24/05/2011

11h15..léger mieux..+0.3%

ACTIONS

Les valeurs européennes  ouvrent en très légère hausse mardi. Les craintes à l'égard des problèmes de dette dans la zone euro persistent, mais les signes de stabilisation d'autres marchés pourraient soutenir les places boursières de la région.


Des opérateurs notent que les investisseurs mondiaux sont sur la défensive et que les prix des matières premières se retrouvent sous pression après plusieurs mois de hausse, alors que la croissance économique de la Chine semble ralentir, tandis que celle des Etats-Unis et l'Europe se révèle, au mieux, modeste.

Ils indiquent par ailleurs que la nouvelle éruption volcanique en Islande pourrait perturber le trafic aérien, comme cela s'est déjà produit l'an dernier en raison de l'éruption de l'Eyjafjöll. De nombreuses compagnies aériennes ont décidé d'annuler des vols mardi.

Frédéric Aubel, opérateur chez Global Equities, explique que les investisseurs attendent le sommet du G8 cette semaine en France, espérant que se dessineront à cette occasion des "solutions pour la zone euro au vu de la dégradation de la situation" sur le front des dettes souveraines.

"L'Union européenne doit présenter une solution durable", indique F.Aubel, pour qui il est nécessaire de mettre un terme aux spéculations autour d'une restructuration de la dette grecque, ce qui contribuerait à rassurer les investisseurs.

Les contrats à terme américains s'inscrivent en légère hausse mardi. Wall Street a clôturé en nette baisse lundi, pénalisée par les inquiétudes liées aux problèmes de dette souveraine en Europe, qui ont suscité une forte hausse de la demande d'actifs refuges au détriment des actions.

En Asie, les places boursières présentent un tableau contrasté mardi, les achats à bon compte après les forts reculs de la séance précédente étant contrebalancés par les craintes relatives à l'économie chinoise et aux problèmes de dette de la zone euro.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient ouvrir mardi sur une note contrastée, alors que les investisseurs gardent les yeux rivés sur les problèmes de dette de la zone euro et des Etats-Unis.

Le marché sera attentif à plusieurs indicateurs économiques clés pour la zone euro, notamment les nouvelles commandes à l'industrie et l'indice IFO du climat des affaires en Allemagne, qui devraient permettre d'évaluer l'évolution de la croissance.

Les emprunts du Trésor américains sont stables mardi. Une nouvelle série de dégradations de perspective et de note de crédit ont exacerbé lundi les craintes liées aux dettes souveraines européennes, et incité les investisseurs à se tourner vers les actifs refuges. Les rendements des obligations ont glissé vers leurs plus bas niveaux de l'année.

Par ailleurs, aux inquiétudes relatives aux dettes souveraines sont venues s'ajouter des craintes de ralentissement de la croissance. Des données peu encourageantes publiées en Allemagne ont fait écho à celles annoncées en Chine, signalant un ralentissement de leurs secteurs industriels.

Les dernières statistiques économiques suggèrent un affaiblissement de la conjoncture aux Etats-Unis, mais elles devraient s'améliorer d'ici la fin de l'année, a indiqué lundi James Bullard, président de la Fed de Saint Louis.

D'après lui, l'activité économique du pays devrait être "raisonnablement solide" au second semestre 2012, même si la Fed met un terme à son deuxième programme d'assouplissement quantitatif à la fin juin.

La Réserve fédérale va probablement opter pour un statu quo sur ses taux après la fin du programme, pour se laisser le temps d'évaluer la vigueur de l'économie américaine, a-t-il ajouté.

 

CHANGES

L'euro se stabilise mardi, mais les opérateurs ne pensent pas que la monnaie unique va regagner beaucoup de terrain.

Elle pourrait même recommencer à se déprécier, après être tombée lundi en dessous du seuil de 1,40 dollar pour la première fois depuis mars. L'aggravation de la crise de la dette, les signes de ralentissement de la croissance mondiale et le repositionnement des intervenants sur les marchés des changes risquent en effet de continuer à peser sur la devise européenne.

Aux yeux de certains analystes, le prochain objectif pour l'euro est plus probablement 1,35 dollar que 1,45 dollar.

"Je le vois facilement reculer jusqu'à 1,35 dollar cette semaine", déclare Andrew Wilkinson, analyste à Interactive Brokers à Greenwich, dans le Connecticut.

Jens Nordvig, responsable de la stratégie de changes G10 de Nomura Securities à New York, estime quant à lui que la monnaie unique ne devrait pas descendre vers 1,30 dollar à court terme, même si la devise va rester sous pression.

La livre sterling, qui évolue de façon contrastée mardi, semble devoir se maintenir dans des fourchettes étroites pour le moment.

 

PETROLE

Les cours du pétrole sont en hausse mardi, soutenus par des signes d'augmentation de la demande de brut en provenance de Chine, indiquent les analystes.

A 06h00, le contrat de juillet sur le Brent de la mer du Nord coté à Londres avançait de 61 cents à 110,71 dollars le baril, tandis que vers 07h00, le contrat de juillet sur le brut léger coté à New York gagnait 63 cents à 98,33 dollars le baril.

