08/12/2010

irlande rassure un peu...

Le 08/12/2010 à 07:39 - Mis à jour le 08/12/2010 à 08:49

Budget d'austérité sans précédent en Irlande

Budget d'austérité sans précédent en Irlande

 

par Padraic Halpin et Carmel Crimmins

DUBLIN (Reuters) - Le gouvernement irlandais a détaillé mardi un budget d'austérité sans précédent, censé dégager six milliards d'euros d'économies par le biais d'une réduction des dépenses et d'une hausse des impôts.

Dublin a insisté sur le fait qu'il était primordial que ce budget soit adopté pour épargner au pays une crise encore plus profonde et pour pouvoir bénéficier d'une aide de 85 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

Le ministre des Finances Brian Lenihan a donné aux parlementaires le détail des mesures d'austérité pour 2011 tout en s'en tenant à ses prévisions de croissance que certains économistes et la Commission européenne jugent trop optimistes.

Il prévoit une croissance du PIB de 1,7% en 2011, alors que la CE n'anticipe que 0,9%, de 3,2% en 2012, de 3,0% en 2013 et de 2,8% en 2014.

Le Parlement irlandais a adopté mardi une première résolution sur le budget 2011, ce qui laisse penser qu'une part suffisamment importante du budget sera adoptée pour débloquer l'aide internationale.

Si les premières résolutions sont adoptées cette semaine, le FMI pourrait demander dès vendredi à son conseil l'autorisation de débloquer son crédit pour l'Irlande. Selon le site du FMI, le conseil doit précisément se réunir vendredi pour approuver l'octroi d'un prêt de 22,5 milliards d'euros à l'Irlande.

Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, en déplacement en Europe, doit regagner Washington pour présider la séance.

"Nous nous félicitons de l'approbation du budget 2011 par le parlement irlandais. Il s'agit d'un signe clair du ferme engagement de l'Irlande à s'attaquer à ses problèmes et à exploiter l'impressionnant potentiel de croissance de cette économie ouverte et dynamique", a déclaré un porte-parole du FMI.

L'écart de rendement entre la dette irlandaise à dix ans et son homologue allemande est tombé mardi à son niveau le plus bas en un mois, signe que les marché anticipent l'approbation du budget.

GOUVERNEMENT FANTOCHE

L'opposition n'a pas manqué de reprocher au gouvernement irlandais sa gestion et d'avoir sacrifié la souveraineté du pays. "Ce budget est le budget d'un gouvernement fantoche aux ordres du FMI, de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne", a lancé Michael Noonan, responsable des finances du Fine Gael, en qui l'on voit peut-être un futur ministre des Finances du pays.

Une fois toutes les résolutions budgétaires adoptées, ce qui doit être fait en principe au début de l'année prochaine, le Premier ministre Brian Cowen s'est engagé à convoquer des élections législatives anticipées, dont on pense qu'il les perdra.

Un gouvernement de coalition, sans doute formé par le Fine Gael et les Travaillistes, sera donc vraisemblablement chargé d'appliquer les mesures d'austérité convenues.

Toutefois, les deux formations ont dit qu'elle renégocieraient les modalités de l'aide internationale agréée le mois dernier. Dans les faits, cette renégociation risque de toucher seulement des points de détail car elles ont accepté les grandes lignes du plan de renflouement.

Le budget de 2011 est le plus serré d'un programme d'austérité quadriennal dont l'objectif est de réaliser 15 milliards d'euros d'économies budgétaires, soit près de 10% du produit économique annuel, et de ramener le déficit budgétaire aux normes de la zone euro en 2014.

Pour 2011, les réductions des dépenses, qui toucheront les retraites dans la fonction publique, les prestations sociales ou encore les projets d'investissement, représenteront quatre milliards d'euros.

A cela s'ajouteront deux milliards d'euros de hausse des impôts, essentiellement en abaissant le plancher d'imposition et en modifiant les crédits d'impôt.

Wilfrid Exbrayat et Jean-Philippe Lefief

Les contrats à terme de Wall Street sont en repli mercredi, après une clôture contrastée aux Etats-Unis mardi.

