22/02/2011

LA LIBYE pèse ...OIL à 106$......

  • AFP le 22/02/2011 à 10:16

Opep : le prix du panier de brut dépasse 100 dollars, première depuis 2008

 

#content2cols p { padding: 4pt; font-size: 14px; }#content-news p img, #content-new td img { margin: 8px; }

Une plateforme pétrolière
© AFP/Archives  Saul Loeb

Le prix du panier de douze qualités de pétrole brut qui sert de référence à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a franchi la barre des 100 dollars pour la première fois en deux ans et demi, pour atteindre 100,59 dollars, selon un communiqué diffusé mardi.

Ce prix de référence est une compilation de prix constatés lundi, alors que les tensions s'exacerbaient en Libye, l'un des principaux pays exportateurs de l'Opep. Il était de 99,08 dollars vendredi.

C'est la première fois que le cours de référence de l'Opep franchit la barre des 100 dollars depuis septembre 2008. Il avait atteint un record historique quelques semaines auparavant, à 140,73 dollars (le 4 juillet).

Ce panier de brut prend en compte les divers bruts produits par les membres de l'organisation: Saharan Blend (Algérie), Girassol (Angola), Oriente (Equateur), Iran Heavy (Iran), Basra Light (Iraq), Kuwait Export (Koweït), Es Sider (Libye), Bonny Light (Nigeria), Qatar Marine (Qatar), Arab Light (Arabie Saoudite), Murban (Emirats arabes unis) and Merey (Venezuela).

Il peut donc différer sensiblement des deux qualités de brut qui font référence sur les marchés des matières premières: le Brent de la mer du Nord, pour l'Europe, et le West Texas Intermédiate, en Amérique du Nord.

Mardi matin, le Brent de la Mer du Nord pour livraison en avril s'échangeait à 106,95 dollars, alors que le WTI pour livraison en mars valait 92,65 dollars.

Nikkei 225       10.664,70 points  -1,78%
 
 
Cours de change à 06h50
Variation par rapport au cours à 22h50
 
USD/JPY     83,33   +0,26%
EUR/USD    1,3590   -0,65%
EUR/JPY    113,25   -0,43%

ACTIONS

Les marchés d'actions européens sont attendus dans le rouge à l'ouverture mardi, après le plongeon provoqué lundi par l'escalade des tensions en Libye.

Selon IG Markets, le FTSE devrait ouvrir en repli de 34 points, à 5.981 points, tandis que le DAX est attendu en baisse de 39 points, à 7.283 points, et le CAC en recul de 25 points, à 4.072 points.

Lors d'une brève intervention télévisée lundi soir, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a démenti avoir fui le pays.

"Je vais rencontrer les jeunes sur la place verte", dans le centre de Tripoli, a-t-il déclaré lors d'une intervention télévisée présentée comme un direct filmé à son domicile.

Cette promesse ne devrait pas calmer les marchés, alors que les prix du pétrole s'envolent.

"Les marchés sont de plus en plus nerveux à cause de la détérioration de la situation en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Les prix du pétrole et de l'or grimpent, car les investisseurs semblent paniquer et il y a un risque notable de contagion, compte tenu des informations selon lesquelles la Chine fait tout son possible pour empêcher la couverture des manifestations", note IG Markets.

Les contrats à terme de Wall Street sont en baisse mardi. Les marchés américains sont restés fermés lundi en raison d'un jour férié. Les valeurs américaines devraient tenter de poursuivre leur chemin à la hausse pendant cette semaine écourtée. L'escalade des tensions au Moyen-Orient et en Afrique du Nord pendant le week-end prolongé aux Etats-Unis pourrait néanmoins provoquer un changement d'humeur lorsque Wall Street rouvrira mardi.

Les bourses asiatiques sont dans le rouge mardi, plombées par les tensions dans le monde arabe. En Nouvelle-Zélande, le marché a également été tiré vers le bas par le tremblement de terre qui a touché la deuxième ville du pays, Christchurch.

