18/03/2011

CHOQUANT...9h20...

AVEC TOUT CE QUI SE PASSE AU JAPON, J'AI VU SUR CNBC UNE INTERVIEW D'UN ANALYSTE QUI DISAIT QU'IL FALLAIT INVESTIR DANS L'IMMOBILIER JAPONAIS..c'était une occasion unique ....écoeurant .Claude.

Le 18/03/2011 à 07:16

Le Japon tente de rétablir l'électricité à Fukushima-Daiichi

 

par Kiyoshi Takenaka et Terril Jones

TOKYO (Reuters) - Les ingénieurs japonais menaient un combat acharné vendredi pour tenter d'empêcher une catastrophe nucléaire de grande ampleur dans la centrale de Fukushima-Daiichi frappée par un puissant séisme de magnitude 9.0 il y a une semaine jour pour jour.

Un porte-parole de l'agence de sûreté nucléaire japonaise a admis que la "solution Tchernobyl", du nom de la catastrophe nucléaire en Ukraine en 1986 où des sacs de sable avaient été déversés sur les réacteurs, était dans tous les esprits au sein du gouvernement.

Si cette mesure fait partie des options, la priorité actuelle reste le refroidissement des réacteurs de la centrale, a fait savoir l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco).

Après le largage jeudi de 30 tonnes d'eau sur le réacteur 3, Tepco prévoit de rétablir dans la matinée l'électricité dans les réacteurs n°1 et n°2 et dans les réacteurs n°3 et n°4 d'ici la fin de la journée.

L'objectif est de remettre en activité le système de refroidissement des réacteurs et de limiter la baisse du niveau d'eau dans les piscines de refroidissement.

Car si ces piscines ne sont pas suffisamment immergées, les barres de combustible usagé provoquent des rejets radioactifs dans l'atmosphère.

Les opérations de refroidissement devraient également reprendre dans la journée au réacteur n°3 via le largage de tonnes d'eau.

PAS DE RISQUE IMMÉDIAT POUR L'OMS

La crise nucléaire dans la centrale, secouée jusqu'à mercredi par une série d'explosions et d'incendies quasi-quotidiens, n'a pas connu d'aggravation significative jeudi.

De la fumée blanche continuait toutefois de s'échapper des réacteurs n°2, n°3 et n°4 vendredi, selon l'agence de sûreté nucléaire.

Depuis une semaine, l'inquiétude de la communauté internationale et des habitants ne cesse de grandir devant la menace d'une catastrophe nucléaire majeure.

Des millions de Tokyoïtes restaient confinés chez eux vendredi, redoutant une nouvelle explosion dans la centrale située à 240km au nord de la capitale.

Le porte-parole du gouvernement assure que l'actuel périmètre d'évacuation établi dans un rayon de 30km autour de la centrale est approprié.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la propagation des rejets radioactifs de la centrale nucléaire, reste localisée et ne constitue pas un danger immédiat pour la santé.

La situation au Japon a incité plusieurs pays à revoir leur politique de tests de résistance de leurs centrales nucléaires.

Le président américain Barack Obama a ainsi annoncé que des experts allaient mener des contrôles poussés tout en assurant que les centrales américaines étaient sûres.

La France va pour sa part fixer des conditions plus sévères pour l'exportation de centrales nucléaires et n'hésitera pas à fermer une centrale nucléaire française s'il apparaissait qu'elle présente le moindre risque après les tests de résistance décidés par le gouvernement.

Les pays du G7 se sont mis par ailleurs mis d'accord sur une intervention concertée pour freiner la flambée du yen qui complique les efforts du Japon pour gérer la crise nucléaire et les conséquences du séisme et du tsunami.

Le dollar américain a immédiatement bondi, faisant baisser le yen qui avait touché la veille un rebord historique à 76,25 yens pour un dollar.

Le bilan du séisme devrait dépasser 10.000 morts et les recherches se poursuivent dans les villes côtières pour tenter de retrouver des survivants du tsunami.

Des centaines de milliers de personnes restent sans abri et leur situation s'est dégradée avec le froid et la neige qui se sont abattus sur les zones les plus durement touchées par la double catastrophe naturelle.

