04/02/2011

10H10...UN PEU MIEUX

  • AFP le 04/02/2011 à 09:57

La Bourse de Paris en hausse, optimiste sur l'emploi aux Etats-Unis :

 

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Le Palais Brongniart, ancienne Bourse de Paris, le 1er octobre 2008
© AFP/Archives  Stephane de Sakutin

La Bourse de Paris évoluait en hausse (+0,43%) lors des premiers échanges vendredi, dans un marché optimiste sur les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis en janvier, dont la publication est attendue en cours de la séance.

A 9H10 (08H10 GMT), l'indice vedette gagnait 17,50 points à 4.054,09 points.

Jeudi, la place parisienne a clôturé en baisse (-0,74%) au terme d'une séance hésitante, en raison de prises de bénéfices dans les secteurs financier et pétrolier.

La journée a été moins prudente à Wall Street: le Dow Jones a gagné 0,17% et le Nasdaq 0,16%.

"On a une statistique importante aujourd'hui: l'emploi américain", a souligné Yves Marçais, analyste de Global Equities. "On s'attend à un rebond enfin par rapport aux mauvais chiffres des derniers mois. C'est la clé de la reprise américaine", a-t-il ajouté.

Les chiffres du chômage et des créations d'emploi aux Etats-Unis en janvier sont attendus vers 14H30.

Les anticipations sont optimistes au vu du rapport du cabinet de conseil en ressources humaines ADP sur l'emploi dans le secteur privé mercredi, ressorti meilleur que prévu, ainsi que de la baisse plus importante qu'attendu des demandes hebdomadaires d'allocation chômage jeudi, avancent les analystes.

Les investisseurs surveilleront aussi de près la situation en Egypte, où de nouvelles manifestations sont prévues ce vendredi, à l'appel du mouvement de contestation qui espère en faire la journée du départ du président Hosni Moubarak, après 10 jours de révolte et de violences meurtrières.

"Il y a beaucoup d'incertitudes car c'est le jour de prière et on ne sait pas ce qui pourra se passer", a noté M. Marçais.

L'Egypte n'est pas un gros producteur de pétrole, mais elle abrite deux voies stratégiques acheminant le pétrole du Moyen-Orient, de la mer Rouge à la Méditerranée: le canal de Suez et l'oléoduc Suez-Méditerranée (Sumed).

Le baril d'or noir se vendait d'ailleurs toujours au-dessus des 100 dollars vendredi dans les échanges électroniques en Asie.

Du côté des valeurs, le titre du numéro un mondial du luxe, LVMH, décrochait de 2,65% à 113,8 euros, malgré l'annonce d'un bénéfice net et de ventes record en 2010. LVMH parlé de perspectives "excellentes" pour 2011 sans pour autant les chiffrer.

L'action de l'assureur Axa gagnait elle 0,45% à 15,45 euros, alors qu'il a assuré que l'accord conclu avec l'autorité américaine des marchés financiers, la SEC, pour solder une affaire de fraude de sa filiale Axa Rosenberg, n'aurait "pas d'impact significatif additionnel" dans ses comptes.

Le groupe de chimie Rhodia (-1,95% à 21,65 euros) a chiffré à 25 millions d'euros l'impact sur son excédent brut d'exploitation (Ebitda) du blocage de sa production d'un grand intermédiaire chimique.

Enfin, le titre du groupe de défense Safran gagnait 0,38% à 26,50 euros, après que les actionnaires du groupe américain L-1 Identity Solutions spécialisé dans la sécurité biométrique, eurent approuvé le rachat de leur entreprise par le français, selon les analystes.


ACTIONS

Les marchés d'actions européens devraient ouvrir en légère hausse vendredi, dans un climat de prudence avant la publication du rapport sur l'emploi non agricole aux Etats-Unis, à 14h30.

Selon IG Markets, le FTSE pourrait prendre 19 points à l'ouverture, à 6.002 points, le DAX gagnerait 21 points à 7.214 points et le CAC avancerait de 17 points à 4.053 points.

La Banque centrale européenne, qui a décidé de laisser ses taux inchangés jeudi, a également renforcé la prudence du marché, estime Bernard McAlinden, stratégiste chez NCB Stockbrokers.

Pour les analystes de Briefing.com, la crise en Egypte a été à l'origine de la tendance baissière observée jeudi à l'ouverture.

Le gouvernement de Barack Obama étudie actuellement avec des représentants égyptiens une proposition de démission immédiate du président Hosni Moubarak, a rapporté jeudi le New York Times.

