économiques publiés ces dernières jours laissent présager un ralentissement de l'économie américaine. Cet après-midi, les chiffres américains seront donc étudiés avec intérêt. Sur le front des valeurs, l'Etat a choisi Luc Oursel pour prendre la tête d'Areva.


L'analyse technique du CAC 40
Du point de vue de l'analyse graphique, le bureau DayByDay note que l'ouverture en gap du CAC 40 a précipité les cours sur un nouveau point bas. L'importante mèche basse, un volume notable et une volatilité forte sont autant d'éléments favorisant la création d'un plus bas local. Néanmoins, pour être confirmé et libérer un potentiel de progression vers 3935 points, les cours doivent, dans un premier temps, franchir la résistance à 3828 points pour donner un signal de confirmation. Le bureau DayByDay surveillera donc avec attention ce niveau pour prendre un avis plus tranché.

Les valeurs à suivre

AREVA
Les services du Premier ministre ont confirmé les informations de presse évoquant la nomination de Luc Oursel à la tête d'Areva. Le membre du directoire du spécialiste public du nucléaire depuis 2007 remplacera Anne Lauvergeon dont le deuxième mandat arrive à échéance à la fin du mois. Le gouvernement a souligné "l'expérience industrielle et la connaissance du nucléaire" de cet ingénieur du corps des Mines de 51 ans. Il sera notamment charg éde mettre en oeuvre "un plan d'amélioration de la performance de l'entreprise, afin de renforcer sa compétitivité et de poursuivre son développement".

CASINO GUICHARD
Le titre Casino Guichard a enregistré jeudi l'une des plus fortes baisses de l'indice SBF 120 avec un recul de 3,32% à 66,77 euros. Dans un communiqué, Casino a annoncé l'acquisition sur le marché de 8,6 millions d'actions préférentielles de GPA, soit 3,3% du capital de GPA. Selon l'agence Reuters, l'opération a été réalisée au cours moyen de 42,2 dollars par action correspondant à un montant total de 363 millions de dollars (256 millions d'euros).

RHODIA
Umicore et Rhodia viennent de mettre au point un procédé unique de recyclage des terres rares contenues dans les batteries rechargeables NiMH (nickel-métal-hydrure), annoncent les deux groupes dans un communiqué. « Ce procédé allie la méthode brevetée UHT (ultrahaute température) de recyclage des batteries d'Umicore à l'expertise de Rhodia en matière de séparation des terres rares », expliquent les deux groupes.

RODRIGUEZ GROUP
Rodriguez Group a publié un résultat net part du groupe négatif de 10,199 millions d'euros au titre de son premier semestre contre 11,405 millions sur la même période en 2010. La perte opérationnelle courante ressort à 5,022 millions d'euros contre une perte opérationnelle courante de 12,586 millions au premier semestre 2010. Le groupe se félicite de l'amélioration « significative » du résultat opérationnel courant sur la période. Cette amélioration s'explique selon lui par la rationalisation des achats, la baisse des charges externes et la diminution des charges de personnel.

Les chiffres macroéconomiques

15h55 Indice de l'Université du Michigan pour le mois de juin / ETATS-UNIS
16h Indicateurs avancés pour mai / ETATS-UNIS

A 8h25, l'euro cote 1,4161 dollar.

Hier à Paris
Les indices européens, qui ont rebondi en début de semaine, ont rechuté hier avant de poursuivre leur baisse aujourd'hui. Le FMI se dit « très préoccupé » par l'évolution de la situation en Grèce, qui a « changé radicalement ces dernières vingt-quatre heures », a estimé Zho Min, conseiller spécial du directeur du FMI Les indices CAC 40 et Eurotop 100 ont ainsi reculé de 0,38% à 3 792,31 points et de 0,28% à 2 246,56 points. L'indice phare de la bourse de Paris a touché en séance un plus bas de trois mois à 3 743,97 points.

Hier à Wall Street
Les marchés actions américains ont terminé en ordre dispersé. Les investisseurs demeurent préoccupés par la crise grecque et la santé de l'économie américaine. A ce titre, la publication d'indicateurs économiques contrastés n'a pas rassuré. Les inscriptions hebdomadaires au chômage se sont repliées davantage que prévu et les permis de construire et mises en chantier ont rebondi le mois dernier. Mais de l'autre côté, l'activité dans le secteur manufacturier de la région de Philadelphie a chuté en juin. Le Dow Jones a clôturé en hausse de 0,54% à 11961,52 pts. Le Nasdaq a perdu 0,29%.

ACTIONS

Les Bourses européennes devraient commencer la séance en baisse vendredi, la débâcle grecque continuant de hanter les marchés.

Selon BGC Partners, le FTSE devrait céder 14 points à l'ouverture, à 5.685 points, tandis que le DAX abandonnerait 15 points, à 7.095 points, et le CAC, 13 points, à 3.779 points.

Les investisseurs ont continué de vendre des actions jeudi, bien que le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, et le Fonds monétaire international aient assuré que la prochaine tranche d'aide à la Grèce devrait être approuvée dimanche, lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro. O.Rehn a également déclaré que les responsables européens prendraient probablement une décision début juillet sur un deuxième plan de soutien à la Grèce, et sur la nature de la contribution du secteur privé à ce plan.