Marine Pennetier pour le service français

© 2011 Reuters

Le 18/03/2011 à 07:24 - Mis à jour le 18/03/2011 à 08:22

Le vote de l'Onu ouvre la voie à des frappes aériennes en Libye

Le vote de l'Onu ouvre la voie à des frappes aériennes en Libye
© REA

 

par Maria Golovnina et Patrick Worsnip

NATIONS UNIES/TRIPOLI/BENGHAZI (Reuters) - Les Nations unies ont autorisé jeudi soir le recours à la force contre l'armée de Mouammar Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye au lendemain des nouvelles menaces proférées par le dirigeant libyen.

Selon une source diplomatique française, des opérations militaires pourraient être lancées "en quelques heures" et ces opérations pourraient notamment être menées par la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et plusieurs pays arabes.

Par dix voix pour et cinq abstentions, dont celle de la Chine, de la Russie et de l'Allemagne, le Conseil de sécurité des Nations unies s'est prononcé pour l'instauration d'une zone d'exclusion dans le ciel libyen.

Le Conseil a également autorisé "toutes les mesures nécessaires" - ce qui veut dire en langage diplomatique des actions militaires - pour assurer la protection des populations civiles face à l'armée de Mouammar Kadhafi.

Le texte de résolution prévoit également un renforcement des sanctions existantes : embargo sur les armes, gel des avoirs du n°1 libyen et de ses proches, ouverture d'une procédure devant la Cour pénale internationale (CPI) contre les responsables de crimes contre l'humanité.

A Tripoli, le vice-ministre libyen des Affaires étrangères Khalid Kaim a fait savoir que la Libye était prête à respecter un cessez-le-feu mais souhaitait discuter auparavant de sa mise en oeuvre.

Lors d'une conférence de presse retransmise sur Al Djazira, il a assuré que le gouvernement libyen allait "réagir positivement à la résolution de l'Onu et que (nous) prouverons cette volonté en garantissant la protection des civils."

"Nous sommes prêts à cette décision de cessez-le-feu mais nous avons besoin d'un interlocuteur précis pour discuter de sa mise en oeuvre", a-t-il déclaré.

A Benghazi, bastion de l'insurrection antiKadhafi, une foule en liesse agitant des drapeaux tricolores datant de la monarchie s'est immédiatement rassemblée dans le centre-ville pour saluer bruyamment le vote aux Nations unies.

"1,2,3, merci Sarkozy", ont scandé les participants dont beaucoup agitaient des drapeaux français.

Le président français, Nicolas Sarkozy, qui se veut en pointe sur la crise libyenne avec le Royaume-Uni, avait appelé mercredi le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités en imposant une zone d'exclusion aérienne.

LE CANADA ENVOIE DES AVIONS DE CHASSE

Lors d'un entretien téléphonique dans la nuit de jeudi à vendredi, le président américain Barack Obama, le Premier ministre britannique David Cameron et le chef de l'Etat français

se sont mis d'accord pour se "coordonner étroitement dans les prochaines étapes" et "continuer à travailler avec les partenaires arabes et les autres partenaires internationaux."

Dans un communiqué, l'Union européenne s'est dit prête à mettre en oeuvre la résolution "dans le cadre de son mandat et des ses compétences."

En Italie, une source proche du gouvernement a indiqué que Rome était disposée à prêter ses bases militaires. Sa base de Sinonella en Sicile est la base militaire de l'Otan la plus proche de la Libye et pourrait être utilisée en cas d'intervention militaire.

Le Canada va pour sa part envoyer six avions de chasse pour permettre la mise en oeuvre de la zone d'exclusion aérienne, selon la chaîne de télévision CTV News.

L'Allemagne, qui s'est abstenue de voter la résolution, a, au contraire, réitéré son opposition à toute intervention militaire, estimant qu'elle constituerait "un risque et un danger considérables."

Quelques heures avant le vote à l'Onu, Mouammar Kadhafi avait averti que ses forces entreraient dans la soirée dans Benghazi, ajoutant qu'elles feraient preuve d'aucune miséricorde pour quiconque leur résisterait.