Les contrats à terme de Wall Street s'inscrivent en hausse vendredi. Les indices américains ont clôturé en territoire positif jeudi, à la faveur des propos optimistes du président de la Fed, Ben Bernanke, qui a déclaré que le rythme de la reprise économique s'accélérait.

Les marchés asiatiques gagnent également du terrain vendredi. Des projets de fusion dans le secteur de l'acier soutiennent la Bourse japonaise, et les propos encourageants de la banque centrale australienne ont profité à la Bourse de Sydney.

Les places chinoises et celles de Singapour, de Malaisie, de Corée du Sud, de Taiwan et du Vietnam sont restées fermées pour le nouvel an chinois.

Les titres de Nippon Steel et Sumitomo Metal Industries ont bondi après l'annonce d'un accord de fusion entre les deux groupes.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient présenter un tableau contrasté en début de séance vendredi, tandis que les investisseurs marquent une pause avant la publication du rapport américain sur l'emploi non agricole. Des chiffres supérieurs aux attentes pourraient déclencher un mouvement de vente après la hausse provoquée jeudi sur le marché obligataire par les nouvelles sur le front monétaire.

Lors de la traditionnelle conférence de presse à l'issue de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque centrale européenne jeudi, le président de l'institution, Jean-Claude Trichet, a déçu les investisseurs qui espéraient qu'il signalerait un relèvement imminent des taux d'intérêt. Le patron de la BCE a déclaré que le principal taux directeur, fixé à 1%, demeurait "approprié".

Au Royaume-Uni, certains responsables de la Banque d'Angleterre ont déclaré que cette dernière pourrait devoir relever ses taux si l'inflation restait forte, malgré le risque que cela pèse sur la croissance économique. Deux d'entre eux ont voté en ce sens en janvier, mais la majorité continue cependant de penser que la morosité de la demande fera reculer l'inflation. La Banque d'Angleterre annoncera le 10 février ses dernières décisions en matière de politique monétaire.

Les prix des obligations du Trésor sont stables vendredi. Ils ont chuté jeudi pour la quatrième séance consécutive, en réaction aux commentaires du président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, qui a déclaré s'attendre à une accélération de la croissance cette année. Le marché a également été plombé par la publication d'une série de statistiques économiques encourageantes aux Etats-Unis, qui ont réduit l'attrait des valeurs refuges.

 

CHANGES

L'euro est sous pression vendredi à la suite du discours du président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, qui a laissé entendre jeudi que la BCE n'avait pas l'intention de relever ses taux d'intérêt pour l'heure.

Le billet vert progresse de son côté face aux grandes devises, à la faveur du ton légèrement plus optimiste de Ben Bernanke, le président de la Fed, concernant le rythme de la reprise économique et le marché de l'emploi aux Etats-Unis.

L'Allemagne et la France pourraient par ailleurs appeler à une modification du système d'imposition des sociétés en Irlande, dans le cadre des réformes envisagées pour le Fonds européen de stabilité financière, indique l'Irish Times, qui cite des propos de diplomates européens avant le Conseil européen qui se tiendra vendredi à Bruxelles.

La livre sterling reste globalement inchangée face au dollar et à l'euro avant la publication du rapport américain sur l'emploi.

 

PETROLE

Les prix des contrats à terme sur le pétrole sont en hausse vendredi, le marché réagissant à la crise en Egypte où les affrontements violents se poursuivent.

Vers 07h00, le contrat sur le brut pour livraison en mars du Nymex gagnait 32 cents, à 90,86 dollars le baril, tandis qu'à 06h00, le contrat de mars sur le Brent de l'ICE de Londres progressait de 40 cents, à 102,16 dollars le baril.

Selon Research House Capital Economics, les cours du pétrole sont également soutenus par la forte demande mondiale d'énergie. "La hausse des prix du brut ces derniers mois est pour la majeure partie le reflet de la solide demande mondiale plutôt que des incertitudes au Proche-Orient", écrit le cabinet d'études dans une note de recherche. "L'Opep dispose d'importantes capacités inutilisées. Bien entendu, les prix du pétrole monteraient sans doute encore beaucoup en cas de perturbation sensible de la production ailleurs dans la région ou du transit par le canal de Suez", ajoutent les analystes. "Mais il n'y a encore aucun signe en ce sens et peu de raisons d'en attendre".

10:13 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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