03/02/2011

EGYPTE...

Le 03/02/2011 à 07:15 - Mis à jour le 03/02/2011 à 09:53

La place Tahrir au Caire se transforme en champ de bataille

La place Tahrir au Caire se transforme en champ de bataille
Epicentre de la contestation en Egypte, la place Tahrir au Caire s'est transformée en champ de bataille jeudi alors que quatre manifestants ont été tués par des coups de feu de partisans d'Hosni Moubarak qui refuse de fléchir face à la rue et face aux pressions étrangères. /Photo prise le 3 février 2011/REUTERS/Yannis Behrakis

 

par Samia Nakhoul et Maroua Aouad

LE CAIRE (Reuters) - Epicentre de la contestation en Egypte, la place Tahrir s'est transformée en champ de bataille jeudi alors que quatre manifestants ont été tués par des coups de feu de partisans d'Hosni Moubarak qui refuse de fléchir face à la rue et face aux pressions étrangères.

Après une brève accalmie à la tombée de la nuit mercredi, la tension s'est ranimée vers 04h00 (02h00 GMT) lorsque des supporters de Moubarak ont tiré sur des manifestants qui campaient sur la place, lieu symbolique de leur révolte.

La chaîne de télévision Al Arabia, citant un médecin sur les lieux, a indiqué que quatre personnes ont été tuées et que 13 autres ont été blessées.

"C'est vraiment un champ de bataille", a raconté Mona, une manifestante interrogée par Al Djazira. "Nous ne partirons pas tant que Moubarak ne partira pas", a-t-elle ajouté.

Après une heure de tirs intenses, les chaînes de télévision ont montré les images de deux cadavres qui étaient évacués en étant traînés par les pieds.

Installés sur un pont surplombant la place, des partisans de Moubarak continuaient de lancer régulièrement des cocktails Molotov en direction des manifestants retranchés derrière des barricades de fortune.

Peu avant le lever du soleil, la télévision a montré des images de véhicules militaires qui se déployaient parmi les manifestants sans dissuader les assaillants.

ATMOSPHÈRE EXPLOSIVE

Tout au long de la journée de mercredi, les deux camps s'étaient affrontés à l'aide de pierres, de cocktails Molotov et de bâtons, maintenant une atmosphère explosive dans le centre du Caire.

Le ministre égyptien de la Santé, cité par Al Arabia, avait fait état de trois morts tandis qu'un médecin a dit à Reuters avoir comptabilisé 1.500 blessés environ dans le poste médical d'urgence installé sur la place.

Au moins 150 personnes auraient été tuées depuis le début de la révolte le 25 janviers mais, selon l'Onu, ce bilan serait plutôt de l'ordre de 300 tués et de 3.000 blessés.

Les opposants, dont 2.000 se trouvaient toujours mercredi soir sur la place Tahrir qu'ils occupent depuis 10 jours, ont affirmé que leurs agresseurs étaient des policiers en civil.

Le ministère de l'Intérieur a réfuté ces accusations tandis que le vice-président Omar Souleimane a appelé les manifestants à rentrer chez eux, mettant l'arrêt des manifestations comme condition préalable à l'ouverture d'un dialogue.

Cet appel destiné tant aux opposants qu'aux partisans du gouvernement n'a pas été entendu.

Moubarak, 82 ans, qui a annoncé mardi qu'il ne briguerait pas un sixième mandat lors de la présidentielle de septembre, n'entend pas connaître le sort de son homologue tunisien Zine ben Ali, contraint à une fuite humiliante.

Le président égyptien a indiqué qu'il ne se retirera qu'à l'automne et qu'il emploiera les prochains mois à organiser une transition politique.

"MAINTENANT, C'EST MAINTENANT"

Cette position de refus complique la tâche des Etats-Unis qui ne cessent d'afficher leur fermeté et se sont prononcés pour un départ immédiat du chef de l'Etat égyptien.

Dans une déclaration à la Maison blanche, Barack Obama, avait demandé mardi soir que la transition politique débute "maintenant" en Egypte. "Et maintenant, cela veut dire maintenant", a insisté Robert Gibbs, porte-parole de la présidence, mercredi.

Après plusieurs jours de calme relatif dans la contestation, la révolte égyptienne a repris un tour violent et cette situation volatile inquiète les Américains.

"Quelqu'un loyal à Moubarak a lâché ces types pour tenter d'intimider les manifestants", a analysé au haut responsable de l'administration Obama.

Pour l'instant, l'armée, institution essentielle dans le jeu politique égyptien, ne prend partie pour aucun des deux camps et se contente de jouer un rôle d'observateur.

"Si cette violence est provoquée par le gouvernement (égyptien), elle doit cesser immédiatement", a ajouté Robert Gibbs traduisant une impatience de la part de la Maison blanche.

Figure de proue de l'opposition, Mohamed ElBaradeï a lui aussi appelé l'armée à intervenir afin de calmer la violence. Les forces armées ont demandé aux manifestants de rentrer chez eux affirmant que leurs revendications avaient été entendues.

Ces derniers refusent toutefois de cesser leur mouvement tant que Moubarak n'aura pas quitter le pouvoir. "Nous ne partirons pas. Tout le monde reste sur place", a déclaré Khalil, un sexagénaire armé d'un bâton.

Bureau du Caire; Pierre Sérisier pour le service français

© 2011 Reuters

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