25/05/2011

19H25....JOURNEE QUELCONQUE...sauf pour LAGARDE.

de l'INVESTISSEUR

Après avoir ouvert dans le rouge, les bourses européennes ont retrouvé un peu de dynamisme ce mercredi après-midi, aidées par les banques qui avaient meilleure mine, sans raison apparente. Le secteur bancaire était  retombé il est vrai à son plus bas niveau depuis juillet 2010. Commerzbank se distingue ce jour avec un gain de 6,1% et diverses banques françaises se retrouvent en positif de plus de 2%. Au niveau des indices, les gains sont de l'ordre de 0,5% en moyenne. Le Bel 20 fait cavalier seul en se repliant de 0,2%. Bekaert, Umicore et Belgacom cèdent toutes trois environ 1,5%. C'est aujourd'hui le dernier jour de cotation de CNP. Sur le marché élargi,  Euronav (-6,9%) plonge après des déclarations non convaincantes du patron de l'entreprise concurrente Frontline. Ce concurrent assure qu'il faudra peut-être attendre cinq ans avant de revoir les navires tankers pétroliers redevenir rentables. Le repli de Jensen (-0,75%) et Resilux (-2,2%) résulte du détachement de coupon. Parmi les valeurs gagnantes, citons Fluxys et Immo Moury Construct qui gagnent plus de 4%. Bois Sauvage a annoncé que la date de détachement du coupon pour la réduction de capital (26 EUR p.a.) est prévue le 26 juillet 2011.

Aux Etats-Unis, les bourses s'apprécient quelque peu vers 18h belges : Dow Jones +t 0,3% et Nasdaq + 0,6%. Sur le marché des changes, l'euro reste assez stable à  1,41 USD. L'or se renchérit 0,5% à 1.532 USD/once tandis que le pétrole remonte de 2%, à 114,6 USD/baril (Brent).       

  • AFP le 25/05/2011 à 19:25

La Bourse de Paris termine en légère hausse (+0,31%), séance de rattrapage :



Le Palais Brongniart, où se tenait la Bourse de Paris avant l'informatisation de la place
© AFP/Archives  Stephane de Sakutin

La Bourse de Paris a terminé mercredi en légère hausse (+0,31%) dans un marché nerveux avant la publication jeudi de la deuxième estimation de la croissance américaine au premier trimestre.

L'indice vedette a avancé de 12,11 points à 3.928,99 points dans un volume d'échanges de 3,115 milliards d'euros.

Le marché parisien avait mal démarré la séance, en ouvrant sous les 3.900 points, affecté par les inquiétudes récurrentes sur la Grèce et les craintes plus générales sur l'économie mondiale.

Ces inquiétudes se sont estompées au cours de la séance, permettant au CAC 40 de repasser dans le vert en dépit d'un indicateur en demi-teinte aux Etats-Unis: les commandes de biens durables ont nettement reculé en avril, de 3,6% par rapport au mois précédent alors que les analystes attendaient une baisse beaucoup moins marquée de 2%.

"Malgré des statistiques décevantes, le marché arrive à se reprendre car cela soulage les craintes sur l'orientation que pourra prendre la politique monétaire américaine", a indiqué Guillaume Garabédian, gérant d'actions chez Meeschaert Gestion Privée.

Des indicateurs décevants pèsent sur le moral des investisseurs mais peuvent aussi les convaincre que la Réserve fédérale américaine (Fed) va maintenir une politique accommodante pour encore quelque temps.

La publication jeudi de la deuxième estimation de la croissance américaine au premier trimestre est très attendue, mais "quel que soit le chiffre publié, ce sera la perception des marchés qui primera", estime M. Garabédian.

Le marché s'est en attendant accordé mercredi une séance de rattrapage, avec un rebond du secteur bancaire qui avait souffert récemment.

Natixis a enregistré la plus forte hausse de l'indice (+2,43% à 3,79 euros) suivi par Crédit Agricole (+2,29% à 10,74 euros), BNP Paribas (+2,24% à 52,47 euros) et Société Générale (+2,13% à 42,10 euros).

LAGARDE..EERE IRA LA-BAS...

Christine Lagarde brigue la succession de Dominique Strauss-Kahn. Forte du soutien de plusieurs capitales européennes, la ministre française de l'Economie a présenté mercredi sa candidature à la direction générale du Fonds monétaire international.

Pour devenir la première femme à occuper ce poste depuis la naissance de l'institution, l'actuelle locataire de Bercy devra s'assurer l'appui des Etats-Unis et convaincre les pays émergents. En outre, une saisine de la Cour de justice de la République (CJR), en France, sur son rôle dans l'affaire Tapie, pourrait fragiliser sa candidature. Mais la ministre âgée de 55 ans croit en ses chances.

