31/01/2011

RECUL GENERAL...A 9H36..-1%

ACTIONS

Les marchés d'actions européens pourraient perdre du terrain lundi à l'ouverture, tandis que les manifestations se poursuivent en Egypte contre le régime du président Hosni Moubarak.

D'après IG Markets, le FTSE 100 ouvrirait en recul de 42 points, le DAX perdrait 13 points et le CAC 40 reculerait de 22 points.

Les marchés sont très attentifs à la situation en Egypte en raison notamment de ses conséquences possibles sur le trafic dans le canal de Suez, une importante zone de transit pour le pétrole et d'autres matières premières.

Les contrats à terme de Wall Street sont en légère hausse lundi. Les craintes liées à la crise politique en Egypte ont entraîné vendredi le plus fort recul des indices actions américains depuis plusieurs mois, alors que les investisseurs ont recherché la sécurité sur fond de progression des cours du pétrole.

Exxon Mobil publiera lundi avant l'ouverture de Wall Street ses résultats du quatrième trimestre.

Les marchés d'actions asiatiques sont dans l'ensemble en recul lundi, pénalisés par les inquiétudes au sujet des troubles en Egypte, tandis que les analystes s'interrogent au sujet de l'impact de la situation dans le pays sur les cours de l'or noir. En Chine cependant, les valeurs liées au pétrole et à l'or tirent les marchés d'actions vers le haut, alors que les cours de ces matières premières grimpent.

 
 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les Gilts pourraient bénéficier d'un mouvement vers la sécurité en début de séance lundi, sur fond d'incertitudes dans la zone euro et au Proche-Orient.

Cette semaine, des observateurs internationaux doivent se rendre a Athènes dans le cadre de discussions sur une réduction de la dette de la Grèce, a rapporté dimanche The Guardian sur son site Internet. On craint de plus en plus que la Grèce ne soit pas en mesure de mettre un terme à sa pire crise en plusieurs décennies sans que l'Etat ne fasse défaut.

La Banque centrale européenne devrait par ailleurs maintenir ses taux d'intérêt à un point bas record jeudi, même si des publications officielles lundi devraient montrer une accélération de l'inflation dans la zone euro, d'après les économistes sondés par Dow Jones Newswires.

Les obligations d'Etat américaines s'inscrivent en légère baisse lundi après avoir gagné du terrain vendredi, en raison de l'ampleur croissante des manifestations en Egypte contre le pouvoir en place. Les craintes d'embrasement politique au Proche-Orient ont alimenté une vive hausse des prix du pétrole et incité les investisseurs à s'orienter vers des valeurs refuges comme le dollar ou la dette américaine.

 
 

CHANGES

L'euro, qui a perdu du terrain précédemment, évolue peu lundi matin face au dollar et au yen. La monnaie unique pourrait gagner du terrain pendant le reste de la journée, en fonction de l'évolution de la situation en Egypte.

"Il y a une forte aversion au risque. Tout va dépendre du fait que celle-ci continue à se développer ou non", indique Stuart Ive, opérateur à HiFX à Auckland.

La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a déclaré dimanche qu'une concurrence déloyale entre les devises n'était pas compatible avec une croissance mondiale durable. Elle a ajouté qu'il était nécessaire de mettre en place une nouvelle instance - qui pourrait être un sous-groupe au sein du G20 - dont ferait partie la Chine et qui permettrait de discuter des questions relatives aux taux de change en prélude à une réforme du système monétaire international.

 
 

PETROLE

Les cours pétroliers progressent lundi, sous l'effet de craintes que les tensions politiques en Egypte puissent perturber l'approvisionnement en pétrole par le canal de Suez, observent des analystes.

Vers 07h00, le contrat sur le brut léger doux pour livraison en mars coté au Nymex montait de 17 cents, à 89,51 dollars le baril.

A 06h00, le contrat de mars sur le Brent de mer du Nord gagnait 18 cents, à 99,60 dollars le baril.

