13/05/2011

10H08...TOUR D HORIZON UN VENDREDI 13...

 

ACTIONS

Les valeurs européennes pourraient ouvrir en hausse vendredi dans le sillage de Wall Street, mais la prudence reste de mise sur fond de repli de certaines matières premières et des contrats à terme américains.

BGC Partners prévoit pour l'ouverture que le FTSE 100 s'adjugera 15 points, à 5.960 points, tandis que le DAX avancerait de 30 points à 7.474 points. Le CAC est attendu en progression de 13 points à 4.036 points.

"La situation est très incertaine sur le marché en ce moment, compte tenu de conditions instables dans la zone euro et de statistiques économiques mitigées pour la région, les Etats-Unis et le Royaume-Uni", note Myrto Sokou, analyste chez Sucden.

"Les investisseurs doivent rester prudents dans ce contexte économique fragile, tandis que semblent se profiler des prises de bénéfices sur les marchés des matières premières, après la hausse des cours enregistrée récemment", ajoute l'analyste.

Par ailleurs, les investisseurs estiment que les craintes persistantes liées à la Grèce et à d'autres pays endettés de la zone euro ont peu de chances de s'atténuer à bref délai.

"Il ne faut pas s'attendre à une décision sur l'octroi de fonds supplémentaires à la Grèce lors de la réunion du 16 mai de l'Ecofin, car les discussions devraient se poursuivre une bonne partie du mois de juin", observe Lloyds Bank Corporate Market.

Les contrats à terme de Wall Street se replient vendredi. Les marchés d'actions américains ont progressé jeudi, regagnant le terrain cédé en début de séance, parallèlement au rebond des matières premières et à l'affermissement des valeurs défensives.

Au Japon, l'indice Nikkei perdait vendredi matin 1,5% à 9.575,99 points, à 07h25.

 
 
OBLIGATIONS

Les prix des dettes souveraines pourraient commencer la séance en demi-teinte jeudi, sous l'influence des mouvements qui ont secoué d'autres catégories d'actifs.

"Les Bunds comme les gilts ont été soutenus par les chiffres plus faibles que prévu [de la production industrielle] dans la zone euro ainsi que par une nouvelle série de statistiques économiques moroses au Royaume-Uni. D'un point de vue technique, [Bunds et gilts] sont en bonne posture et j'hésiterais à prendre des positions courtes en ce moment", note Lex van Dam, gérant de fonds chez Hampstead Capital.

"Les perspectives d'évolution des politiques monétaires demeurent plus favorables aux titres du Trésor qu'aux Bunds", estime Robin Marshall, gérant de portefeuille à Londres chez Smith & Williamson Investment Management. "La BCE va relever ses taux encore deux fois cette année alors que la Fed va maintenir le statu quo".

Les prix des obligations du Trésor américain se redressent vendredi. Ils ont reculé jeudi, tirés vers le bas par les titres à long terme, après une émission d'emprunts d'Etat à 30 ans qui a suscité le plus faible niveau de demande depuis novembre.

Selon Dan Greenhaus, stratégiste économique en chef de Miller Tabak, alors que les deux précédentes émissions de dette de la semaine s'étaient bien déroulées, les clients américains se sont montrés méfiants à l'égard des titres du Trésor à long terme, ce qui illustre les inquiétudes au sujet du plafond de la dette du pays et de l'inflation.

 
 
CHANGES

L'euro et la livre sterling perdent du terrain jeudi face au dollar et au yen.

Les statistiques mettant en évidence un ralentissement de la croissance, notamment en Chine, ont incité les investisseurs à la prudence, tout comme les fortes fluctuations des prix des matières premières depuis une semaine.

Certains signes montrent que la croissance mondiale est en train de s'infléchir, indique Camilla Sutton, chef stratégiste changes chez Scotia à Toronto. "Il n'y a d'arrêt brutal nulle part, mais il semble que la croissance devienne un peu plus lente que ce que l'on pensait".

