07/04/2011

FIFRELIN DE HAUSSE à 11h22...

 

Le Portugal a demandé mercredi l'aide financière de l'Union européenne, succombant à ce que le Premier ministre démissionnaire, Jose Socrates, a décrit comme des "conditions de financement insoutenables". Le Portugal est le troisième pays de la zone euro à demander l'aide de ses partenaires. Le gouvernement portugais a décidé "d'adresser une demande d'assistance financière à la Commission européenne", a annoncé mercredi soir le Premier ministre José Socrates lors d'une allocution télévisée.

Le Portugal pourrait devoir négocier un plan de sauvetage d'un montant allant jusqu'à 90 milliards d'euros, rapporte Diario Economico sur son site Internet jeudi.

Les investisseurs se montrent également hésitants avant la décision de la BCE, attendue cet après-midi.

"Le potentiel de hausse est limité par le fait que les gens veulent voir comment les marchés de la zone euro gèrent la hausse, très largement attendue, des taux de la BCE", note Nick Kalivas, stratégiste et vice président de la recherche financière chez MF Global.

Les contrats à terme de Wall Street sont également en léger repli jeudi. Le secteur financier a tiré les indices américains vers le haut mercredi, soutenu par les projets d'augmentation de capital de plusieurs banques européennes. La déception suscitée par les résultats de Monsanto a toutefois limité la progression du marché.

Sur le front budgétaire, le président des Etats-Unis, Barack Obama, a affirmé, à l'issue d'une rencontre mercredi soir avec des responsables du Congrès destinée à éviter une paralysie de l'Etat, que les différends entre le Parti démocrate et le Parti républicain sur le budget étaient en train de se réduire. Aucun accord n'a toutefois été conclu.

Les marchés d'actions asiatiques sont pour la plupart en baisse jeudi, mais la Bourse de Tokyo profite de l'affaiblissement du yen, en anticipation d'un relèvement des taux de la Banque centrale européenne. Les observateurs du marché craignent cependant un repli de l'indice Nikkei, alors que les opérateurs surveillent l'évolution de la situation à la centrale nucléaire de Fukushima.

OBLIGATIONS

Bunds et gilts pourraient ouvrir sur une note contrastée jeudi, dans l'attente des décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne et de la Banque d'Angleterre cet après-midi.

La décision de la BCE sera très surveillée, car la banque centrale devrait procéder à son premier resserrement monétaire en trois ans. L'attention se portera surtout sur les commentaires du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, au sujet du rythme des prochains relèvements de taux.

La décision de la BCE revêtira une importance particulière, alors que le Portugal a demandé mercredi une aide financière à l'Union européenne.

Contrairement à la BCE, la Banque d'Angleterre devrait maintenir ses taux inchangés jeudi.

Les prix des emprunts d'Etat américains s'inscrivent en légère hausse jeudi. Les investisseurs, inquiets des désaccords naissants au sein de la Réserve fédérale, craignent que la banque centrale américaine ne parvienne pas à contrôler l'inflation à l'avenir et ont vendu mercredi les titres du Trésor à long terme.

Les craintes sur l'inflation sont alimentées par la montée des cours pétroliers et par la perception que la Fed est en retard sur les autres banques centrales dans sa lutte contre la menace inflationniste.

 

CHANGES

L'euro est en baisse jeudi face au dollar et pourrait se maintenir dans une fourchette étroite avant la réunion de la Banque centrale européenne, qui sera suivie d'une conférence de presse de son président Jean-Claude Trichet.

Selon Yuichiro Harada, vice président senior de la division marché des changes chez Mizuho Corporate Banks, le marché intègre déjà un relèvement de 25 points de base des taux de la BCE, et sera surtout attentif aux déclarations de J.-C. Trichet qui pourraient laisser attendre d'autres relèvements pendant le reste de l'année. En l'absence de telles déclarations, l'euro risque selon lui de subir des prises de bénéfices.

En outre, si les pays européens n'arrivent pas à s'entendre sur la façon de financer le sauvetage du Portugal, cela pourrait également peser sur la monnaie unique, ajoute Y. Harada.

La livre sterling, qui évolue actuellement de manière contrastée, devrait consolider tandis que les investisseurs attendent la décision de politique monétaire de la Banque d'Angleterre, qui sera annoncée à 13h00. Selon les prévisions, la banque centrale britannique devrait maintenir son principal taux d'intérêt à 0,5% pour un mois de plus.

 LibelléDernierVar.
EUR/USD 1.4286 -0.31%
Euribor 1 an 2.033 0%
Gold Index 1454.80 -0.41%
Pétrole (New York) 108.91 0.07%

PETROLE

Les contrats à terme sur le pétrole s'inscrivent en baisse jeudi en Asie, les investisseurs continuant de procéder à des prises de bénéfices et les rebelles libyens étant parvenus pour la première fois à exporter du brut en provenance de Tobrouk,(en taxi Sourire ) qu'ils contrôlent, indiquent les analystes.

Vers 7h00, le contrat de mai sur le brut léger doux coté au Nymex perdait 48cents, à 108,35 dollars le baril, après avoir franchi le seuil de 109 dollars pour la première fois depuis deux ans et demi mercredi pendant la séance américaine.

A 6h00, le contrat de mai sur le Brent de mer du Nord reculait de 51 cents, à 121,79 dollars le baril. Il a atteint un point haut à 123,37 dollars mercredi pendant la séance européenne.

 
 

11:25 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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