"La hausse des cours reflète les tensions continues en Egypte ainsi que de possibles contraintes au niveau de l'approvisionnement par le canal de Suez", observe Ben Westmore, chez National Australia Bank à Melbourne. Tom Bentz, chez BNP Paribas, note qu'environ un million de barils de pétrole par jour passent par le canal de Suez. "Il y a une certaine nervosité à l'égard de l'offre et cela pourrait affecter l'Europe plus que les Etats-Unis", observe-t-il.

"La plus grande crainte est qu'il puisse y avoir la moindre suggestion d'instabilité, de problèmes politiques ou de tensions en Arabie Saoudite", note Tom Kloza, analyste à Oil Price Information Service.

Le 31/01/2011 à 07:43 - Mis à jour le 31/01/2011 à 07:51

Obama prône une transition en Egypte, Moubarak consulte l'armée

Obama prône une transition en Egypte, Moubarak consulte l'armée
© REA

 

par Edmund Blair et Samia Nakhoul

LE CAIRE (Reuters) - La pression des Etats-Unis pour une transition démocratique en Egypte s'est accentuée dimanche sur Hosni Moubarak qui a consulté les chefs militaires, acteurs essentiels dans une crise politique où la contestation de la rue ne faiblit pas.

Des milliers de personnes ont une nouvelle fois bravé le couvre-feu instauré dans l'ensemble du pays pour réclamer le départ du chef de l'Etat au pouvoir depuis 30 ans.

La contestation a reçu un soutien de poids avec l'intervention de l'ancien lauréat du prix Nobel de la paix, Mohamed ElBaradeï, qui s'est déclaré mandaté par l'opposition pour négocier une transition vers un gouvernement d'union nationale.

Ayant rejoint les manifestants réunis dans le centre du Caire, ElBaradeï a également appelé les Etats-Unis à cesser le "soutien vital fourni au dictateur" Moubarak.

Malgré cet appel en faveur d'une prise de position américaine et malgré les violences qui ont fait plus de cent morts en six jours, Barack Obama et Hillary Clinton n'ont pas appelé à un départ du président égyptien. Les jours de Moubarak au pouvoir sont pourtant comptés, a expliqué un conseiller d'Obama au New York Times.

La Maison blanche a indiqué que le président américain s'est entretenu de la situation égyptienne avec les dirigeants britannique, israélien, turc et saoudien, ses principaux alliés dans une région en proie à une incertitude croissante.

"Le président a réaffirmé son opposition à la violence et ses appels à la retenue; le soutien aux droits universels, y compris au droit de réunion, d'association et d'expression pacifique; et le soutien à une transition en bon ordre vers un gouvernement qui soit sensible aux aspirations du peuple égyptien", a indiqué la présidence américaine.

LE SORT DE MOUBARAK ENTRE LES MAINS DE SOLDATS

Accéder à une telle transformation politique reviendrait à signer la fin du règne de Moubarak et potentiellement de l'armée qui dirige le pays depuis la fin de la colonisation, il y a plus d'un demi-siècle.

"L'armée se trouve dans une situation délicate et elle doit décider quoi faire avec le président", estime l'analyste Faysal Itani. "L'armée peut voir en Moubarak un fusible. Mais elle ne souhaite pas le voir s'enfuir la queue entre les jambes comme Ben Ali. Je pense qu'elle veut le voir s'en aller proprement".

Ancien général, Moubarak, âgé de 82 ans, a rencontré les dirigeants de l'armée et il semble désormais qu'ils tiennent son avenir entre leurs mains. Le ministre égyptien de la Défense s'est entretenu au téléphone avec son homologue américain Robert Gates.

Puis, tentant de répondre à une partie des revendications de la rue, le président égyptien a demandé à son nouveau Premier ministre, nommé samedi, de mener une politique de maîtrise de l'inflation et de création d'emplois.

