12/11/2010

BONJOUR..BAISSE GENERALE..SAUF DOLLAR.

Le 11/11/2010 à 20:36

L'Irlande pèse sur les marchés, l'UE monte au créneau

 

par Paul Day et Carmel Crimmins

LONDRES (Reuters) - L'Irlande a jugé jeudi "très grave" l'envolée de ses coûts d'emprunt sur le marché, qui ont atteint un nouveau record, alors que l'Union européenne s'est dit prête à agir si l'ancien "tigre celtique" sollicitait l'aide des autres pays de la zone euro.

Les inquiétudes provoquées par la situation budgétaire de l'Irlande ont une nouvelle fois pesé sur les marchés boursiers européens ainsi que sur l'euro, qui est repassé sous la barre de 1,37 dollar pour tomber à un plus bas de cinq semaines à 1,3642.

Malgré les déclarations répétées de responsables de l'Union européenne disant que Dublin n'avait pas sollicité d'aide financière, les investisseurs redoutent le contraire, gardant en tête que la Grèce avait longtemps dit pouvoir s'en sortir seule avant de se voir octroyer en mai dernier un plan de soutien de 110 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international.

Contrairement au cas de la Grèce à l'époque, l'Irlande ne sera pas confrontée à une crise de liquidités à court terme puisque ses besoins de financement sont assurés jusqu'au milieu de l'année prochaine.

Mais, selon deux tiers des 30 économistes et analystes obligataires interrogés jeudi par Reuters, l'Irlande devrait solliciter une aide internationale d'ici la fin de l'année prochaine, le coût du sauvetage du pays étant évalué à 48 milliards d'euros.

"Le niveau des écarts de rendement est très grave et il suscite des inquiétudes dans toute la zone euro", a déclaré Brian Lenihan, ministre des Finances, ajoutant que Dublin était capable, par ses propres moyens, de retrouver une "base crédible".

L'écart de rendement entre les obligations à dix ans émises par l'Irlande et les Bunds de référence allemands a atteint en séance un nouveau record depuis la création de la zone euro, à 685 points de base. Cet écart enchaîne des records depuis neuf séances d'affilée.

La défiance des investisseurs a également touché d'autres pays périphériques, l'écart de rendement entre papiers obligataires portugais et allemand à 10 ans inscrivant également un nouveau record à 501 points de base.

Le coût de la protection contre un défaut de Dublin sur sa dette a atteint un nouveau record, de même que ceux du Portugal et de l'Espagne.

En fin de journée, les spreads sont revenus de leurs niveaux record sur des rumeurs de marché disant que la Banque centrale européenne (BCE) avait racheté pour cinq à 10 millions d'obligations irlandaises et portugaises.

BRIAN LENIHAN S'EN PREND À L'ALLEMAGNE

Brian Lenihan a attribué le bond des spreads irlandais à des commentaires "fortuits" de responsables allemands disant qu'un futur mécanisme de sauvetage permanent de la zone euro devrait contraindre les détenteurs privés de dette souveraine à contribuer à financer les sauvetages de pays en difficulté.

Même si Berlin a précisé que ce nouveau mécanisme ne s'appliquerait pas aux titres de dette existants, cette proposition a effrayé les intervenants de marché et fait surgir le spectre d'une réaction en chaîne affectant tous les pays périphériques.

S'exprimant en marge du sommet du G20, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a déclaré : "Ce qu'il est important de savoir, c'est que nous avons tous les instruments essentiels en place dans l'Union européenne et dans la zone euro pour agir si nécessaire."

"Mais je ne me livrerai à aucune spéculation."

Ce soutien a été salué à Dublin par le ministre irlandais des Finances Brian Lenihan, qui y a vu une illustration de la "solidarité" au sein de la zone euro.

Il a jugé vital, comme tenu de la situation, que le budget de rigueur 2011 proposé par le gouvernement soit bien adopté le 7 décembre.

Le principal chef du parti d'opposition en Irlande, très remonté contre l'austérité sans précédent programmée par le gouvernement, a estimé que Dublin allait pouvoir s'appuyer sur sa majorité parlementaire pour faire adopter son projet de budget pour 2011.

"Je m'attends à ce que le gouvernement profite de sa majorité actuelle pour faire passer le budget. Cela ne signifie pas pour autant que l'on va se débarrasser de l'instabilité ou du manque de crédibilité", a déclaré Enda Kenny.

Le gouvernement irlandais, fortement impopulaire, dispose d'une courte majorité au parlement. Il tente de faire adopter un budget d'austérité pour réduire un déficit budgétaire, le plus important d'Europe, gonflé par le sauvetage des banques touchées par la crise financière.

Alexandre Boksenbaum-Granier et Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Danielle Rouquié

© 2010 Reuters

  • AFP le 12/11/2010 à 09:27

La Bourse de Paris prise dans la tourmente irlandaise en début de séance :

La Bourse de Paris chutait de plus de 2% vendredi en début de séance, les investisseurs se montrant inquiets de la situation budgétaire de l'Irlande et craignant un retour du risque souverain.

A 09H18 (08H18 GMT), l'indice CAC 40 perdait 88,43 points (-2,28%) à 3.778,92 points. Sur les deux dernières séances, il a reculé de 1,98%, affecté par les inquiétudes sur l'Irlande et les autres pays fragiles de la zone euro.

Les obligations souveraines irlandaises et portugaises ainsi que leurs CDS, ces assurances contre le risque de défaillance, ont atteint des niveaux historiques cette semaine, signe de la défiance sur ces pays.

A Séoul, où se tient le G20, cinq ministres des Finances européens, dont l'Allemagne et la France, sont intervenus en rendant publique une déclaration conjointe pour tenter de ramener la confiance sur les marchés.

La chute de la Bourse de Shanghai (-5,16%) pesait également sur le marché parisien: la banque centrale chinoise a décidé mercredi de relever de 50 points de base, à 17,5%, le taux de réserves obligatoires des banques, hausse qui sera effective mardi prochain.

"Prudence aujourd'hui sur les secteurs les plus exposés à cette zone, dont (...) les cours des matières premières, d'autant que les inquiétudes en Europe pèsent sur l'euro", avertit François Duhen, stratégiste chez CM-CIC Securities.

Toutes les valeurs du CAC 40 étaient dans le rouge, avec le titre du géant de la sidérurgie ArcelorMittal, affichant la plus forte baisse (-3,86% à 24,97 euros), suivi par Vivendi (-3,67% à 19,81 euros).

Le groupe français de médias et de télécommunications pourrait perdre son régime fiscal avantageux fin 2011, affirme La Tribune de vendredi.

Les bancaires souffraient de nouveau: Société Générale perdait 3,57% à 40,42 euros, Crédit Agricole -2,85% à 11,06 euros et BNP Paribas -2,35% à 51,43 euros.

EADS reculait de 2,10% à 18,60 euros. Le groupe européen a pourtant annoncé vendredi un bénéfice de 13 millions d'euros au troisième trimestre et a relevé sa prévision de résultat opérationnel 2010.

 

 

 


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