25/05/2011

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ACTIONS

Certains analystes ont prévenu que la progression de mardi n'était qu'un "rebond de soulagement" après les replis de lundi, alors que les problèmes d'endettement de la zone euro restent sur le devant de la scène. Mardi, la Grèce a confirmé avoir conclu un accord préliminaire avec le Fonds monétaire international et l'Union européenne pour un nouveau plan d'ajustement économique. Le principal parti d'opposition du pays a toutefois rejeté les nouvelles mesures d'austérité.

Selon Renaud Murail, de Barclays Bourse, la hausse de mardi n'était qu'un "léger rebond technique. Il n'y a eu aucun nouvel élément, la Grèce continue à susciter des inquiétudes et le marché immobilier américain reste fragile".

Les contrats à terme de Wall Street s'inscrivent en baisse mercredi, après une troisième séance consécutive de repli des indices américains, pénalisés par des indicateurs économiques mitigés sur l'activité manufacturière et l'immobilier aux Etats-Unis, et par les craintes relatives à la dette souveraine de la zone euro.

La Fed de Richmond a indiqué que l'activité manufacturière dans sa région s'était contractée en mai après sept mois d'expansion. Le secteur des services a quant à lui ralenti, mais reste en croissance.

"Nous traversons actuellement une période où les indicateurs économiques sont un peu plus faibles car les inquiétudes à l'étranger se sont accentuées", explique Bruce McCain, stratégiste chez Key Private Bank.

"A moins que de nouveaux éléments viennent raviver l'enthousiasme des investisseurs, ces derniers chercheront à modérer leurs prises de risque", ajoute-t-il.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient commencer la séance en hausse mercredi, les investisseurs se tournant de nouveau vers les valeurs refuges.

Les inquiétudes au sujet des pays européens endettés restent vives. L'agence de notation Moody's a averti mardi qu'une éventuelle restructuration de la dette grecque risquerait d'affecter la note de crédit d'autres pays européens et d'entraîner également des déclassements de banques grecques.

L'émission de bons du Trésor mardi en Espagne a suscité une forte demande, qui reflète la tendance des investisseurs à privilégier les titres de dette souveraine à maturité très courte pour les pays périphériques de la zone euro. Malgré les craintes d'une contagion, le coût des CDS sur les emprunts d'Etat espagnols et italiens a diminué, tandis que celui des CDS sur les obligations grecques a grimpé à un niveau record.

Les prix des obligations du Trésor américain sont en hausse mercredi. Les emprunts à deux ans ont gagné du terrain mardi, après le succès d'une émission de 35 milliards de dollars de titres, malgré de faibles rendements. Le Trésor américain a annoncé avoir placé 35 milliards de dollars de titres à deux ans à un taux de 0,56%. Le ratio de couverture a atteint 3,46, contre une moyenne de 3,18 lors des quatre précédentes émissions. Le succès de l'opération a apaisé les craintes d'une faible demande lors des adjudications de titres à cinq et sept ans prévues mercredi et jeudi.

"Nous avons eu une émission d'emprunts à deux ans très réussie", note Jason Rogan, responsable des titres du Trésor chez Guggenheim Securities. "Je pense que cela montre que les gens n'ont pas peur de détenir des titres du Trésor à ces niveaux, même après la hausse que nous avons eue".

 

CHANGES

L'euro est en recul mercredi, alors que le marché se concentre à nouveau sur les problèmes d'endettement de la zone euro et opte pour les positions les moins risquées.

Les devises sensibles à la croissance avaient opéré mardi un retour sur le devant de la scène après les solides statistiques économiques parues en Allemagne et les prévisions encourageantes de Goldman Sachs sur les prix des matières premières, qui ont apaisé les craintes d'un ralentissement de l'économie mondiale.

La livre sterling, qui reste globalement stable face au dollar et s'apprécie contre l'euro, devrait poursuivre dans cette voie au cours de la séance.

 

PETROLE

Les prix du pétrole fléchissent mercredi, en raison de la demande énergétique moins forte des Etats-Unis et sous l'effet de prises de bénéfices après la progression de mardi, notent des analystes.

Vers 07h00, le contrat de référence de New York sur le brut léger doux pour livraison en juillet perdait 97 cents, à 98,62 dollars le baril. A 06h00, le contrat sur le Brent de la mer du Nord pour livraison le même mois abandonnait 82 cents, à 111,71 dollars le baril.

"Les investisseurs pourraient être en train de prendre leurs bénéfices à l'approche d'un week-end prolongé sur le marché américain", explique Ker Chung Yang, analyste matières premières chez Phillip Futures à Singapour. La journée de lundi sera fériée aux Etats-Unis, pour la célébration du "Memorial Day".

