15/03/2011

JAPON...9H35.

Japon : La crise nucléaire s'aggrave, de la radioactivité dans l'atmosphère

AFP

Mis à jour le 15/03/2011 à 08:58

LIVE L'incendie au réacteur 4 de la centrale nucléaire de Fukushima n°1 est "apparemment éteint". Le seïsme qui a plongé le Japon dans le KO a été réévalué à 9.0, soit le 4e plus important depuis 1900

Le niveau de la radioactivité a baissé dans la centrale japonaise de Fukushima (nord-est), où des réacteurs endommagés par le séisme de vendredi sont victimes d'une succession d'avaries, a affirmé mardi le porte-parole du gouvernement, lors d'un point de presse.

Tôt ce matin, la crise nucléaire s'était aggravée au Japon après une nouvelle explosion et un incendie à la centrale de Fukushima 1, où les accidents se succèdent depuis le violent séisme de vendredi qui a probablement fait plus de 10.000 morts.

Des substances radioactives ont été libérées directement dans l'atmosphère à la suite de l'incendie du réacteur 4 à la centrale nucléaire de Fukushima n°1, a confirmé mardi à Vienne l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

"Les autorités japonaises ont informé aujourd'hui l'AIEA à 04H50 (03H50 GMT) que le bassin du combustible usé du réacteur nucléaire 4 de la centrale de Fukushima Daiichi était en feu et que de la radioactivité était en train d'être libérée directement dans l'atmosphère", a ajouté l'agence dans un communiqué.

L'incendie au réacteur 4 est "apparemment éteint", ont rapporté mardi plusieurs médias japonais. "L'incendie qui s'est produit au quatrième étage du réacteur 4 est apparemment éteint", a indiqué l'agence Jiji.

Les autorité japonaises ont aussi informé l'AIEA qu'une explosion s'était produite vers 06H20 (05H20 GMT) au réacteur 2 de la même centrale, qui a peut-être été provoquée par de l'hydrogène, selon l'agence.

"Des taux (de radioactivité) allant jusqu'à 400 millisieverts par heure ont été signalés sur place", ajoute l'AIEA.

A partir d'une dose de 100 millisieverts reçue par le corps humain, les observations médicales font état d'une augmentation du nombre des cancers.L'agence de l'ONU "cherche à obtenir des informations supplémentaires sur la situation, continue à être en contact avec les autorités japonaises et suit la situation".

Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a annoncé auparavant que le niveau de radiations avait "considérablement augmenté" à la centrale nucléaire de Fukushima n°1.

M. Kan a appelé les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale, endommagée par le séisme de vendredi, à rester calfeutrées chez elles.

Cette mesure s'ajoute à l'évacuation, ordonnée samedi, des plus de 200.000 personnes résidant à proximité de cette centrale située au bord de la mer.Un niveau de radioactivité légèrement supérieur à la normale a également été relevé à la mi-journée à Tokyo, situé à environ 250 km. Les autorités n'ont jusqu'à présent pas appelé les 35 millions d'habitants de la plus importante agglomération du monde à prendre des mesures de précaution particulières.

Ces explosions sont la conséquence des opérations d'urgence lancées après la panne des systèmes de refroidissement des réacteurs provoquée par le tsunami ayant suivi le séisme de magnitude 9, le plus fort jamais enregistré au Japon.Depuis, la centrale, construite dans les années 1970, a été totalement mise à l'arrêt et Tepco injecte de l'eau de mer pour refroidir les réacteurs, un processus qui conduit à des rejets radioactifs.

"Contrairement à ce qui c'est passé jusqu'ici, il ne fait pas de doute que les niveaux atteints peuvent affecter la santé des êtres humains", a indiqué le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano.

Dans un centre d'accueil, une jeune mère évacuée ne cachait pas son inquiétude: "je ne veux pas que mon bébé soit exposé à des radiations. Je veux l'éviter par n'importe quel moyen".