Lors d'une conférence de presse à son ministère, Christine Lagarde a annoncé avoir décidé après "mûre réflexion" de faire acte de candidature à la succession de DSK. En poste depuis novembre 2007, l'ex-ministre socialiste a démissionné le 18 mai pour se défendre des accusations d'agression sexuelle et de tentative de viol sur une femme de chambre d'un hôtel à New York.

Mme Lagarde a précisé avoir tout le "soutien" du président Nicolas Sarkozy et du Premier ministre François Fillon; un soutien confirmé le porte-parole du gouvernement, François Baroin, lors du compte-rendu du Conseil des ministres.

"C'est un immense défi que j'aborde avec beaucoup d'humilité", a expliqué Christine Lagarde, souhaitant recueillir "le plus large consensus". "Si j'étais élue, j'apporterais au Fonds toute mon expérience d'avocat, de dirigeant d'entreprise, de ministre et de femme" dans un "esprit d'ouverture" et "d'équipe", a promis l'ancienne présidente du comité exécutif mondial du prestigieux cabinet d'avocats de Chicago, Baker & McKenzie.

Parfaitement anglophone, Christine Lagarde a annoncé qu'elle effectuerait une série de déplacements pour consulter certains membres du FMI et dit vouloir porter une "nouvelle ambition" pour cette "grande institution" qui "n'est la propriété de personne sauf de ses 187 membres".

Les candidatures doivent être déposées au plus tard le 10 juin, l'ensemble du processus devant s'achever le 30 juin. Mme Lagarde a précisé que le seul autre candidat qu'elle connaissait était le gouverneur la Banque centrale du Mexique Agustin Carstens.

Ces derniers jours, plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne, ont apporté leur appui à une candidature de Mme Lagarde, qui fait figure de favorite en Europe. Mercredi, l'Allemagne a réaffirmé son soutien, le porte-parole d'Angela Merkel saluant une candidate "hautement compétente". Elle possède aussi une excellente connaissance de la crise de la dette en Europe et des mesures prises pour y remédier dans "lesquelles le FMI joue un rôle important", a loué Steffen Seibert.

Du côté de Washington, dont le vote sera prépondérant, le secrétaire au Trésor Timothy Geithner a loué la ministre française sans aller jusqu'à soutenir sa candidature. Mme Lagarde et M. Carstens, également candidat, sont tous deux des postulants "très compétents", a souligné M. Geithner, à la veille du sommet du G-8 à Deauville qui se tiendra en présence du président Barack Obama.

Il a également appelé à une procédure ouverte pour choisir le prochain patron du FMI. Traditionnellement en effet, depuis sa création, le Fonds est dirigé par un Européen, un Américain occupant la tête de la Banque mondiale. Mais ce partage des rôles est contesté par les pays en développement montant en puissance sur la scène économique.

Les pays émergents plaident ainsi pour l'ouverture du poste à un non-Européen. A la veille de la candidature de Christine Lagarde, des responsables du FMI représentant le Brésil, la Chine, l'Inde, la Russie et l'Afrique du Sud ont souhaité dans un communiqué commun que l'élection du prochain patron du Fonds soit "vraiment transparente" et fondée sur le mérite.

Christine Lagarde a tenu à ne se présenter ni comme la candidate de l'Eurogroupe, ni la candidate européenne, ni même la candidate française. "Etre une Européenne n'est pas spécifiquement en tant que tel un atout, de la même manière, être Européen ne doit pas non plus constituer un handicap", a-t-elle relevé.

Elle a par ailleurs jugé "impérativement" nécessaire de "mener à son terme" la réforme lancée sous la précédente direction générale afin de "permettre une meilleure représentation des pays (...) sous-représentés, au regard de la situation économique" et des critères permettant de déterminer les quotas, les droits de vote et les sièges.

Interrogée sur l'impact que pourrait éventuellement avoir l'affaire Tapie sur sa candidature, Mme Lagarde s'est montrée sereine. Il y a "une procédure d'enquête qui est en cours", a-t-elle rappelé. "J'ai toute confiance dans cette procédure tout simplement parce que j'ai la conscience parfaitement tranquille", a-t-elle affirmé, disant avoir toujours agi dans le "strict intérêt de l'Etat" et "le respect total de la loi".

Saisie le 10 mai par le parquet général de la Cour de cassation, la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) pourrait se prononcer dans les prochaines semaines sur d'éventuelles poursuites pour abus d'autorité visant Mme Lagarde dans l'affaire Tapie.

Le procureur général de la Cour de cassation Jean-Louis Nadal avait été saisi le 1er avril par des députés socialistes sur les conditions dans lesquelles le Consortium de réalisation (CDR) a été condamné le 7 juillet 2008 à verser 285 millions d'euros, hors intérêts, à l'homme d'affaires et ancien ministre Bernard Tapie dans le litige l'opposant au Crédit Lyonnais sur la cession d'Adidas en 1993. La sentence arbitrale avait été très contestée alors que la Cour de cassation avait annulé une décision favorable à l'ex-patron de l'OM. AP

19:31 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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