15/11/2010

BONJOUR...0.5% DE BAISSE..CALME.

  • AFP le 15/11/2010 à 09:42

La Bourse de Paris en baisse :

 

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Le Palais Brongniart, place de la Bourse à Paris, le 4 janvier 2010
© AFP/Archives  Eric Piermont

La Bourse de Paris évoluait en baisse lundi dans les premiers échanges (-0,61%) dans un contexte de tension sur les dettes souveraines en zone euro liée à la situation financière de l'Irlande.

A 09H14 (08H14 GMT), l'indice parisien perdait 23,57 points à 3.807,55 points. Il avait reculé de 0,94% vendredi et de 2,19% la semaine passée.

Le marché parisien continuait de montrer des signes de fatigue alors que la situation financière de l'Irlande inquiète et que les rumeurs enflent sur un éventuel recours à l'aide financière européenne.

Malgré de multiples démentis, dont celui ce matin de la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, cet élément continue de peser sur l'euro et sur les marchés européens.

A cela, s'ajoutent des craintes de resserrement monétaire en Chine qui pourrait entraîner un moindre dynamisme de la Chine et par conséquent, un risque pour la croissance mondiale.

Ces deux éléments devraient retenir l'attention des investisseurs lundi même si "après deux semaines agitées (avec la réunion de la banque centrale américaine et le sommet du G20), les investisseurs devraient se concentrer à nouveau sur les indicateurs américains", estime Christian Parisot du courtier Aurel.

Aux Etats-Unis, les ventes de détail d'octobre seront publiées à 14H30 (13H30 GMT) tout comme l'activité industrielle de la région de New York, pour le mois de novembre.

EDF avançait de 0,39% à 32,68 euros après avoir réalisé un chiffre d'affaires en hausse de 9,5% sur les 9 premiers mois de l'année et confirmé ses objectifs de résultats pour l'ensemble de 2010.

Axa prenait la tête du CAC 40 (+1,43% à 13,43 euros) grâce à sa filiale Asie-Pacifique, Axa APH, qui a reçu une nouvelle offre de reprise de la compagnie australienne d'assurances et de gestion de patrimoine AMP, deux mois après le retrait d'une offre concurrente de la banque NAB.

En revanche, Carrefour reculait de 0,59% à 37,37 euros. Le groupe va pourtant céder ses magasins en Thaïlande à son concurrent Big C (groupe Casino) sur la base d'une valeur d'entreprise de 868 millions d'euros.

Hors CAC 40, NicOx bondissait de 8,37% à 2,42 euros. La société pharmaceutique française a annoncé que son partenaire Bausch + Lomb initiait une étude clinique de phase 2b pour une molécule dans le traitement du glaucome.

L'Irlande reste au coeur des préoccupations
ACTIONS

La question de la dette de l'Irlande devrait plomber les marchés actions européens à l'ouverture. Toutefois, les investisseurs pourraient procéder à des achats sur repli. IG Markets voit le FTSE 100 en baisse de 16 points à l'ouverture, à 5.781 points, le DAX de 22 points, à 6.713 points, et le CAC 40 de 27 points, à 3.804 points.

Philippe Gijsels, de BNP Paribas Fortis Global Markets, observe une situation de surachat fort ces derniers mois et n'exclut pas la possibilité d'une correction baissière marquée.

Les contrats à terme américains s'inscrivent en hausse lundi, après un repli de Wall Street vendredi. Les marchés américains tenteront d'effacer leurs pertes cette semaine, après être tombés à leur point bas depuis les élections de mi-mandat. La résurgence des problèmes de dette souveraine en Europe et la situation en Chine sont les deux facteurs dominant le marché, selon Mark Turner, d'Instinet. Cette semaine verra par ailleurs la publication de nombreuses statistiques américaines, parmi lesquelles les indicateurs avancés, les chiffres des ventes de détail et ceux de la production.

Les places asiatiques évoluent de façon contrastée: les valeurs japonaises progressent, soutenues par la croissance économique meilleure que prévu, tandis que les valeurs chinoises se replient, pénalisées par les craintes de resserrement monétaire.

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient ouvrir sur une note contrastée lundi dans l'attente de nouvelles informations au sujet de la situation délicate de la dette irlandaise.

La crise de la dette en Europe est entrée dans une nouvelle phase critique alors que l'Irlande tente de résister aux appels de la BCE et des gouvernements nationaux l'incitant à demander de l'aide dans un contexte d'inquiétudes accrues à l'égard de la zone euro.

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a préconisé samedi des mesures audacieuses pour doper une confiance médiocre de la population. "Ce moment est crucial pour l'économie européenne", a-t-il souligné. "Il faut que nous restions entreprenants et mettions en oeuvre les réformes que nous envisagions lorsque la crise était à son point culminant."

La Grèce s'attend à des pressions significatives de l'Union européenne et du Fonds monétaire international cette semaine pour qu'elle adopte des mesures d'austérité supplémentaires, a déclaré dimanche un responsable du gouvernement.

Les obligations du Trésor américain s'inscrivent en baisse lundi. Les marchés se sont repliés vendredi, avec des rendements à court à leurs plus hauts niveaux depuis sept mois, après le lancment par la Fed d'un nouveau train de mesures d'assouplissement quantitatif.

La banque centrale américaine ne devrait pas attendre trop longtemps avant de resserrer sa politique monétaire, même si le chômage reste à des niveaux historiquement élevés, a indiqué le président de la Fed de Richmond, Jeffrey M. Lacker, notant que les progrès seraient lents pour faire baisser le taux de chômage.

Il a ajouté que si le plein emploi demeurait un objectif à long terme pour la Fed, les efforts pour stimuler l'économie ne devaient pas se faire aux dépens des mesures nécessaires pour combattre l'inflation.

CHANGES

Le dollar progresse face à l'euro et au yen mais évolue peu contre la livre. Les espoirs d'une résolution des problèmes de dette irlandaise limitent le repli de la monnaie unique.

Ce week-end, les dirigeants européens ont appelé l'Irlande à accepter de recourir au fonds de sauvetage de 500 milliards d'euros créé par l'Union européenne afin de rassurer les marchés financiers et d'éviter un effet de contagion, bien que l'Irlande ait démenti avoir besoin d'une aide. Cette annonce a contribué à un rebond de l'euro contre le yen.

PETROLE

Les contrats pétroliers ont franchi la barre des 85 dollars le baril lundi en raison de mouvements d'achats consécutifs à une baisse des prix vendredi, selon les analystes.

A 6h00, le contrat de décembre sur le Brent de la mer du Nord prenait 12 cents à 86,65 dollars le baril. Vers 7h00, le contrat de décembre sur le brut léger doux du Nymex se repliait de 7 cents à 84,81 dollars le baril.

Les investisseurs se positionnent à l'achat sur le brut après un recul de plus de 3% vendredi, note Serene Lim, analystes d'ANZ bank à Singapour. Elle ajoute qu'une progression du baril à 90 dollars est possible d'ici la fin de l'année.


09:59 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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