Face à ses menaces, le président du Conseil national de transition (CNT, rebelle), l'ancien ministre de la Justice Moustafa Abdeldjeïl, avait assuré que les insurgés ne flancheraient pas.

Avec Michael Georgy à Tripoli, Mariam Khouny et Tarek Amara en Tunisie, Jean-Loup Fiévet et Marine Pennetier pour le service français

© 2011 Reuters

 

  • AFP le 18/03/2011 à 08:21

Les Bourses asiatiques encouragées par l'engagement du G7 sur le yen :

 

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Affichage sur le marché des changes le 17 mars 2011 à Tokyo
© JIJI PRESS/AFP  

Les Bourses asiatiques, Tokyo en tête, étaient dopées vendredi par l'annonce d'une action concertée du G7 pour contrer la flambée de la devise nippone, dans un contexte d'incertitude quant à l'évolution de la crise nucléaire au Japon.

Au lendemain d'une baisse modérée jeudi, au regard des deux journées noires de lundi et mardi, qui avaient mené à des pertes cumulées de 16%, la Bourse de Tokyo a terminé sur un bond de 2,72%, après l'annonce d'une intervention commune du G7 sur le marché des changes pour contrer la flambée de la devise nippone.

L'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a terminé la journée en prenant 244,08 points pour s'afficher à 9.206,75 points.

Le Nikkei a cependant abandonné 10,22% sur l'ensemble de la semaine, soit les cinq séances suivant le séisme et le tsunami du 11 mars dans le nord-est du Japon, désastre dont les conséquences sont amplifiées par la série d'accidents nucléaires qui se sont produits à Fukushima (nord est).

Le rebond de vendredi intervient après l'intervention du G7 afin de stopper l'ascension vertigineuse de la devise nippone qui a atteint la veille son niveau le plus élevé face au dollar depuis la fin de la guerre.

Le dollar est aussitôt repassé au-dessus des 80 yens (81,81 yens), au lendemain d'un record à 76,52 yens.


La bourse de Manille le 16 mars 2011
© AFP  Jay Directo

Le renchérissement du yen pénalise fortement les entreprises japonaises oeuvrant à l'étranger, un handicap de plus alors qu'elles sont actuellement frappées par la brutale chute d'activité consécutive à la catastrophe naturelle du 11 mars.

Selon Hideyuki Ishiguro, de la maison de courtage Okasan Securities, la décision des grands argentiers du monde montre "que les autorités à l'étranger prennent aussi au sérieux la situation du Japon".

"Le risque d'une baisse de la croissance mondiale demeure, à cause des prix du pétrole en hausse. Le G7 veut éviter que le Japon ne sombre dans la récession", a-t-il expliqué à Dow Jones Newswires.

L'action de la compagnie électrique Tokyo Electric Power (Tepco), gestionnaire de la centrale nucléaire accidentée à Fukushima, a rebondi de 19%.

Des investisseurs pariaient sur un apaisement à terme des problèmes de l'entreprise et achetaient à prix cassés le titre Tepco qui a fondu de près des deux tiers durant les quatre séances de lundi à jeudi.

Les autres Bourses de la région suivaient le mouvement de Tokyo.

La Bourse de Hong Kong était en hausse de 0,54% dans l'après-midi et Shanghai de 0,61%.

Sydney a terminé en hausse de 1,56%, Séoul a gagné 1,13% et Taipei 1,35%.

Manille a clôturé sur un gain de 0,33% et Wellington de 0,30%.

La Banque du Japon (BoJ) a annoncé avoir injecté 3.000 milliards de yens (28 milliards d'euros) supplémentaires vendredi sur le marché monétaire pour soutenir l'économie, portant à 37.000 milliards de yens (333 milliards d'euros) le montant total de son apport depuis le début de la semaine.

La BoJ a procédé à de nombreuses opérations depuis lundi, jour au cours duquel elle a injecté quelque 15.000 milliards de yens, la somme la plus importante fournie en une seule journée.

La BoJ veut aider les banques à se financer, la circulation monétaire s'étant tendue depuis la catastrophe naturelle, doublée d'une crise dans une centrale nucléaire du nord-est du Japon.

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