07/01/2011

smartphones..qques chiffres.

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Le 07/01/2011 à 13:47 - Mis à jour le 07/01/2011 à 15:00

LG veut multiplier par quatre ses ventes de smartphones en 2011

 

LAS VEGAS (Reuters) - LG Electronics compte quadrupler ses ventes de smartphones cette année en misant sur le haut de gamme face à la concurrence de l'iPhone d'Apple, a déclaré un dirigeant du groupe sud-coréen.

Troisième constructeur mondial de téléphones portables en volumes, derrière Samsung et Nokia, LG n'est que le cinquième fabricant de la planète en termes de chiffre d'affaires, selon le cabinet CLSA.

Trop centré sur l'entrée de gamme, qui ne permet pas de compenser la hausse des coûts de développement et de marketing, le groupe sud-coréen affiche des pertes record. Il souffre de la faiblesse de son offre là où ses rivaux, comme Apple ou Samsung avec le Galaxy S, peuvent viser le marché haut de gamme.

"Ce sera difficile d'opérer un virage rapide en raison des produits existants et de l'augmentation des dépenses en marketing", a dit jeudi Ma Chang-min, vice-président de LG, au cours d'une interview au Consumer Electronics Show (CES), le salon de l'électronique grand public qui se tient à Las Vegas.

"Mais nous sommes à présent mieux armés face à la concurrence puisque nos produits comme l'Optimus One ont acquis une certaine reconnaissance sur le marché et notre objectif pour 2011 sera d'étendre notre offre haut de gamme."

Selon Ma Chang-min, LG a vendu environ sept millions de smartphones en 2010 et le groupe voudrait atteindre les 30 millions unités cette année.

Les smartphones représentent environ 10% des ventes des mobiles de LG et le groupe compte porter cette part à 30% en 2011, en multipliant les offres sur le modèle de l'Optimus.

L'Optimus One, un smartphone fonctionnant sous le système d'exploitation Android de Google, a été écoulé à plus de trois millions d'exemplaires depuis son lancement en octobre.

Le groupe a présenté récemment l'Optimus 2X, le premier smartphone équipé d'un processeur double coeur. L'appareil doté d'un écran de 4 pouces (10,16 centimètres) dispose d'un capteur photo de 8 millions de pixels et d'un système de visiophonie.

Selon le cabinet IDC, les ventes mondiales de smartphones devraient progresser de 31,5% à 380,7 millions d'unités cette année pour représenter 27% du marché global de la téléphonie.

Miyoung Kim (capital)

ET SAMSUNG...

 

 Voyage dans l’empire du high-tech.

Samsung :  le triomphe des Géo Trouvetou coréens

 

Ce miroir ne vous dira jamais que vous êtes la plus belle, mais il vous rendra d’autres services. A Séoul, dans la salle de bains de la maison du futur, où Samsung présente ses produits de demain, il suffit de se tenir debout devant la glace pour qu’elle affiche pêle-mêle votre poids, votre taux de masse graisseuse, votre température corporelle et même les médicaments à prendre en conséquence.

Dix mètres plus loin, dans la cuisine, le frigo a tout enregistré et vous suggère les plats à déguster ce soir pour revenir à meilleure forme. Il manque de kimchi ? Pas de problème : il suffit d’un clic pour le commander en ligne. Le salon n’est pas en reste. L’écran télé affiche une carte du quartier sur laquelle plusieurs points scintillent : «C’est la position en temps réel de votre conjoint et de vos enfants», s’enthousiasme Mi Jung Choi, une des responsables de cette maison témoin.

Samsung du sol au plafond, vous n’y croyez pas ? La réalité n’est pourtant pas loin de la fiction. Dans les boutiques d’électronique et d’électroménager, le géant coréen a déjà envahi tous les rayons. Il est aujourd’hui numéro 1 mondial des téléviseurs, des imprimantes A4 laser et des écrans d’ordinateur, numéro 2 des téléphones mobiles et des réfrigérateurs, numéro 3 des appareils photo et des aspirateurs…

Tentaculaire, Samsung Electronics a atteint l’an dernier le chiffre d’affaires record de 82 milliards d’euros et raflé à Hewlett-Packard le titre de plus grosse entreprise technologique au monde. Porte-drapeau d’une Corée du Sud conquérante, il génère plus de recettes que Microsoft, Apple et Google réunis. Mais son président, Kun-hee Lee, n’est pas rassasié : il vise désormais la barre des 300 milliards d’euros en 2020. Rien que ça.

Ses autres business : construction navale, BTP, banque…

En 1938, son père, Byung-Chull, n’aurait pas parié un won sur une telle ascension. Samsung («trois étoiles» en coréen), qu’il venait de fonder à Daegu, à 235 kilomètres au sud-est de Séoul, se contentait d’exporter du poisson séché vers la Chine. C’est au sortir de la guerre de Corée, en 1953, que les choses se sont emballées. Pour redresser le pays, le gouvernement du Sud encouragea la création de grands groupes privés à coups de subventions, tout en interdisant aux multinationales étrangères de venir les titiller à domicile. Ainsi sont nés les fameux «chaebols» aux multiples métiers : Hyundai, LG et donc Samsung.

La marque d’électronique n’est en effet que la tête de pont d’un conglomérat de 59 sociétés qui emploient 263 000 salariés pour 124 milliards d’euros de revenus. La filiale BTP vient par exemple de livrer le plus haut gratte-ciel du monde (800 mètres), la Burj Khalifa, à Dubaï. Dans l’émirat voisin d’Abu Dhabi, la branche énergie a décroché, avec d’autres partenaires sud-coréens, la construction de quatre centrales nucléaires pour 15 milliards d’euros, à la barbe d’Areva et d’EDF. Et sur l’île de Geoje, au sud de la Corée, son chantier naval est le second de la planète. Ajoutez une banque, une compagnie d’assurances plus un zeste de chimie, et vous obtenez 8% du produit intérieur brut du pays sous sa seule bannière !

Pour édifier un tel empire, il a fallu bien d’autres briques que le soutien de l’Etat. En arpentant les sites du groupe en Corée, Capital a pu mesurer la puissance de feu de son outil industriel. Quand ses rivaux abandonnent toute leur production aux sous-traitants chinois, Samsung investit au contraire des milliards d’euros dans des usines ultramodernes. Résultat, en contrôlant toute la chaîne, il arrive à proposer des tarifs très agressifs, sans sacrifier la qualité.

Pour se distinguer, la marque a aussi recruté 40 000 chercheurs, qui font des étincelles dans la téléphonie, la télévision et de plus en plus dans l’informatique. Steve Jobs ne leur fait pas peur. Samsung devrait ainsi lancer à l’automne prochain une tablette concurrente de son iPad. Elle sera évidemment plus puissante et, espère-t-on à Séoul, tout aussi sexy. Son bataillon de 800 ¬designers s’y emploie.

Le conglomérat reste sous le contrôle de la famille Lee
La famille Lee peut donc dormir sur ses deux oreilles. Le paquebot, dont elle contrôle 25% des parts, n’est pas près de couler. Ni la dynastie de s’éteindre. En 2008, condamné pour évasion fiscale, Kun-hee Lee avait dû céder son poste de P-DG à un proche, Gee Sung Choi. Mais il vient de lui trouver un nouveau bras droit : Jae-yong, 41 ans, son propre fils. Celui-ci est déjà une star. L’an dernier, le feuilleton de son divorce avec la fille d’un milliardaire a fait les choux gras des tabloïds coréens. Il espère désormais se faire un prénom dans les quotidiens financiers.

De notre envoyé spécial en Corée, Gilles Tanguy  

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