"Je vous demande de rétablir la confiance dans notre économie", écrit-il dans une lettre à Ahmed Chafik citée par la télévision. "Je crois en votre capacité d'appliquer une politique économique qui accorde la plus haute importance aux souffrances de la population".

"J'insiste également sur la nécessité de s'engager sérieusement et efficacement dans la voie de plus de réformes politiques (...) au travers d'un vaste dialogue afin de permettre une plus large participation des partis", ajoute-t-il.

L'agence officielle de presse Mena a précisé que Moubarak a discuté de cette question des réformes politiques avec le président Obama lors d'une conversation téléphonique dimanche soir.

"Moubarak a exprimé sa détermination à continuer à prendre de nouvelles mesures pour réformer la politique suivant les aspirations des Egyptiens en faveur d'une société libre et démocratique", rapporte Mena.

ELBARADEÏ VEUT UNE "NOUVELLE EGYPTE"

Toutes ces promesses et ces engagements ne parviennent pas à apaiser la colère des manifestants qui sont à nouveau descendus dans les rues dimanche pour réclamer le départ du président et pour réaffirmer leur détermination à avoir gain de cause.

Les protestataires se sont à nouveau rassemblés sur la place Tahrir, dans le centre de la capitale, aux cris de Moubarak doit partir. "C'est la volonté de 80 millions de citoyens. La solution est la révolution", ont-ils scandé.

Présent sur la place, Mohamed ElBaradeï, ancien directeur général de l'AIEA, a promis à la foule que "le changement va intervenir dans les prochains jours".

"Vous avez repris vos droits et ce que nous avons commencé ne pourra pas être arrêté. Nous avons une seule demande - la fin du régime et le début d'une nouvelle ère, d'une nouvelle Egypte", a-t-il lancé.

Dans une série d'interviews accordées du Caire à des chaînes de télévision américaines, ElBaradeï s'est dit mandaté par l'opposition égyptienne pour négocier la formation d'un gouvernement d'union nationale et a indiqué qu'il prendrait prochainement contact avec l'armée.

"Il vaut mieux pour le président Obama qu'il n'apparaisse pas être le dernier à dire au président Moubarak 'Il est temps pour vous de partir'", a dit ElBaradeï à CNN.

"Le gouvernement américain ne peut demander au peuple égyptien de croire qu'un dictateur au pouvoir depuis trente ans sera celui qui mettra en place la démocratie. C'est une farce", a-t-il dit à CBS.

La secrétaire Hillary Clinton n'a toutefois pas caché l'inquiétude américaine de voir se répéter en Egypte un scénario comparable à celui de la révolution iranienne. "Nous ne souhaitons pas voir une prise de pouvoir qui ne mènerait pas à la démocratie mais à l'oppression et à la fin des aspirations du peuple égyptien", a-t-elle dit.

Des coups de feu sporadiques étaient perceptibles dans la nuit, des habitants et des commerçants s'étant organisés pour se protéger contre les pillards. Absente depuis deux jours, la police a fait sa réapparition dans les rues.

Avec Dina Zayed, Marwa Awad, Shaimaa Fayed, Sherine El Madany, Yasmine Saleh, Alison Williams et Samia Nakhoul au Caire, Alexander Dziadosz à Suez, Matt Spetalnick et Phil Stewart à Washington et Peter Apps, Angus MacSwan et William Maclean à Londres; Pierre Sérisier pour le service français.

© 2011 Reuters

  • AFP le 31/01/2011 à 09:20

La Bourse de Paris en baisse, inquiète des tensions en Egypte :

 

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Le Palais Brongniart, ancienne Bourse de Paris, le 1er octobre 2008
© AFP/Archives  Stephane de Sakutin

La Bourse de Paris était en baisse lundi dans les premiers échanges (-0,65%), les tensions en Egypte et leur éventuelle propagation à d'autres pays incitant les investisseurs à la prudence.

A 09H11 (08H11 GMT), l'indice vedette cédait 26,45 points à à 3.976,17 points. Vendredi soir, le marché parisien, avait terminé en forte baisse (-1,41%).