Selon Ker Chung Yang, la baisse moins marquée que prévu des stocks de brut américains la semaine dernière, qui reflète une demande énergétique plus faible qu'escompté, a tiré les prix vers le bas, les Etats-Unis étant le pays qui consomme le plus de pétrole au monde.

Les analystes estiment cependant que les prix du pétrole conservent une tendance haussière, notamment en raison des troubles qui continuent d'agiter les pays producteurs du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.

Selon Goldman Sachs, le prix du baril de Brent devrait atteindre 130 dollars d'ici un an.

 

 

 

 

INDICES A 10H25..

 

BEL 20 * 2662.01 -13.51 -0.50 %  
AEX 25 * 341.79 -1.41 -0.41 %  
CAC 40 * 3900.44 -16.44 -0.42 %  
Euronext 100 * 698.05 -2.85 -0.41 %  
Next 150 * 1727.33 -7.83 -0.45 %  
DAX 30 7097.49 -53.17 -0.74 %  
MIB 30 20,549.67 -32.48 -0.16 %  
IBEX 35 10062.00 -53.90 -0.53 %  
SMI 6,446.26 -8.03 -0.12 %  
SLI 1,003.20 -1.99 -0.20 %  
SPI 5,926.97 -13.01 -0.22 %  
FTSE™ 100 5825.43 -32.98 -0.56 %  
Dow Jones * 12,356.21 -25.05 -0.20 %  
Nasdaq 100 2,303.55 0.00 0.00 %  
Nasdaq 2,746.16 0.00 0.00 %  
OMX Nordic 40 1,075.42 -4.39 -0.41 %  
OMX Helsinki 25 2,513.78 -15.66 -0.62 %  
OMX Stockholm 30 1,128.60 -6.37 -0.56 %  
OMX Copenhagen 20 455.33 -0.42 -0.09
  • AFP le 25/05/2011 à 10:19

Chine : les entreprises européennes face à une concurrence accrue



Un magasin Carrefour à Pékin en janvier 2011
© AFP/Archives  Frederic J. Brown

Les entreprises européennes implantées en Chine font face à une concurrence accrue de la part de leurs homologues chinoises, tandis que la deuxième économie mondiale est devenue un marché incontournable dans leur stratégie mondiale, selon une enquête publiée mercredi.

Les entreprises chinoises ont fait "des avancées considérables en terme de notoriété de marque, de marketing, de commercialisation et de qualité des produits", d'après la dernière édition de cette enquête annuelle sur les perspectives du marché chinois (Business Confidence Survey) réalisée par la Chambre de commerce européenne en Chine.

"La compétition s'accroît: nous pensons que c'est une bonne chose", a déclaré lors d'une présentation à la presse Davide Cucine, le président italien de la Chambre, tout en constatant que "les sociétés chinoises commencent à se renforcer dans certains des bastions traditionnels des entreprises étrangères".

Quelque 40% des 598 entreprises européennes ayant répondu au questionnaire pensent que la concurrence est l'un des trois éléments clés qui va affecter leurs affaires en Chine au cours des deux prochaines années, à côté de l'augmentation des salaires et du prix des matières premières.

Les PME, qui occupent souvent des niches de marché hautement spécialisées, ne sont que 36% à se déclarer "pessimistes" face à cette concurrence croissante, contre 45% des grandes entreprises.

En plus du problème posé par la hausse des salaires dans les industries employant une main-d'oeuvre abondante, les entreprises étrangères ont du mal à trouver le personnel qualifié dont elles ont besoin, constate M. Cucine.

Malgré ces difficultés, 79% des sociétés européennes ont "une perspective de croissance positive" en Chine et 65% pensent que le 12e plan quinquennal (2011-2015), qui met l'accent sur la demande interne et le développement des services, "aura un impact positif sur le développement des affaires".

Tandis que 71% déclarent avoir réalisé un bénéfice en Chine l'an passé, 57% voient cette année ce pays comme "un marché stratégique de plus en plus important pour leurs opérations à travers le monde", contre seulement 40% l'an dernier.

Mais les entreprises européennes s'inquiétent de la multiplication de barrières non commerciales pour l'accès au marché chinois: 43%, contre 33% en 2010, sont d'avis que "les mesures du gouvernement (chinois) sont discriminatoires à l'égard des entreprises à capitaux étrangers" et 46% (contre 36% l'an dernier) s'attendent à ce que ces discriminations persistent au cours des deux ans à venir.

10:29 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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