"Nous estimons difficile de conserver des positions longues sur la monnaie unique alors qu'il y a des signes alarmants concernant la situation budgétaire des pays périphériques" de la zone euro, déclare pour sa part Bob Sinche, responsable de la stratégie changes chez RBS Securities.

La livre sterling est elle aussi sous pression, alors que les derniers indicateurs économiques parus au Royaume-Uni ne sont guère encourageants.

 
 
PETROLE

Les cours du pétrole se replient vendredi matin, alors que les opérateurs évaluent le niveau de la demande de brut et prennent en compte des indicateurs économiques défavorables, indiquent des analystes.

Vers 07h00, le contrat de référence de New York, sur le brut léger doux pour livraison en juin, perdait 43 cents à 98,54 dollars le baril. A 06h00, le contrat sur le Brent de la mer du Nord pour livraison en juin reculait de 63 cents, à 112,35 dollars le baril.

Les deux contrats ont terminé en hausse jeudi.

"Il s'agit peut-être d'une correction due à une réflexion sur les niveaux de demande, ce qui est une bonne chose", commente John Vautrain, analyste basé à Singapour du cabinet de consultants en énergie Purvin and Gertz.

"La baisse des prix du pétrole a été déclenchée par la concordance de trois facteurs: des statistiques économiques moroses en Chine, le recul des marchés d'actions mondiaux et la révision en baisse par l'Agence internationale de l'énergie de la demande d'énergie", explique Emma Pinnock, analyste au cabinet de consultants en énergie Inenco.

L'Agence internationale de l'énergie a indiqué dans un rapport publié jeudi que le niveau élevé des prix et la détérioration des perspectives économiques pour les économies avancées érodaient les prévisions de croissance de la demande de pétrole pour cette année.

LES INDICES..(KBC +4%)

BEL 20 * 2,740.34 18.30 0.67 %  
AEX 25 * 358.71 1.19 0.33 %  
CAC 40 * 4,061.57 38.28 0.95 %  
Euronext 100 * 724.12 5.35 0.74 %  
Next 150 * 1,782.43 5.14 0.29 %  
DAX 30 7498.69 54.74 0.74 %  
MIB 30 21,967.30 179.61 0.82 %  
IBEX 35 10525.30 37.70 0.36 %  
SMI 6,590.81 28.22 0.43 %  
SLI 1,034.21 4.16 0.40 %  
SPI 6,068.84 22.07 0.36 %  
FTSE™ 100 5989.61 44.65 0.75 %  
Dow Jones * 12,695.92 65.89 0.52 %  
Nasdaq 100 2,407.89 0.00 0.00 %  
Nasdaq 2,863.04 0.00 0.00 %  
OMX Nordic 40 1,106.03 5.79 0.53 %  
OMX Helsinki 25 2,610.57 17.06 0.66 %  
OMX Stockholm 30 1,170.22 3.69 0.32 %  
OMX Copenhagen 20 461.64 1.95 0.42 %  
  • AFP le 13/05/2011 à 09:46

La Bourse de Paris soutenue par Wall Street et la croissance française :


La Bourse de Paris évoluait nettement dans le vert vendredi matin (+0,92%), profitant du rebond de Wall Street la veille au soir et des bons chiffres de croissance en France et en Allemagne.

A 09H30 (07H30 GMT), l'indice vedette avançait de 37,65 points à 4.060,34 points. La veille, il avait cédé 0,86% et avait évolué toute la séance au gré des fluctuations des marchés de matières premières.

A la faveur d'un léger rebond des prix de l'énergie jeudi soir, Wall Street a terminé en hausse, ce qui soutenait le marché parisien vendredi matin.

Autre facteur notable: la France et l'Allemagne ont publié leur chiffre de croissance pour le premier trimestre et ont toutes deux réservé de bonnes surprises, avec des produits intérieurs bruts respectifs de 1% et de 1,5%.

"Ces bons chiffres des deux économies majeures de la zone euro devraient avoir un effet positif sur les inquiétudes autour de la croissance mondiale", notaient François Duhen et Benoît Rodriguez, du CM-CIC Securities.