"La demande apparente de brut de la Chine a atteint en avril une moyenne de 9,37 millions de barils par jour, soit une hausse de 8,3% sur un an, en raison d'un accroissement de la demande pendant la saison des semences de printemps", explique Shailaja Nair, analyste chez Platts.

Les analystes indiquent que le marché attend par ailleurs des données supplémentaires sur la demande de brut, dont celles de l'American Petroleum Institute.

Les problèmes de dette souveraine de la zone euro et l'appréciation du dollar limitent toutefois la progression des cours de l'or noir.

Goldman Sachs, citant l'interruption de l'approvisionnement en provenance de Libye, a relevé ses prévisions pour les prix du Brent à 120 dollars le baril pour la fin 2011, contre 105 dollars précédemment, et à 140 dollars le baril pour la fin 2012, contre 120 dollars. Ses prévisions à douze mois ont été relevées à 130 dollars, contre 107 dollars.

Le 23/05/2011 à 23:27 - Mis à jour le 24/05/2011 à 10:23

Le FMI conditionne son aide à la Grèce au soutien de l'Union européenne

 

ATHENES (Reuters) - La Grèce ne sera pas en mesure d'honorer ses obligations financières si elle ne reçoit pas la prochaine tranche d'aide du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne (UE), a déclaré lundi le ministre des Finance grec.

"Le FMI a clairement fait comprendre qu'il ne versera pas (la tranche d'aide) s'il n'a pas la garantie que l'année prochaine, en cas de besoin, la Grèce trouvera un soutien financier auprès des européens", a dit George Papaconstantinou à la télévision grecque.

Interrogé sur les conséquences d'un refus de cette tranche d'aide par le FMI, il a répondu que "la Grèce cessera alors de payer (...) les salaires, les retraites. Toutes les dépenses publiques ne seront pas versées."

George Georgiopoulos, Catherine Monin pour le service français

© 2011 Reuters

COMME PAR HASARD.....

  • AFP le 24/05/2011 à 11:12

Affaire Tapie : une enquête sur Lagarde pourrait être décidée le 10 juin



La ministre de l'Economie Christine Lagarde au G20 à Paris le 23 mai 2011
© AFP  Bob Edme

La Cour de justice de la République (CJR) pourrait pourrait décider de l'ouverture ou non d'une enquête sur la ministre de l'Economie Christine Lagarde lors de sa prochaine réunion fixée au 10 juin, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Cette date du 10 juin est justement la date butoir pour les candidatures à la direction générale du FMI, un poste pour lequel la ministre de l'Economie est pressentie.

Des responsables chinois, indien, sud-africain, turc ou kazakh seraient ainsi sur les rangs, de même que le ministre belge des Finances Didier Reynders.

Le 10 mai, le procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal a décidé de saisir la commission des requêtes de la CJR. Il estimait en effet qu'il existait des éléments justifiant l'ouverture d'une enquête pour abus d'autorité dans le dossier de l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie dans la vente litigieuse d'Adidas par le Crédit Lyonnais en 1993.

Le 10 juin, cette commission, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, de deux magistrats de la Cour des comptes et de deux magistrats du Conseil d'Etat, tiendra sa prochaine réunion, a-t-on appris de source judiciaire.

Elle devrait alors examiner les requêtes déposées contre Christine Lagarde, et contre le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, poursuivi quant à lui par SOS Racisme pour discrimination raciale. La commission des requêtes pourrait rendre son avis dans la foulée.

Si la commission des requêtes ne tranchait pas le 10 juin, la décision serait prise lors d'un nouveau rendez-vous quelques jours ou semaines plus tard.

Première hypothèse : elle juge qu'il n'y a pas matière à ouvrir une instruction et classe sans suite.

Deuxième possibilité : insuffisamment informée, elle demande à se faire communiquer des documents supplémentaires.

Troisième option : elle rend un avis favorable à l'ouverture d'une enquête. Le cas échéant, Jean-Louis Nadal saisit alors, dans la journée ou le lendemain, la commission d'instruction.

Cette dernière, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, entamerait alors une enquête qui pourrait aboutir au renvoi de Christine Lagarde et de Claude Guéant devant la formation de jugement de la CJR, chargée de juger les crimes et délits commis par les membres du gouvernement "dans l'exercice de leurs fonctions".

Il y a deux semaines, le procureur général Nadal avait demandé à la CJR d'ouvrir une enquête après avoir "relevé de nombreux motifs de suspecter la régularité, voire la légalité du règlement arbitral litigieux pouvant caractériser le délit d'abus d'autorité", délit passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.

Fin 2007, Christine Lagarde avait ordonné la désignation de trois juges-arbitres pour trancher le litige opposant depuis 1993 Bernard Tapie au Crédit Lyonnais dans le cadre de la vente d'Adidas.

En juillet 2008, ce tribunal arbitral avait condamné le Consortium de réalisation (CDR, gérant le passif de la banque) à verser 240 millions d'euros de réparation à M. Tapie, auxquels s'ajoutaient une centaine de millions d'euros d'intérêts et 45 millions d'euros pour préjudice moral.

Le parquet général reproche à Christine Lagarde d'avoir recouru à un arbitrage alors qu'il s'agissait de deniers publics et de ne pas avoir exercé de recours contre la sentence arbitrale, alors que plusieurs spécialistes l'y encourageaient.

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