21/03/2011

ON MONTE..SANS SURPRISE. à 9H23 +1.5%

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ACTIONS

Les places boursières européennes pourraient ouvrir en hausse, le conflit militaire en Libye contrastant avec les progrès réalisés dans la lutte contre la crise nucléaire au Japon.

Les valeurs du secteur des télécommunications pourraient bénéficier de l'accord conclu entre Deutsche Telekom et AT&T. Le groupe allemand va céder sa filiale américaine de téléphonie mobile T-Mobile USA à AT&T pour 39 milliards de dollars.

IG Markets prévoit que le FTSE ouvrira en hausse de 26 points, à 5.744 points, tandis que le DAX prendrait 38 points, à 6.702 points, et le CAC, 21 points, à 3.831 points.

"Nous pensons qu'une guerre civile prolongée en Libye pourrait être un non évènement économique dans la mesure où l'Arabie saoudite compensera toute pénurie d'approvisionnement [en pétrole]. Plus important, de sérieuses retombées nucléaires au Japon semblent de moins en moins probables compte tenu de la restauration de l'alimentation électrique des centrales, et du succès rencontré au niveau du refroidissement des réacteurs", observe Phillip Securities dans une note de recherche.

Bernard McAlinden, stratégiste chez NCB Stockbrokers, note qu'un optimisme prudent est apparu quant à la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.

Les contrats à terme américains progressent et Wall Street pourrait ouvrir dans le vert lundi, après l'annonce d'AT&T et Deutsche Telekom dimanche et les informations encourageantes sur les efforts du Japon pour prévenir une catastrophe nucléaire.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts devraient débuter la séance en demi-teinte lundi. L'incertitude extrême suscitée par la situation de détresse des centrales nucléaires japonaises puis par les frappes militaires de la coalition internationale contre le colonel Kadhafi en Libye ont fait chuter les rendements des Bunds à des niveaux qu'ils n'avaient plus atteints depuis le début de l'année.

Les investisseurs des marchés obligataires tentent d'évaluer l'impact des évènements et de déterminer s'ils vont dissuader la Banque centrale européenne de resserrer sa politique monétaire. Lors de la dernière réunion de la BCE le 3 mars, son président Jean-Claude Trichet a déclaré que les pressions inflationnistes justifiaient "une forte vigilance" et qu'il était "possible" que les taux soient relevés en avril.

Mais le paysage a depuis bien changé, avec les soulèvements dans le monde arabe et le désastre qui a frappé le Japon. Le rendement du Schatz allemand à deux ans, qui avait bondi d'environ 1,54% à 1,75% en réaction aux propos de J.-C. Trichet, est retombé depuis à 1,575%.

Les dirigeants européens peaufinent cette semaine leur réponse à la crise de la dette, qui dure depuis un an déjà, alors que le Portugal risque à son tour, après la Grèce et l'Irlande, d'avoir besoin d'une aide extérieure pour faire face aux tensions financières. Les chefs d'Etat ou de gouvernement de l'Union européenne se réuniront jeudi et vendredi à Bruxelles. La situation en Libye et les problèmes de sécurité nucléaire au Japon figureront également en tête de l'ordre du jour.

Les prix des obligations du Trésor sont en baisse lundi, après avoir chuté vendredi, sur fond de crise en Libye et d'actions coordonnées des grandes banques centrales pour contrer la vigueur du yen.

Les statistiques à paraître cette semaine sur le marché immobilier, les commandes de biens durables et le comportement des consommateurs aux Etats-Unis devraient mettre en lumière ce qui limite l'expansion économique et donner des indications sur la date d'un éventuel retour à la normale.

 

CHANGES

Le yen pâtit de la perspective de nouvelles interventions de grandes banques centrales pour l'affaiblir, malgré les flux dont bénéficie cette valeur refuge en raison du conflit militaire en Libye et de l'envolée des cours pétroliers.

La paire euro-dollar pourrait progresser, estime Thomas Stolper, directeur de la recherche sur les changes chez Goldman Sachs, en citant notamment la hausse des prix de l'or noir et la dégradation de la balance commerciale américaine.

"Avec le ton restrictif de la Banque centrale européenne par rapport à la Fed, cela devrait se traduire par une nouvelle hausse de l'euro par rapport au dollar", observe T.Stolper, qui vise un euro à 1,50 dollar.

 

PETROLE

Les cours du brut ont grimpé cette nuit, alors que les forces occidentales ont lancé des frappes aériennes sur des bases militaires libyennes pour empêcher Mouammar Kadhafi de s'attaquer à la population civile, ont indiqué des analystes.

Vers 7h00, le contrat de référence de New York, sur le brut léger doux pour livraison en avril, affichait une hausse de 1,87 dollar, à 102,94 dollars le baril. A 6h00, le contrat sur le Brent de la mer du Nord pour livraison en mai gagnait 2,14 dollars, à 116,07 dollars.

Victor Shum, du cabinet de consultants Purvin and Gertz à Singapour, estime que les bombardements de la coalition internationale risquent d'entraîner des dommages collatéraux pour les infrastructures pétrolières libyennes, qui pourraient également subir des sabotages internes.

"Les troubles au Moyen-Orient et en Afrique du Nord pourraient se propager [...] et l'effet de contagion sur les prix du pétrole demeure donc", selon V.Shum.