3M, qui a annoncé une prévision de croissance du chiffre d'affaires organique légèrement inférieure pour 2011 à son objectif de long terme, a accusé une baisse de 3,1%. General Electric a en revanche gagné 2%, Chevron a pris 1,6% et Caterpillar a progressé de 1,3%.

Les marchés d'actions asiatiques évoluent de manière inégale mercredi, la Bourse de Séoul étant déstabilisée par de nouvelles tensions politiques tandis que l'affaiblissement du yen soutient les entreprises exportatrices à Tokyo.

"Les investisseurs se montrent hésitants après le recul des actions et des matières premières observé à l'approche de la clôture de Wall Street", constate Jamie Spiteri, responsable du trading chez Shaw Stockbroking à Sydney.

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient évoluer de façon mitigée, voire baisser mercredi, après le plongeon des obligations du Trésor américain mardi.

L'Allemagne va émettre mercredi pour 5 milliards d'euros de schatz.

Après la présentation du budget irlandais devant le Parlement, l'attention va se tourner vers d'autres pays dits "périphériques" de la zone euro, mais l'aversion au risque semble pour le moment s'être atténuée.

"Le resserrement de la politique monétaire en Chine, la crise de la dette souveraine dans la zone euro et la décision de poursuivre les mesures d'assouplissement quantitatif aux Etats-Unis restent les thèmes inévitables", relève IG Markets.

Les marchés attendent la réunion de la Banque d'Angleterre jeudi. Selon les prévisions, la banque centrale britannique devrait maintenir ses mesures de politique monétaire inchangées, comme le suggèrent les récentes déclarations de certains de ses membres, qui ont affirmé que les risques d'accentuation de l'inflation et de croissance économique lente restaient équilibrés.

Les prix des obligations du Trésor américain sont à nouveau en baisse mercredi, après avoir plongé mardi, tandis que les taux d'intérêt ont bondi à leur plus haut niveau depuis juin, en réaction au compromis fiscal conclu par le président américain Barack Obama.

La prolongation des allègements d'impôts prévue dans ce compromis a alimenté les craintes d'une hausse de l'inflation ainsi que les inquiétudes au sujet des finances des Etats-Unis, le pays émettant déjà des montants records de dette pour combler un déficit budgétaire qui atteint plus de 1.000 milliards de dollars par an.

L'agence de notation Moody's a indiqué mardi que la note AAA des Etats-Unis était stable pour le moment, mais qu'elle risquait d'être négativement affectée par la prolongation des réductions d'impôts, et si le gouvernement ne parvenait pas à maîtriser sa dette.

CHANGES

Le dollar est en hausse face à l'euro mercredi, après avoir gagné du terrain mardi à la faveur de la progression des rendements des obligations américaines et de la décision du président Obama de prolonger les réductions d'impôts mises en place par George W. Bush.

"Le rebond du dollar est logique compte tenu du plus grand avantage qu'il présente en termes de rendement", indique Greg Gibbs, stratégiste changes chez RBS à Sydney. Cependant, il ne devrait pas s'agir d'une inflexion majeure de l'évolution du billet vert, car le programme d'achat de titres obligataires de la Fed va continuer à peser sur les rendements de la partie courte, souligne-t-il.

La livre sterling, en baisse face au dollar, devrait rester dans une étroite fourchette technique contre l'euro mercredi.

PETROLE

Le brut est en baisse mercredi, sous l'effet de prises de bénéfices après la montée des cours, lundi, à leurs plus hauts niveaux en deux ans, indiquent des analystes.

Vers 7h00, le contrat de référence de New York, sur le brut léger doux pour livraison en janvier, perdait 92 cents à 87,77 dollars le baril.

A 6h00, le Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier abandonnait 59 cents, à 90,80 dollars.

"Le fléchissement observé hier et aujourd'hui n'est rien qu'un peu de prises de bénéfices", analyse Ben Westmore, économiste en charge de l'énergie et des minéraux chez National Australia Bank à Melbourne.