L'action BHP Billiton a grimpé de 2% après l'annonce par le groupe minier d'un rachat d'actions d'un montant de 5 milliards de dollars australiens. BHP a également annoncé le rachat des actifs de gaz de schiste de Chesapeake Energy à Fayetteville pour 4,75 milliards de dollars américains.

 

OBLIGATIONS

Les troubles en Libye pourraient soutenir les obligations européennes en début de séance, bien que les investisseurs gardent également à l'esprit les problèmes de la région, tels que l'accélération de l'inflation.

Juergen Stark, membre du directoire de la Banque centrale européenne, a émis une vigoureuse mise en garde contre l'inflation lundi, notant que la politique de la BCE était devenue "encore plus accommodante" dans le contexte actuel de reprise économique.

"Les risques pesant sur les perspectives à moyen terme d'évolution des prix dans l'ensemble de la zone euro pourraient devenir haussiers", a-t-il déclaré.

Par ailleurs, "les divergences entre les principales économies et les Etats périphériques de la zone euro semblent devoir perdurer", estime Ben May, économiste pour l'Europe chez Capital Economics. Lorenzo Bini Smaghi, un autre membre du directoire de la BCE, a ainsi indiqué mardi qu'alors que la croissance de la plupart des Etats de la zone euro était meilleure que prévu, certains pays voyaient encore leur économie se contracter.

Les emprunts du Trésor américain, actuellement en hausse, devraient peiner à s'orienter ce mardi. Les pressions vendeuses liées aux anticipations d'inflation s'opposeront à un mouvement de fuite vers la qualité, alors que les tensions géopolitiques montent en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, observe un stratégiste obligataire d'une grande banque américaine à Tokyo.

"La hausse des cours pétroliers devrait induire une inflation accrue, ce qui nuirait au marché, mais d'un autre côté, avec le pétrole à environ 100 dollars le baril, toute nouvelle hausse pourrait encourager les investisseurs à se détacher des actifs risqués au profit des obligations", explique-t-il.

 

CHANGES

L'euro se replie face au dollar mardi, pénalisé par la montée de l'aversion au risque, le fléchissement des marchés d'actions japonais et les craintes que la hausse des prix du pétrole n'entrave la reprise économique mondiale.

"La réalité rattrape le marché. Après tout, il n'y a pas que les Etats-Unis qui seront affectés par la hausse des prix du pétrole", remarque Simon Derrick, stratégiste devises de Bank of New York Mellon. Il explique que le pétrole libyen est destiné pour une plus grande part à la zone euro qu'aux Etats-Unis.

La livre sterling est en baisse face au dollar, bien que les anticipations d'une hausse des taux d'intérêt se maintiennent après l'annonce la semaine dernière d'un taux d'inflation de 4% en janvier, deux fois plus élevé que l'objectif de 2% visé par la Banque d'Angleterre. L'opinion de certains responsables de la banque centrale britannique pourrait être en train de virer en faveur d'un relèvement des taux directeurs, et les minutes de la réunion de février du comité de politique monétaire, à paraître mercredi, seront déterminantes pour les anticipations du marché.

 

PETROLE

Le pétrole a atteint mardi son plus haut niveau des deux dernières années, porté par l'aggravation de la crise politique en Libye.

A 6h00, le contrat sur le Brent de mer du Nord pour livraison en avril grimpait de 1,21 dollar, à 106,95 dollars le baril, son plus haut niveau depuis 2008. Vers 7h00, le contrat sur le brut léger doux pour livraison en mars coté au Nymex bondissait de 7,59 dollars, à 93,79 dollars.

Les violences en Libye font craindre une propagation des troubles à d'autres pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.

"La Libye est le pays d'Afrique le plus riche en pétrole. L'agitation politique dans ce pays fait donc paniquer les marchés des matières premières", explique Kathleen Brooks de Forex.com, une maison de courtage spécialisée dans les changes.

 

12:36 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.