Les analystes invitaient toutefois à la prudence pour l'ensemble de l'année 2011 car "les difficultés budgétaires restent au coeur des préoccupations et nécessiteront des réductions des dépenses publiques importantes qui pèseront négativement sur la croissance".

"Il ne faut pas crier victoire trop vite", confirmait Marc Touati d'Assya Cie Financière, jugeant que la consommation des ménages va continuer de ralentir, en raison notamment de la flambée des matières premières.

Les investisseurs attendent désormais la première estimation du PIB en zone euro, à 11H00, et les chiffres de l'inflation en avril aux Etats-Unis ainsi que la confiance du consommateur américain en mai, mesurée par l'université du Michigan à 15H55.

Sur le front des valeurs, EADS prenait la tête du CAC 40 (+4,49% à 22,79 euros) après avoir publié des résultats négatifs au premier trimestre mais meilleurs qu'attendu.

Vallourec gagnait 3,60% à 87,09 euros, grâce à un bénéfice net trimestriel en hausse de 35% sur un an. Le groupe parapétrolier table sur une progression de ses ventes et de sa marge brute d'exploitation au second trimestre.

Autre entreprise ayant annoncé ses résultats: Crédit Agricole prenait 2,30% à 11,33 euros grâce à un résultat trimestriel conforme aux attentes.

Hors CAC 40, Ingenico perdait 4,01% à 30,39 euros alors que la reprise de certains actifs du spécialiste américain des terminaux de paiement Hypercom est en passe d'être bloqué par la justice américaine.

A l'inverse, Ubisoft grimpait de 5,21% à 6,99 euros, grâce à des résultats un peu supérieurs aux attentes au résultat opérationnel courant", selon un analyste du CM-CIC Securities.

  • AFP le 13/05/2011 à 09:52

Allemagne : l'économie démarre l'année en fanfare



Des Volkswagen Golf à la sortie de la chaîne de montage, le 25 février 2011 à Wolfsburg, en Allemagne
© AFP/Archives  John Macdougall

Le Produit intérieur brut (PIB) de l'Allemagne a grimpé de 1,5% au premier trimestre, une croissance nettement supérieure aux attentes qui traduit une dynamique forte de la demande intérieure et un effet de rattrapage.

La croissance du quatrième trimestre 2010 (0,4%) avait été freinée par les conditions climatiques, ce qui "a eu une influence positive sur le premier trimestre 2011", explique dans un communiqué l'Office fédéral des statistiques, qui publié ce chiffre corrigé des variations saisonnières.

Tout en misant sur un bon début d'année, les analystes étaient loin d'être aussi optimistes. Ceux interrogés par Dow Jones Newswires tablaient sur un PIB en hausse de 0,9% seulement.

Au premier trimestre la première économie européenne, en pleine forme, a ainsi renoué avec son niveau de début 2008, avant la crise des marchés financiers puis économique, indique l'Office. Il y a moins de deux ans, responsables politiques et économistes ne voyaient pas l'Allemagne revenir à son niveau d'avant crise avant 2013.

Le pays continue à faire mieux que ses principaux partenaires européens. La croissance s'est établie à 1% en France sur le trimestre, à 0,5% seulement au Royaume-Uni.

Manifestement la dynamique de l'année 2010, où la croissance s'est établie à 3,6%, plaçant l'Allemagne dans le peloton de tête européen, se poursuit malgré l'augmentation des risques sur la scène internationale, de la crise de la dette en zone euro à la catastrophe japonaise en passant par les fluctuations des cours des matières premières.

L'Allemagne a toutefois réussi à rendre son économie moins tributaire de tous ces facteurs en réduisant sa dépendance au commerce extérieur.

Entre janvier et mars, "les impulsions positives sont venues principalement de la demande intérieure", précise l'Office, et particulièrement des investissements des entreprises en équipement et dans le BTP.

Après ce très bon premier trimestre, la prévision officielle de croissance du gouvernement pour cette année (2,6%) apparaît prudente. De plus en plus d'économistes croient à une croissance de 3% ou plus cette année.

 

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