Les cours du brut sont montés lundi à leur plus haut niveau depuis deux ans, à l'issue de quatre séances consécutives de hausse, avant de se replier lorsque les opérateurs ont commencé à prendre leurs gains.

Selon B.Westmore, la crise persistante de la dette souveraine dans la zone euro a également pesé sur le marché pétrolier.

La livre devrait commencer à s´apprécier

DJ CHANGES: La livre devrait commencer à s´apprécier

 

LONDRES (Dow Jones)--Il y a encore beaucoup de raisons de ne pas acheter la livre sterling, mais il existe cependant un argument de taille pour le faire: la Banque d´Angleterre va probablement se montrer plus restrictive que la Réserve fédérale américaine et que la Banque centrale européenne.

En d´autres termes, du seul point de vue des taux d´intérêt, la livre devrait bénéficier d´un soutien face au dollar et à l´euro.

Depuis plusieurs semaines, la devise britannique a été plutôt délaissée. Bien que le Royaume-Uni ait enregistré une croissance assez robuste au troisième trimestre, les coupes budgétaires drastiques qui doivent entrer en vigueur en 2011 ont incité les investisseurs à la prudence.

Les inquiétudes suscitées par la forte exposition des banques britanniques à l´Irlande et même la discorde apparue au sein du Parti libéral-démocrate au sujet du projet d´augmentation des droits d´inscription à l´Université ont également servi de prétexte aux investisseurs pour se détourner de la livre.

Mais alors que l´année 2010 se termine, les perspectives de la devise britannique par rapport au dollar et à l´euro devraient s´améliorer.

L´Union européenne a validé le plan d´aide à l´Irlande, ce qui devrait atténuer les pressions sur les banques britanniques.

Sur le front économique, la croissance au Royaume-Uni pourrait pâtir au début de l´an prochain de la mise en oeuvre des coupes budgétaires et de la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée. Elle restera néanmoins sans doute plus soutenue qu´aux Etats-Unis et dans la zone euro, et il devient de moins en moins probable que la Banque d´Angleterre prenne de nouvelles mesures d´assouplissement quantitatif, compte tenu notamment des anticipations d´une hausse de l´inflation.

Voilà qui contraste avec la Fed, qui a non seulement lancé début novembre un deuxième cycle d´assouplissement quantitatif, mais a également averti le week-end dernier qu´elle pourrait accroître si nécessaire ses injections de liquidités.

De la même manière, la BCE a annoncé la semaine dernière la poursuite de son programme de rachat d´obligations souveraines, sa manière à elle d´assurer la liquidité des marchés de la zone euro.

-Nick Hastings, Dow Jones Newswires

 

(END) Dow Jones Newswires

December 08, 2010

LES INDICES A 11H25....PENSEE POUR JOHN LENNON.je sais ça n'a rien à voir  :)

BEL 20 * 2618.61 -6.06 -0.23 %  
AEX 25 * 346.61 0.40 0.12 %  
CAC 40 * 3821.71 11.21 0.29 %  
Euronext 100 * 693.21 1.07 0.16 %  
Next 150 * 1658.09 2.00 0.12 %  
DAX 30 6996.79 -5.12 -0.07 %  
MIB 30 20,268.91 156.47 0.78 %  
BEL 20 * 2,618.64 -6.03 -0.23 %  
SMI 6,470.38 7.85 0.12 %  
SLI 1,028.81 0.84 0.08 %  
SPI 5,818.62 7.17 0.12 %  
FTSE™ 100 5,668.70 0.00 0.00 %  
Dow Jones * 11,359.16 -3.03 -0.03 %  
Nasdaq 100 2,189.35 0.00 0.00 %  
Nasdaq 2,598.49 0.00 0.00 %  
OMX Nordic 40 1,075.12 -1.46 -0.14 %  
OMX Helsinki 25 2,582.01 8.54 0.33 %  
OMX Stockholm 30 1,147.79 -1.19 -0.10 %  
OMX Copenhagen 20 441.39 -0.65 -0.15 %  

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