Pour Koen De Leus, stratégiste chez KBC Securities, les conséquences de la crise grecque pourraient être bien plus graves que celles de la faillite de Lehman Brothers en 2008, car il s'agirait de la faillite d'un pays, qui risquerait de contaminer d'autres pays périphériques.

Les contrats à terme américains sont orientés à la hausse vendredi, après une séance contrastée à Wall Street jeudi. Les inquiétudes au sujet de la crise grecque ont été contrebalancées par deux publications économiques encourageantes aux Etats-Unis.

Le département du Travail a annoncé un recul des inscriptions au chômage à 414.000 pour la semaine close le 11 juin, soit une baisse de 4% par rapport à la semaine précédente. Par ailleurs, les mises en chantier de logements ont augmenté plus que prévu en mai, avec une progression de 3,5% par rapport à avril.

Les marchés d'actions asiatiques évoluent de manière contrastée vendredi, alors que la nervosité domine en raison des inquiétudes au sujet de la Grèce. Les valeurs australiennes progressent toutefois, des analystes estimant qu'elles commencent à devenir bon marché.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts devraient être pratiquement inchangés vendredi à l'ouverture, mais ils bénéficieront d'une base solide tandis que les investisseurs mesurent l'évolution de la crise de la dette grecque.

Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a indiqué s'attendre à ce que l'Union européenne et le Fonds monétaire international acceptent, lors d'une réunion de l'Eurogroupe dimanche prochain, de verser la prochaine tranche du plan de sauvetage accordé l'an dernier à la Grèce, qui se monte à 12 milliards d'euros.

Ces propos ont peu profité aux obligations grecques, mais les emprunts d'Etat espagnols ont légèrement progressé jeudi. L'appétit des investisseurs pour les emprunts des Etats périphériques de la zone euro reste très faible, ce qui devrait soutenir les obligations des Etats les plus solides de la région.

Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a rappelé dans un entretien à paraître vendredi que la BCE était opposée à un défaut de la Grèce, sous quelque forme que ce soit, ainsi qu'à toute action qui déclencherait un événement de crédit.

Les emprunts du Trésor américain sont stables vendredi, l'actualité sans fin sur la Grèce ayant alimenté jeudi le recours aux actifs refuges et entraîné les rendements des emprunts du Trésor vers leurs niveaux les plus bas de 2011.

En fin de séance à New York, les rendements sur l'emprunt de référence à dix ans ont atteint leur plus bas niveau depuis début décembre. Malgré la publication de statistiques économiques favorables aux Etats-Unis, les incertitudes liées à la situation en Grèce ont pesé sur les rendements.

 

CHANGES

L'euro poursuit son repli vendredi face au dollar et au yen, les inquiétudes suscitées par la possibilité d'un défaut de la Grèce sur sa dette et d'éventuels effets de contagion augmentant à l'approche de la réunion des ministres des Finances de la zone euro et du vote sur une motion de confiance en Grèce.

"L'annonce [jeudi] que la Grèce va sans doute parvenir à se financer pendant l'été a permis de dissiper la morosité pendant un temps, mais il reste plusieurs obstacles, notamment le vote de confiance à venir et le sommet de l'Union européenne la semaine prochaine, qui pourraient encore perturber les marchés", souligne Brown Brothers Harriman dans une note à ses clients.

"La Grèce elle-même n'est pas le problème, c'est plutôt de savoir si les dirigeants politiques de l'UE vont parvenir à se rassembler et à produire une solution", estime David Watt, stratégiste devises senior chez RBC Capital Markets.

Mais selon lui, si l'euro ne présente pas beaucoup d'attrait, le dollar non plus, car il est confronté à une économie américaine en perte de vitesse et à une lutte politique au sujet du plafond de la dette des Etats-Unis.

Peter Rosenstreich, analyste en chef pour les marchés chez Swissquote Bank, pense quant à lui que le "facteur peur" soutient le dollar, mais que sur la seule base de ses fondamentaux sous-jacents inquiétants et de la morosité des perspectives à long terme, la devise américaine devrait être orientée dans le sens contraire.

 

PETROLE

Les cours du pétrole évoluent de manière contrastée vendredi, après la publication d'indicateurs économiques encourageants jeudi aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'or noir, indiquent les analystes.

Vers 7h00, le contrat de juillet sur le brut léger doux coté au Nymex cédait 57 cents, à 94,38 dollars le baril. A 6h00, le contrat d'août sur le Brent de mer du Nord gagnait 4 cents, à 114,06 dollars le baril.

"Les contrats américains sur le brut ont progressé, sur fond de nervosité du marché, regagnant une partie du terrain perdu jeudi à la faveur des prévisions de l'Agence internationale de l'Energie, qui table sur une forte hausse de la demande", selon un rapport de Phillip Futures.

Dans son rapport annuel publié jeudi, l'AIE a relevé ses prévisions de demande mondiale pour le brut en 2011 de 100.000 barils par jour, à 89,3 millions de barils.

09:12 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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