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L'actualité A la Une

Le 21/03/2011 à 07:11

Deuxième vague de raids alliés contre la Libye

Deuxième vague de raids alliés contre la Libye
Tornado britannique s'apprêtant à décoller du sud de l'Angleterre. Les puissances occidentales ont lancé dans la nuit de dimanche à lundi une deuxième vague d'attaques aériennes sur la Libye après avoir stoppé l'avancée des forces de Mouammar Kadhafi vers Benghazi et endommagé des défenses antiaériennes. /Photo prise le 20 mars 2011/REUTERS/Darren Staples

 

par Maria Golovnina et Michael Georgy

TRIPOLI - Les puissances occidentales ont lancé dans la nuit de dimanche à lundi une deuxième vague d'attaques aériennes sur la Libye après avoir stoppé l'avancée des forces de Mouammar Kadhafi vers Benghazi et endommagé des défenses antiaériennes.

L'intervention, autorisée par le Conseil de sécurité de l'Onu pour protéger les populations civiles prises au piège des affrontements entre les forces fidèles à Kadhafi et les rebelles, a été critiquée par le secrétaire général de la Ligue arabe, dont la caution est essentielle pour l'Occident.

Mais les Etats-Unis, qui mènent les frappes aériennes avec la Grande-Bretagne, la France, l'Italie, le Canada entre autres pays, ont déclaré que la campagne portait ses fruits et que l'opération, lancée samedi après-midi sous le nom de code "Aube de l'odyssée", avait connu une "très bonne première journée".

L'armée libyenne a décrété dimanche soir une trêve unilatérale à compter de 19h00 GMT, mais les Américains n'en ont pas tenu compte car des combats se sont selon eux poursuivis.

Le ministère britannique de la Défense a annoncé qu'un sous-marin avait tiré des missiles de croisière Tomahawk dimanche soir dans le cadre d'une deuxième vague d'attaques. L'Italie a déclaré que son aviation était entrée en action.

"Nous poursuivons, avec nos partenaires internationaux, les opérations en soutien à la résolution 1973 du Conseil de sécurité", a déclaré le ministère britannique de la Défense.

Votée jeudi soir, sans veto de la Chine et de la Russie qui se sont abstenues, la résolution autorise "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les populations civiles en Libye.

TIRS NOURRIS À BENGHAZI

Après une première nuit de raids, le vice-amiral américain Bill Gortney, directeur de l'état-major interarmes, a constaté une diminution des moyens de surveillance aérienne de la Libye.

Benghazi, fief de l'insurrection dans l'est du pays, reste sous la menace des forces fidèles à Kadhafi, mais celles-ci "souffrent d'isolement et de confusion", a-t-il ajouté.

Des explosions sporadiques et des échanges de feu nourris ont été entendus dimanche soir dans la deuxième ville du pays. Les tirs ont duré une quarantaine de minutes, selon un journaliste de Reuters.

A Tripoli, une forte explosion a retenti et les autorités ont déclaré qu'un bâtiment du complexe de Kadhafi dans la capitale avait été détruit par un tir de missile. Des journalistes ont été conduits jusqu'au site, qui abrite des bâtiments privés, des casernes, des batteries antiaériennes.

A Misrata, troisième ville du pays tenue par les rebelles à 200 km à l'est de la capitale, des chars gouvernementaux sont entrés en mouvement après le bombardement d'une base proche de la ville par les Occidentaux.

"Les chars sont dans le centre de Misrata (...). Il y a tellement de victimes que je ne peux pas les compter", a déclaré un porte-parole des insurgés dimanche après-midi.

La coalition dit cibler des objectifs militaires, notamment des bases aériennes et défenses antiaériennes, pour tenter de contraindre les forces de Mouammar Kadhafi à cesser les attaques contre l'insurrection.

Mais le régime libyen affirme que des civils sont visés par ces frappes et que 64 d'entre eux sont morts entre samedi après-midi et dimanche matin.

TRANSFERT DE COMMANDEMENT

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a dénoncé des bombardements "qui ont provoqué la mort et les blessures de nombreux civils libyens" et il a convoqué une réunion extraordinaire de l'organisation.

Un porte-parole de la rébellion a critiqué la position du diplomate égyptien, affirmant que plus de 8.000 insurgés avaient été tués depuis le début de l'insurrection à la mi-février.

Le soutien de la Ligue arabe à la résolution 1973 a grandement facilité la mise en place de la plus grosse intervention militaire dans le monde arabe depuis l'invasion de l'Irak en 2003.

Si l'organisation désapprouvait son déroulement, cela compliquerait grandement la tâche des Occidentaux. Certains analystes militaires soulignent déjà que cette campagne sera dans tous les cas difficile, et son issue incertaine.

Le chef d'état-major interarmes américain, l'amiral Mike Mullen, a concédé sur CBS que l'issue de cette campagne était très incertaine et que l'opération pourrait déboucher sur une impasse.

Mike Mullen s'est toutefois félicité de la rapidité de la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne mais le secrétaire à la Défense Robert Gates a souligné que les Etats-Unis, qui commandent actuellement l'intervention, ne comptaient pas jour un "rôle prééminent" pour la maintenir.

Reflétant la volonté de Washington de ne pas paraître trop impliqué dans l'opération, le chef du Pentagone a souhaité transférer le commandement des opérations dans les jours à venir. Il a évoqué un commandement conjoint franco-britannique ou un commandement de l'Otan. Mais à Bruxelles, l'Alliance ne s'est pas mise d'accord sur son implication dans la surveillance d'une zone d'exclusion aérienne.

Le président Barack Obama s'est entretenu dimanche avec le roi Abdallah de Jordanie et le vice-président Joe Biden a téléphoné aux dirigeants algérien et koweïtien pour obtenir de nouveaux appuis au sein des pays arabes.

Moscou, opposé à l'intervention militaire, a repris les chiffres officiels libyens et demandé à Paris, Londres et Washington de "cesser le recours non sélectif à la force".

Clément Guillou et Jean-Stéphane Brosse pour le service français

© 2011 Reuters

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