02/03/2011

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ACTIONS

Les Bourses européennes sont attendues dans le rouge à l'ouverture mercredi, les évènements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord sapant la confiance des investisseurs.

Selon BGC Partners, le FTSE devrait ouvrir en repli de 53 points à 5.872 points, tandis que le DAX est attendu en baisse de 64 points à 7.159 points, et le CAC, en recul de 33 points à 4.034 points.

"La situation en Afrique du Nord et au Moyen-Orient restant incertaine, et l'émergence de troubles en Iran ayant été signalée, l'appétit pour les actions n'est pas grand", explique Angus Campbell, chez Capital Spreads.

Paul Kavanagh, partenaire chez Killik & Co., souligne que les prix du pétrole pourraient devenir un problème s'ils restent élevés pour longtemps.

"Les marchés considèrent ces prix [élevés] du pétrole comme un accident temporaire, plutôt que comme un niveau qui va se maintenir sur le long terme", estime-t-il.

Les prix des contrats à terme américains sont orientés à la baisse, après le recul sensible de Wall Street mardi. Les investisseurs sont préoccupés par les conséquences de la flambée des prix du pétrole pour la reprise économique.

Le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, a déclaré que la banque centrale était prête à répondre comme il se devait à la hausse des prix des matières premières, liée en partie aux troubles au Moyen-Orient. Il a également affirmé que les anticipations d'inflation restaient basses, et que la Fed relevait de plus en plus de signes indiquant que le redressement de la consommation des ménages et des investissements des entreprises pourrait atteindre un niveau permettant une croissance auto-entretenue.

Les marchés d'actions asiatiques ont chuté mercredi, après le recul de Wall Street mardi, et la hausse des cours du pétrole.

"Si les indices actions américains passent en mode forte correction, cela pourrait exacerber la situation en Asie" car les investisseurs perdraient de façon généralisée leur appétit pour le risque, estime Phua Ming Weii, analyste de Phillip Securities à Singapour.

 

CHANGES

L'euro se replie sous l'effet des répercussions du fléchissement du dollar néo-zélandais. La devise de la Nouvelle-Zélande a été pénalisée par les déclarations du Premier ministre du pays, John Key, qui a brossé un tableau sombre des perspectives de l'économie néo-zélandaise, et a indiqué qu'il s'attendait à ce que la banque centrale abaisse ses taux d'intérêt.

Le point de vue prudemment optimiste adopté par le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, au sujet des perspectives économiques des Etats-Unis a encouragé les investisseurs à acheter le dollar.

Les marchés attendent encore la deuxième journée d'audition de Ben Bernanke devant le Congrès mercredi, et la conférence de presse que donnera jeudi Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, à l'issue de la réunion de la BCE.

Le sentiment que le relèvement des taux d'intérêt dans la zone euro se fera plus rapidement que le resserrement de la politique monétaire de la Fed a conduit l'euro à se renforcer dernièrement face au dollar. Une fois que l'euro a atteint le haut de sa fourchette actuelle de négociation, juste au-dessus de 1,3850 dollar, il semble que les investisseurs aient réduit leurs positions longues sur la monnaie unique, craignant que J.-C. Trichet ne se montre finalement pas aussi ferme sur l'inflation que certains l'espèrent.

La livre sterling est en légère baisse mercredi. Le gouverneur de la Banque d'Angleterre a continué de suggérer que les tensions inflationnistes vont finir par s'atténuer et qu'un relèvement des taux précoce serait contre-productif.

 
 

PETROLE

Le contrat sur le brut coté à New York est repassé au-dessus de 100 dollars le baril mercredi en raison de la crise au Moyen-Orient, qui suscite des inquiétudes à l'égard des économies asiatiques déjà aux prises avec une forte inflation.

Vers 07h00, le contrat sur le brut WTI pour livraison en avril coté à New York gagnait 52 cents, à 100,15 dollars le baril. A 06h00, le contrat sur le Brent de la mer du Nord pour livraison en avril progressait de 58 cents, à 116 dollars le baril.

"Il est clair que tout le monde est préoccupé par les troubles au Moyen-Orient et en Afrique du Nord", observe John Vautrain, vice-président de Purvin and Gertz à Singapour.

Il observe que les investisseurs craignent que d'autres pays producteurs de pétrole soient le théâtre de troubles politiques et que cela perturbe l'approvisionnement en pétrole.

Le bond des cours pétroliers suscite également la crainte d'une accélération de l'inflation susceptible de ralentir la croissance économique, notamment en Asie.

Le groupe de recherche Capital Economics observe ainsi que par rapport à leur économie respective, la Corée et Taiwan sont les premiers importateurs nets de pétrole dans la région, estimant toutefois que ce sont l'Inde et la Thaïlande qui souffriraient le plus si les cours de l'or noir devaient rester à leur niveau actuel.

"Le risque que la hausse de l'inflation entraîne un resserrement marqué de la politique monétaire est plus élevé en Inde et en Indonésie, où l'inflation est déjà forte".

10:37 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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