Lundi, le gouvernement a affirmé exclure "la possibilité d'un Tchernobyl", en référence à l'accident, le pire de l'histoire du nucléaire civil, survenu en 1986 dans la centrale ukrainienne.

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano avait également jugé très improbable que la situation dégénère en un nouveau Tchernobyl.

Le Japon a cependant demandé l'aide de l'AIEA et des Etats-Unis. La Commission européenne a demandé la convocation d'une réunion extraordinaire de l'AIEA la semaine prochaine à Vienne sur cet accident.

Par précaution, plusieurs pays étrangers ont déconseillé les voyages au Japon et conseillé à leurs ressortissants expatriés à Tokyo de partir vers le sud de l'archipel ou à l'étranger.

L'autre priorité des autorités japonaises est de porter secours aux plus de 500.000 personnes évacuées, dont beaucoup ont trouvé refuge dans des centres d'accueil.

Les 100.000 soldats mobilisés et les secouristes étrangers tentaient de répondre aux énormes besoins en eau potable et en vivres et à remettre en route les infrastructures (routes, téléphone...).

"Nous manquons cruellement d'eau. Nous avons aussi besoin de couvertures" car les nuits sont fraîches, a témoigné un responsable de l'hôpital de Kesennuma.Les sauveteurs continuaient aussi, sans grand espoir, à rechercher d'éventuels survivants alors que 2.414 décès avaient été confirmés lundi par la police, un bilan appelé à s'alourdir au fur et à mesure de la découverte de nouveaux corps.Quatre jours après le séisme, les investisseurs restaient extrêmement nerveux. Après avoir plongé de 6,18% lundi, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo s'effondrait de 14% en début d'après-midi.

De nombreuses entreprises, dont Toyota, ont continué à suspendre partiellement leur production tandis que la compagnie électrique Tepco, qui dessert l'Est du Japon, a planifié des coupures de courant en raison de l'arrêt de onze réacteurs nucléaires.

La situation au Japon a ravivé le débat sur le nucléaire civil dans de nombreux pays, dont l'Allemagne où plus de 100.000 personnes ont pris part lundi à des manifestations anti-nucléaires dans 450 villes.

Berlin a décidé un moratoire de trois mois sur l'allongement de vie de ses réacteurs. La Suisse a suspendu ses projets de renouvellement de centrales tandis que l'Inde va vérifier la sécurité de tous ses réacteurs.

En revanche, Vladimir Poutine, le Premier ministre russe, a annoncé que Moscou ne comptait pas remettre en cause ses projets nucléaires, tout comme le président français Nicolas Sarkozy.

LES INDICES A 9H35..

BEL 20 * 2,608.82 -37.50 -1.42 %  
AEX 25 * 351.13 -5.19 -1.46 %  
CAC 40 * 3,815.32 -62.72 -1.62 %  
Euronext 100 * 685.79 -11.37 -1.63 %  
Next 150 * 1,638.27 -28.32 -1.70 %  
DAX 30 6708.46 -158.17 -2.30 %  
MIB 30 21,534.19 -270.13 -1.24 %  
IBEX 35 10317.60 -98.30 -0.94 %  
SMI 6,162.93 -111.54 -1.78 %  
SLI 985.56 -19.42 -1.93 %  
SPI 5,587.62 -108.49 -1.90 %  
FTSE™ 100 5703.82 -71.42 -1.24 %  
Dow Jones * 11,993.16 -51.24 -0.43 %  
Nasdaq 100 2,290.72 0.00 0.00 %  
Nasdaq 2,700.97 0.00 0.00 %  
OMX Nordic 40 1,030.78 -22.00 -2.09 %  
OMX Helsinki 25 2,451.05 -49.48 -1.98 %  
OMX Stockholm 30 1,071.94 -19.62 -1.80 %  
OMX Copenhagen 20 453.69 -6.40 -1.39 %

09:35 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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