Les investisseurs réagissent "à des craintes de déstabilisation du Proche-Orient et de blocage du canal de Suez en Egypte", a résumé l'économiste Christian Parisot. Les cours du pétrole s'envolaient à la suite de cette instabilité.

"Ces inquiétudes vont encourager les opérateurs à se tourner vers des actifs moins risqués comme les obligations", a estimé de son côté un gérant d'actions parisien.

Malgré les nominations au gouvernement annoncées samedi et les violences qui ont fait au moins 125 morts et des milliers de blessés depuis mardi, la mobilisation ne semble pas faiblir en Egypte.

L'agence de notation Moody's Investors Service a dégradé lundi d'un cran la note du pays, désormais ramenée à "Ba2", et pourrait l'abaisser encore à moyen terme, puisque la perspective d'évolution de cette note est désormais jugée "négative".

Société Générale (-2,09% à 47,35 euros) et Crédit Agricole (-1,37% à 10,70 euros) suivent de près la situation en Egypte, alors que les établissements français sont parmi les plus exposés dans le pays.

Lafarge (-1,31% à 43,42 euros), très présent en Egypte depuis le rachat d'Orascom Cement, a décidé d'évacuer une partie de ses expatriés et leurs familles, tout comme France Telecom (+0,12% à 15,09 euros).

Club Mediterranée (-5,14% à 16,60 euros) pâtissait des tensions en Egypte qui affectent le tourisme.

Lagardère (-1,50% à 33 euros) a reçu de l'américain Hearst une offre ferme de 651 millions d'euros en numéraire pour la reprise de ses activités d'édition de magazines à l'international, dont les déclinaisons étrangères de "Elle".

Le groupe a par ailleurs été inculpé pour délit d'initiés dans l'enquête sur le groupe européen EADS, une affaire dans laquelle il avait été blanchi par le gendarme de la Bourse de Paris il y a un an.

Carrefour (+2,90% à 34,96 euros) étudie une scission simultanée en trois sociétés cotées, afin d'augmenter sa valorisation, selon Le Figaro.

Technip (-0,81% à 69,07 euros) a fait l'acquisition du britannique Subocean Group, société d'installation de câbles sous-marins spécialisée dans l'éolien offshore.

Capgemini (+0,21% à 36,96 euros): Unicredit a relevé sa recommandation sur le titre, passant de "conserver" à "acheter".

indices a 9h38....

BEL 20 * 2,624.39 -22.70 -0.86 %  
AEX 25 * 357.36 -3.80 -1.05 %  
CAC 40 * 3,957.10 -45.22 -1.13 %  
Euronext 100 * 709.02 -7.58 -1.06 %  
Next 150 * 1,688.57 -19.72 -1.15 %  
DAX 30 7063.45 -39.35 -0.55 %  
MIB 30 21,851.60 -173.51 -0.79 %  
IBEX 35 10666.20 -80.80 -0.75 %  
SMI 6,492.96 -35.17 -0.54 %  
SLI 1,035.38 -7.29 -0.70 %  
SPI 5,819.31 -35.46 -0.61 %  
FTSE™ 100 5848.09 -33.28 -0.57 %  
Dow Jones * 11,823.70 -166.13 -1.39 %  
Nasdaq 100 2,270.51 0.00 0.00 %  
Nasdaq 2,686.89 0.00 0.00 %  
OMX Nordic 40 1,108.28 -10.01 -0.90 %  
OMX Helsinki 25 2,672.15 -13.83 -0.51 %  
OMX Stockholm 30 1,143.06 -9.24 -0.80 %  
OMX Copenhagen 20 461.08 -5.95 -1.27 %  

 

Libellé Dernier Var.
EUR/USD 1.3604 -0.07%
Euribor 1 an 1.625 0%
Gold Index 1336.90 -0.08%
Pétrole New York (Light Sweet Crude Oil) 89.46 0.13%

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